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Vendredi 27 juin - Gordon Brown/Un an à Downing Street, France/PFUE

A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (27 JUIN).

- Royaume-Uni : Gordon Brown n’est pas le seul responsable de la chute du Labour, éditorial, DAILY TELEGRAPH

Rarement un dirigeant politique ne s’est fait critiquer de façon aussi insistante, indiscrète et même inconvenante. Et ces attaques masquent en fait le gros problème : Gordon Brown sert de bouc-émissaire pour toutes les erreurs d’un parti en pleine dégringolade. Le Labour a laissé passer la chance de se renouveler après les dernières années sordides de Tony Blair. Au lieu de débattre de la direction à prendre après dix ans de pouvoir, il a opté paresseusement pour la continuité. Le Premier Ministre aurait eu davantage d’autorité s’il avait été élu. Et si les électeurs lui ont initialement accordé le bénéfice du doute, ils ont changé d’avis après sa décision d’octobre dernier de ne pas provoquer d’élections anticipées et la crise de Northern Rock. Est-il encore possible de retourner la situation ? Aucun dirigeant n’a remporté une élection après être tombé aussi bas dans les sondages. Il faudrait que l’économie fasse une remontée spectaculaire et que le gouvernement prenne une nouvelle direction. Après des années d’impôts et de dépenses élevés, les électeurs veulent moins de gouvernement, moins de charges et regagner le contrôle de leur existence. Le Ministre du Travail, James Purnell, a présenté cette semaine des orientations radicales en proposant d’impliquer davantage le secteur privé dans la réforme des services publics. Si M. Brown opte pour cette approche, il pourrait avoir un meilleur anniversaire l’année prochaine.

- Royaume-Uni : Après une première année aussi désastreuse, M. Brown doit revenir à ses propres valeurs, éditorial, INDEPENDENT

Il y a un an l’arrivée de Gordon Brown au pouvoir semblait pleine de promesses. L’élection manquée d’octobre a fait resurgir des doutes sur l’indécision du Premier Ministre, et la crise de Northern Rock n’a fait que les confirmer. M. Brown n’est pas responsable de tous ses malheurs : la crise économique dépend de facteurs mondiaux. Mais les espoirs des premières semaines rendent plus amère la déception des mois qui ont suivi. Il n’y a pas eu de retrait significatif d’Irak. Sur la scène britannique, le Premier Ministre n’a pas hésité à porter atteinte aux libertés (42 jours de garde à vue) ; les indicateurs économiques ont pris la mauvaise direction, et la décision de supprimer la tranche fiscale de 10% a mis en doute la volonté de M. Brown de lutter contre la pauvreté. Puisqu’il n’a pas à affronter l’électorat avant deux ans, M.Brown n’a rien à perdre à montrer de l’audace : il devrait se concentrer sur quelques grands sujets (comme l’environnement, l’Afrique) sur lesquels il a de fortes convictions. En ces temps difficiles, l’électorat ne demande pas de constantes initiatives spectaculaires. Il veut du solide et des garanties. C’est ce que M. Brown semblait offrir l’année dernière. Il doit revenir à ses propres valeurs.

- PFUE : L’apothéose européenne de Nicolas Sarkozy, THE ECONOMIST

Les Français ont de grands projets pour la présidence de l’Union européenne afin de bien montrer que la France est de retour en Europe et que M. Sarkozy est un dirigeant dynamique qui veut que les choses soient faites. Les Irlandais sont venus bouleverser les plans, mais le président français a décidé de se concentrer davantage sur les questions qui tiennent à cœur aux Européens, comme l’énergie et l’environnement. Il y aura aussi l’immigration, la défense, l’agriculture et la grande idée, l’Union pour la Méditerranée, pour laquelle la France a d’immenses espoirs. Toutefois, en dehors du programme officiel, les présidences européennes sont souvent dominées par des crises imprévues. L’Iran pourrait en être une et mettre à l’épreuve les capacités de la France à gérer les désaccords, non seulement au sein de l’Union mais aussi avec la Commission européenne. Au bout du compte, M. Sarkozy voudra obtenir quelques résultats concrets. Il avait le Traité de Lisbonne mais, avec le « non » irlandais, son avenir est incertain. Une réussite du sommet pour la Méditerranée serait très utile. Mais il ne faut pas exclure non plus une initiative surprise, et c’est pour cette raison qu’avant même le début de la présidence la plupart des Etats membres se montrent nerveux à propos des six mois à venir.

Daily Telegraph (Diffusion : 901 428), conservateur, eurosceptique Independent (Diffusion : 257 036), centre gauche, libéral, écologiste, pro-européen The Economist (Diffusion : 1.210.000), libéral

Rédactrice : Lydie Naudin, attachée de presse. Lydie.naudin@diplomatie.gouv.fr. Tel : 00 44 (0) 207 073 1028