A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (5 MARS)
FRANCE
MM. Cameron et Sarkozy vont chercher un rapprochement, James Blitz, George Parker, FINANCIAL TIMES
David Cameron va rencontrer le président de la République, ce mois-ci à Londres, en vue d’étudier les possibilités de coopération dans le cas d’une victoire des conservateurs aux prochaines élections. Les deux dirigeants s’entretiendront pour la premières fois depuis leur discussion de juin 2008 à Paris. Leurs entretiens porteront notamment sur la coopération en matière de défense. Il est vrai que les relations de M. Cameron avec M. Sarkozy et Mme Merkel ont été tendues depuis l’annonce du retrait des conservateurs du principal parti de centre-droit au parlement européen. Les dirigeants français et allemand craignent que M. Cameron, s’il devient Premier Ministre, soit nettement plus hostile que ses prédécesseurs envers l’Union européenne. Les diplomates français soulignent cependant que le président de la République ne cherche pas à faire de spéculation sur le résultat des élections. Le principal objectif de sa visite à Londres sera de discuter avec Gordon Brown dans la perspective du prochain sommet européen.
- M. Sarkozy veut relancer l’industrie, Ben Hall, FINANCIAL TIMES
Le président de la République vient d’annoncer une série de mesures pour relancer l’industrie en déclin, promettant notamment une plus grande intervention de l’Etat pour stimuler l’innovation et maintenir les emplois. M. Sarkozy a dressé un sombre tableau de l’industrie française qui a perdu 500.000 emplois depuis 2000. Bien que ses propos rappellent le dirigisme traditionnel de la France, M. Sarkozy souligne que la reprise sera facilitée par des réductions d’impôts et la dérégulation. Son gouvernement a introduit les crédits d’impôts les plus généreux sur la recherche et le développement. Il a assoupli les 35 heures et supprimé un impôt local coûteux sur les investissements fixes.
ROYAUME-UNI
- Commission Chilcot sur l’Irak : Gordon Brown doit répondre à dix questions, éditorial, TIMES
Pendant longtemps, Gordon Brown a donné l’impression de ne pas avoir eu d’enthousiasme pour la guerre en Irak. Il en a pourtant été complice et, face à la commission Chilcot, il devrait répondre à dix questions : était-il au courant en 2002 du soutien promis par M. Blair à M. Bush en cas d’intervention en Irak, et partageait-il cette position ? Estimait-il en mars 2003 que l’Irak contrevenait à la Résolution 1441 de l’ONU ? Combien de fois le cabinet s’est-il réuni pour discuter de l’Irak avant l’intervention et quelle opinion y avez-vous exprimée ? M. Blair vous a-t-il consulté en privé ? Quels renseignements ont été portés à votre connaissance sur la question des armes de destruction massive ? Quelles ont été les demandes du Ministère de la défense en prévision de la guerre et comment y avez-vous répondu ? Comment avez-vous répondu aux demandes concernant la reconstruction de l’Irak ? Pourquoi les Land Rover Snatch (véhicule non blindé dans lequel 37 soldats britanniques sont morts) n’ont-elles pas été remplacées en Irak (et en Afghanistan) alors qu’elles se sont avérées trop vulnérables ? Pensez-vous que le Royaume-Uni a quitté l’Irak dans les bonnes circonstances ? Combien de morts parmi les soldats britanniques sont-elles attribuables à la carence ou la mauvaise qualité des équipements mis à leur disposition ? M. Brown a été trop longtemps le partenaire silencieux dans la décision du gouvernement travailliste concernant la guerre en Irak. Il doit aujourd’hui s’expliquer.
INTERNATIONAL
- Afrique du sud : Le soutien de M. Zuma à M. Mugabe est une honte, éditorial, TIMES
Le président sud-africain ne manque pas de défauts, mais il est possible de fermer les yeux sur la majeure partie d’entre eux. En revanche, sa position sur le Zimbabwe et le président Mugabe n’est pas acceptable. M. Brown a eu raison de rejeter la demande de M. Zuma d’une levée des sanctions qui gênent, selon lui, le développement économique de ce pays. Les sanctions mises en place par l’Union européenne et les Etats-Unis visent avant tout l’entourage de M. Mugabe et rien ne montre que la population en est affectée. Lever les restrictions maintenant bénéficierait à l’élite qu’elles étaient censées punir. L’Afrique du sud est pourtant bien placée pour jouer un rôle constructif au Zimbabwe. C’est le pays le plus puissant du continent et il est temps qu’il se comporte conformément à son statut.
Financial Times (Diffusion : 437.519, dont 300.000 hors du Royaume-Uni), libéral, pro-européen Times (Diffusion : 657 301), Groupe Murdoch, centre droit, mais a soutenu Tony Blair
Rédactrice : Lydie Naudin, attachée de presse. Lydie.naudin diplomatie.gouv.fr. Tel : 00 44 (0) 207 073 1028