A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (12 MARS)
FRANCE/ROYAUME-UNI
La visite du président de la République à Londres donne lieu à quelques avant-papiers. Dans un article de une, le FINANCIAL TIMES évoque la possibilité d’un « compromis » entre la France et le Royaume-Uni sur les fonds spéculatifs (Hedge funds). Selon le journal, M. Brown partage les craintes des Américains à propos du projet de directive européenne qui imposerait des contrôles plus stricts mais risquerait de faire du tort au business. Le FINANCIAL TIMES rappelle que Tim Geithner a adressé une lettre à Michel Barnier pour lui exprimer ses inquiétudes en ce sens. Même si les Etats-Unis ne vont pas jusqu’à parler de reprises, les gestionnaires de fonds européens risquent de rencontrer des difficultés si la directive est adoptée.
Dans un autre article, sous la plume de Ben Hall et Quentin Peel, le FINANCIAL TIMES aborde un autre volet de la visite de M. Sarkozy : sa rencontre avec le leader de l’opposition David Cameron. Ce sera la première en deux ans, ce qui en dit long selon le journal sur le malaise de l’Elysée à l’égard du dirigeant conservateur, alors que le président de la République a une relation « amicale et constructive » avec M. Brown. M. Sarkozy a fort mal pris la décision de M. Cameron de retirer les Tories du groupe PPE au parlement européen et, s’il cherche aujourd’hui à améliorer sa relation avec le dirigeant conservateur, Mme Merkel semble moins tentée d’en faire autant, souligne le journal.
Le SUN interprète la rencontre de MM. Sarkozy et Cameron à sa façon, y voyant une « rebuffade » du président de la République au Premier ministre travailliste. « C’est une bonne opération de relations publiques » pour le dirigeant conservateur », assure le tabloïd qui poursuit sur sa lancée dans un éditorial : « M. Sarkozy a du poids en Europe, et sa demande d’une rencontre avec M. Cameron ne peut signifier qu’une chose, c’est que l’Europe s’attend à ce que M. Cameron devienne Premier ministre dans huit semaines ».
ALLEMAGNE
- Le moteur de l’Europe, éditorial, THE ECONOMIST
Il y a dix ans, l’Allemagne était le malade de l’Europe. Aujourd’hui, malgré la récession, le chômage y est plus faible qu’il y a cinq ans et ses exportations font des prouesses. C’est un exploit qui contredit la peinture souvent faite aux Etats-Unis et en Asie d’un continent incapable de changement. Paradoxalement toutefois, le succès de l’Allemagne cause des problèmes à ses voisins. Les Allemands aiment à penser qu’ils ont fait d’énormes sacrifices en abandonnant le mark mais ils ont en réalité bénéficié plus que les autres de l’euro. Tandis que les Anglo-saxons jetaient l’argent par les fenêtres, les Allemands épargnaient. L’investissement n’a pas suivi et les exportations élevées ont conduit à un fort excédent commercial. Il serait absurde de prétendre que la prudence de l’Allemagne est responsable des difficultés de la Grèce et de l’Espagne, mais les déséquilibres ne peuvent pas durer. Les voisins de l’Allemagne ont fort à faire, mais l’Allemagne doit aller de l’avant dans la libéralisation. Ses régulations sont trop contraignantes, sa protection de l’emploi trop rigide. Elle doit réformer ses systèmes d’éducation et de santé et développer le secteur des services. Un programme de réformes structurelles audacieux stimulerait la consommation et l’investissement et augmenterait le PIB de l’Allemagne. Elle pourrait aussi se permettre une réduction d’impôts. Si seulement l’Allemagne pouvait lever la tête, elle verrait que c’est dans son intérêt car ce serait une bonne chose pour les consommateurs allemands et pour la zone euro.
FRANCE
THE ECONOMIST consacre un article factuel aux élections régionales qui risquent de se traduire par une « humiliation politique imminente » pour le président de la République. L’hebdomadaire s’interroge sur « l’étrange impopularité de Nicolas Sarkozy » et envisage les solutions qui s’offrent à lui : peut-être demander à M. Fillon d’entamer un programme de réformes sérieux et si ce dernier échoue lui en attribuer toute la responsabilité et se séparer de lui. « La vieille tactique de M. Chirac » ! souligne THE ECONOMIST.
Financial Times (Diffusion : 437.519, dont 300.000 hors du Royaume-Uni), libéral, pro-européen Sun (Diffusion : 3 118 696), Groupe Murdoch, a soutenu le nouveau Labour et Tony Blair The Economist (Diffusion : 200.000), libéral
Rédactrice : Lydie Naudin, attachée de presse. Lydie.naudin diplomatie.gouv.fr. Tel : 00 44 (0) 207 073 1028