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Vendredi 27 août - Immigration au Royaume-Uni, ONU/Congo, Etats-Unis/Irak, France

A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (27 AOUT)

ROYAUME-UNI

- L’immigration n’est pas seulement un problème économique, éditorial, DAILY TELEGRAPH

Deux séries de statistiques montrent pourquoi l’opinion s’inquiète à propos de l’immigration : le nombre des immigrés a augmenté de près de 20% depuis 2008, tandis que le Royaume-Uni est le pays le plus densément peuplé de l’Union européenne. Après plus de dix ans de la politique sans contrôles pratiquée par le Labour, le pays est surpeuplé. Les Britanniques souhaitent une réglementation plus rigoureuse non pas par xénophobie ou racisme mais pour soulager les pressions intolérables qui s’exercent sur nos services publics et nos infrastructures, donc sur notre qualité de vie. La coalition propose d’imposer une limitation annuelle pour l’immigration économique. Les employeurs protestent parce qu’ils perdront une main d’œuvre qualifiée, mais ce sont surtout les immigrés non qualifiés qui posent un problème. De plus, il est erroné de se concentrer sur la migration économique, alors qu’un grand nombre de personnes s’installent au Royaume-Uni et s’y marient. Les nombreux immigrés du sub-continent indien posent des problèmes sociaux et culturels que les dirigeants politiques n’osent pas aborder. Ils ont tort car ils ne tiennent pas compte de ce que pense le public.

ONU/CONGO

- La mission de maintien de la paix ne peut pas justifier son inaction face aux atrocités, éditorial, TIMES

En l’espace de quelques jours entre la fin juillet et le début d’août, 200 femmes et enfants auraient été violés par les rebelles au Congo, alors qu’une force de maintien de la paix de l’ONU était stationnée à une vingtaine de kilomètres. Il est indéniable que ces soldats de la paix sont débordés et qu’ils doivent patrouiller dans des zones étendues, souvent impénétrables. Mais leur priorité doit être de protéger les populations locales, ce que de toute évidence ils n’ont pas fait. En fait ces soldats ont été parfois accusés eux-mêmes d’exactions, et le président Kabila a demandé leur départ à plusieurs reprises. Celui-ci ne semble cependant pas avoir bien en mains son armée qui parfois ne se comporte guère mieux que les rebelles. La décision du Secrétaire Général de l’ONU d’envoyer sur place deux responsables de son organisation est bienvenue, mais l’échec des Nations Unies au Congo crève déjà les yeux. Il ne suffit pas d’envoyer des bérets bleus. Encore faut-il clairement définir leurs tâches et avoir des lignes de communication crédibles ! L’efficacité de l’ONU comme force de stabilité n’est pas un acquis. Elle doit être constamment gagnée. C’est une chose que de ne pas se mettre d’accord sur l’application de sanctions, c’en est une autre – bien plus grave – que de ne pas voir les atrocités commises par une milice à vingt kilomètres de là.

IRAK/ETATS-UNIS

- Après l’Irak : L’Amérique a connu une décennie éprouvante, il ne faut toutefois pas sous-estimer la superpuissance ou son président, éditorial, THE ECONOMIST

Lorsqu’il confirmera officiellement la fin de la mission militaire américaine en Irak, le président Obama se gardera bien de tout triomphalisme. L’Irak n’est certes plus une dictature, mais la nouvelle démocratie reste peu solide. Aux yeux de bien des Américains, la mésaventure en Irak symbolise le mauvais tournant pris par leur pays après les attentats du 11 septembre. En proie à de graves problèmes économiques, les Etats-Unis ont perdu confiance dans leur capacité à influencer les événements dans des régions lointaines d’Asie Centrale ou du Proche Orient. Il est cependant à mettre au crédit de M. Obama d’avoir résisté à la tentation de suivre l’humeur populaire et de se concentrer sur les affaires intérieures. Plus que M. Bush, le président américain est conscient des limites de son pays. Parfois, le ton conciliant de ses discours est pris pour de la faiblesse. Il a néanmoins remporté des succès, comme la relance des relations avec la Russie. Parfois aussi, ses actions sont plus énergiques que ses paroles : bien qu’il cherche à tenir compte des sensibilités de la Chine, il vend des armes à Taiwan et rencontre le Dalai Lama. L’erreur de l’Irak a renforcé l’appréhension des aventures étrangères. Mais ce serait également une erreur que d’imaginer que les dangers du terrorisme, de la prolifération et de la guerre disparaîtront simplement parce que les Etats-Unis se tiendront à l’écart des endroits dangereux. Si les Américains ne cherchent pas à contenir ces menaces, qui le fera à leur place ?

FRANCE

- Les difficultés du président Sarkozy, THE ECONOMIST

Après trois semaines de vacances méditerranéennes en compagnie de son épouse, le président Sarkozy a repris ses fonctions cette semaine avant d’aborder l’automne peut-être le plus difficile de sa présidence. Particulièrement impopulaire (62% des Français ne souhaitent pas qu’il se représente aux prochaines présidentielles), le président de la République devra régler quatre problèmes rapidement : la réforme des retraites, le budget, l’expulsion des Roms et l’affaire Bettencourt.

Times (Diffusion : 505.062), Groupe Murdoch, centre droit Daily Telegraph (Diffusion : 685.177), conservateur, eurosceptique The Economist (Diffusion : 200.000), libéral

Rédactrice : Lydie Naudin, attachée de presse. Lydie.naudin diplomatie.gouv.fr. Tel : 00 44 (0) 207 073 1028