london_paris_panoramic Français English

» Actualités » Revues de presse » A ne pas manquer (quotidienne) » Vendredi 4 juillet - Iran, PFUE, Rwanda

Vendredi 4 juillet - Iran, PFUE, Rwanda

A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (4 juillet).

- Iran : Une menace pour l’existence même d’Israël, éditorial, DAILY TELEGRAPH

Tant que l’Iran n’accepte pas l’existence d’Israël et ne suspend pas son programme d’enrichissement de l’uranium, tout gouvernement israélien responsable doit considérer ce pays comme une menace pour l’Etat juif. Bien que Washington adoucisse le ton envers Téhéran, les Iraniens ne font rien en contrepartie. Une solution diplomatique serait évidemment préférable à une action militaire, mais pas à n’importe quel prix. Téhéran compte peut-être sur un accord avec le président américain avant l’arrivée d’un successeur imprévisible à la Maison Blanche. M. Bush espère peut-être lui aussi faire des progrès avec l’Iran comme il en a fait avec la Corée du nord. Mais ce qui convient à Téhéran et Washington pourrait conduire à l’isolement d’Israël et l’amener à une action unilatérale catastrophique. Si l’on en juge par les divisions à propos de l’Irak en 2003, il est essentiel que les six pays qui négocient avec l’Iran insistent sur la nécessité de la sécurité d’Israël. D’une manière générale, Téhéran reste hostile aux intérêts occidentaux. Nous ne devons jamais l’oublier dans nos négociations avec un régime qui a constamment menti sur son programme nucléaire.

- PFUE : M. Sarkozy a quelquefois raison, John Thornhill, FINANCIAL TIMES

L’Union européenne est en train de découvrir ce que la France sait depuis un an : M. Sarkozy est un homme politique en perpétuel mouvement qui combine promesses radicales et coups de tête. Mais cela ne l’empêche pas de sortir la France de ses difficultés et d’aider l’Union à en faire de même. Le président de la République n’a pas peur de poser les bonnes questions. C’est un négociateur instinctif qui veut que les choses soient faites, et il se révèle d’une méthode surprenante. M. Sarkozy a la grande ambition de transformer le système de valeurs de la France, d’inciter les Français à prendre des risques et à travailler davantage, et le public y est sensible. La France abandonne certains de ses instincts corporatistes et étatistes. Malgré un discours néo-protectionniste au niveau européen, le président français prône la concurrence en France. M. Fillon parle de « mutation culturelle » : réformer, c’est parier que les valeurs qui peuvent transformer la France sont plus fortes que les intérêts qui défendent l’immobilité. On peut en dire autant de l’Europe. Après trois référendums négatifs, M. Sarkozy a raison de dire que quelque chose ne va pas dans les institutions européennes. Il revient au reste des Etats membres de débattre des solutions de façon aussi directe.

- PFUE : Les partenaires de la France sont inquiets, Charlemagne, THE ECONOMIST

Avec l’ouverture de la PFUE, bien des Etats membres de l’Union se méfient : même s’ils se félicitent de l’énergie apportée par le président de la République, ils le soupçonnent de ne pas s’intéresser à l’Europe comme un forum mais d’y voir plutôt un terrain propice à la négociation d’accords bilatéraux. Les tensions sont déjà perceptibles. Le réchauffement climatique divise l’Union en deux camps idéologiques : les libéraux, d’un côté, avec le Royaume-Uni et les pays nordiques et, de l’autre, le groupe plus protectionniste, mené par M. Sarkozy, qui demande la réciprocité et la protection des emplois européens. Le président français n’est pas neutre non plus sur la question du rôle de la BCE. Et Peter Mandelson a raison de protester contre l’approche de la France dans les négociations commerciales. M. Sarkozy met l’Europe en garde contre les mesures impopulaires. Il veut répondre aux sensibilités des Français et à certains groupes d’intérêt, comme les camionneurs ou les pêcheurs d’anchois. Mais sur bien de ces revendications populistes, la France est isolée. Il est peu probable que les autres partenaires européens acceptent une baisse des impôts sur les restaurants, une limite de la TVA sur l’essence ou une réouverture des pêcheries. Pourquoi alors avoir fait des promesses impossibles qui amèneront les Français à critiquer l’Union ? La réponse est simple : le président de la République est peut-être lui aussi heureux de faire de l’Europe un bouc émissaire lorsque cela l’arrange.

- Rwanda : Mise en garde à la France, Intrview du président Kagame, FINANCIAL TIMES

Selon le président Kagame, le Rwanda pourrait envisager des poursuites contre des Français soupçonnés d’avoir joué un rôle dans le génocide de 1994, si rien n’est fait pour annuler la condamnation de dirigeants rwandais par des tribunaux européens.

Daily Telegraph (Diffusion : 901 428), conservateur, eurosceptique Financial Times (Diffusion : 437.519, dont 300.000 hors du Royaume-Uni), libéral, pro-européen The Economist (Diffusion : 1.210.000), libéral

Rédactrice : Lydie Naudin, attachée de presse. Lydie.naudin@diplomatie.gouv.fr. Tel : 00 44 (0) 207 073 1028