A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (22 août).
- Afghanistan : Une guerre impossible à gagner, éditorial, GUARDIAN
La bataille en Afghanistan s’intensifie et fait de plus en plus de victimes. Malgré l’envoi de renforts, l’armée britannique ne peut sortir de l’impasse. Les Taliban se renforcent et, face à ce mouvement, il n’y a pas de solution militaire. L’Afghanistan demande en fait une approche radicalement différente : une aide internationale coordonnée, un programme de reconstruction et un plan politique pour regagner les Taliban et tous ceux mêmes que nos troupes combattent. Peut-être devrons nous abandonner l’idée que l’Afghanistan est un Etat unitaire qui doit avoir un gouvernement central.
- Géorgie : Gordon Brown et David Cameron ne se sont pas distingués dans cette crise, Bagehot, THE ECONOMIST
M. Brown n’a pas le goût des relations diplomatiques et, après Tony Blair, une période d’humilité pourrait sembler, d’une certaine manière, thérapeutique. Mais, à propos de la guerre du Caucase, la discrétion du Premier ministre britannique a été une erreur, qui risque de lui coûter cher. Une diplomatie active est particulièrement importante pour le dirigeant d’un pays de second rang comme le Royaume-Uni : si M. Brown veut notamment réussir les réformes de la Banque Mondiale et du FMI qu’il souhaite, il lui faudra se faire entendre et avoir des amis coopératifs. Ce n’est pas le cas. Les difficultés du Labour et du gouvernement n’arrangent pas les choses. Le Premier Ministre semble surtout préoccupé par la relance de son programme de politique intérieure. Il a de ce fait laissé se creuser un vide temporaire en matière de politique étrangère, et David Cameron s’est empressé d’en tirer parti. Le dirigeant conservateur est un homme politique et l’accuser d’opportunisme est tautologique. Sa visite précipitée à Tbilisi avant que le gouvernement n’envoie un de ses représentants a cependant quelque chose d’inconvenant. Il a eu en outre des propos discutables, qui rappelaient les déclarations va-t’en guerre des Tories avant la guerre en Irak et qu’ils ont fini par regretter. Le Ministre des Affaires étrangères russe assure qu’il n’y a pas eu de vainqueur dans la guerre du Caucase. C’est vrai en tous cas pour le Royaume-Uni.
- Royaume-Uni : Le vieillissement de la population est inquiétant, Ben Russell, Cahal Milmo, THE INDEPENDENT
Selon les dernières statistiques officielles, le nombre des retraités au Royaume-Uni dépasse pour la première fois celui des moins de 16 ans. Aujourd’hui le nombre des personnes de plus de 80 ans représente 4,5% de la population, contre 2,8% en 1981. Cette évolution nécessitera l’attribution de nouvelles ressources au NHS (système de santé). Les chefs d’entreprises estiment que l’allongement de l’espérance de vie doit amener à une prolongation de la vie professionnelle : les femmes doivent pouvoir travailler au-delà de 60 ans et les hommes au-delà de 65. La population atteint désormais 61 millions, une conséquence à la fois de l’immigration et de la baisse du taux de mortalité. Les immigrés contribuent au rajeunissement, car ce sont les mères d’origine étrangère qui ont le plus de bébés.
Guardian (Diffusion : 378.501), centre-gauche, libéral, pro-européen Independent (Diffusion : 257 036), centre gauche, libéral, écologiste, pro-européen The Economist (Diffusion : 1.210.00), libéral
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