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Vendredi 12 février - Iran, Grèce, France

A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (12 FEVRIER)

- Iran : A manier avec soin, éditorial, DAILY TELEGRAPH

L’Iran multiplie les provocations : le régime de Téhéran exécute ses opposants, et le président Ahmadinejad se réjouit des inquiétudes que suscitent dans le monde ses déclarations sur l’avancement de son programme nucléaire. Un Iran doté de la bombe serait une catastrophe étant donné ses menaces envers Israël. Une coalition de plus en plus nombreuse se déclare en faveur d’une action contre la République islamique : les Russes semblent avoir perdu patience face à la duplicité de Téhéran, et les Chinois pourraient choisir de s’abstenir lors d’un vote au conseil de Sécurité plutôt que d’opposer leur veto à des sanctions. Le président iranien n’est pas stupide : il met à profit ses ambitions nucléaires, car il sait que même ses adversaires politiques n’accepteront pas de se faire dicter la loi sur cette question par des étrangers. C’est pourquoi toutes sanctions contre l’Iran doivent éviter de toucher la population. Elles doivent être élaborées et appliquées avec le plus grand soin afin de ne pas gêner l’action de l’opposition interne.

- Iran : Epreuves de force, éditorial, GUARDIAN

L’Iran présente plusieurs menaces, et celle du nucléaire n’est pas la plus importante : le président Ahmadinejad joue habilement avec la question de l’enrichissement, prêt au compromis un jour et haussant le ton le lendemain. En réalité, les centrifugeuses iraniennes ne fonctionnent pas efficacement, et l’Iran ne semble pas encore prêt à se servir de l’uranium à des fins militaires. Le conflit avec les pays occidentaux a des avantages pour M. Ahmadinejad qui peut dénoncer l’action des puissances extérieures. Sur le front intérieur, la situation est plus pressante : l’Ayatollah Khamenei a perdu sa légitimité, et il est en plein dilemme. A moins de faire des compromis avec l’opposition, tout le système est menacé. Mais s’il opte pour cette solution, il risque de se heurter aux protestations des partisans de la ligne dure dans son propre camp. Le président Obama doit se montrer prudent à propos des sanctions, car elles pourraient finir par renforcer ceux-là mêmes qu’il souhaite affaiblir.

- Grèce : Berlin fait la loi, éditorial, DAILY TELEGRAPH

La Grèce va être soutenue par ses partenaires de la zone euro, au prix d’un vrai programme d’austérité. Cette intervention relève de l’impérialisme économique et aura des répercussions sérieuses. Une fois de plus, les règles de Maastricht auront été flouées, mais la cause fédéraliste en sort renforcée. Cette crise a mis en évidence l’écart grandissant entre les pays du nord et ceux du sud, et il faudra corriger ce déséquilibre. Ce sera un processus lent et complexe. Comment réagiront les Grecs face aux mesures d’austérité imposées par Berlin ? Et que diront les Allemands qui, ayant dû faire face au coût de la réunification, puis de la récession, vont devoir soutenir une économie dont ils se soucient peu ? Les Britanniques ne doivent cependant pas tomber dans la suffisance : ils devront sans doute payer une partie de la facture et surtout ils souffriront inévitablement des difficultés de la zone euro qui est leur principal partenaire commercial. Il est néanmoins rassurant de ne pas faire partie de ce club spécial.

- Grèce : Des signes prometteurs, éditorial, GUARDIAN

Les dirigeants européens ont montré hier qu’ils sont encore capables de s’unir face à l’adversité. Confrontés aux difficultés de la Grèce, ils n’ont trouvé que le plus simple des remèdes, mais ils ont au moins reconnu que la zone euro ne doit faire qu’un. Cela n’a pas suffi pour calmer les marchés, car la volonté d’agir n’est pas la même chose que l’action. Dans le monde actuel, il est difficile de prendre rapidement des décisions transnationales même en cas d’urgence : l’impasse des négociations commerciales et le sommet de Copenhague en apportent la preuve. Par comparaison, le Conseil informel de Bruxelles a donné un résultat positif : il est encore possible que l’Europe soit à même de se protéger elle-même plutôt que d’attendre passivement l’arrivée du FMI.

FRANCE

- Coopération franco-britannique en matière de défense :

James Blitz reprend dans le FINANCIAL TIMES les propos de Liam Fox, responsable des questions de défense dans le cabinet fantôme, qui assure qu’un gouvernement conservateur chercherait à développer la coopération du Royaume-Uni avec la France en matière de défense : notamment la mise au point d’une stratégie industrielle sur des projets d’intérêt commun. M. Fox se déclare en revanche fort hostile à une plus grande intégration militaire européenne, et en particulier à la création d’une armée européenne.

- La France et la Suisse courent le plus de risques du fait de la dette grecque :

C’est le titre d’un article de Jill Treanor dans le GUARDIAN, qui reprend les conclusions d’un rapport de la Banque des Règlements Internationaux, analysées par la banque suisse UBS.

THE ECONOMIST consacre cette semaine deux articles à la France. Le premier fait état des inquiétudes de l’OTAN face à la décision française de vendre le Mistral à la Russie, un projet qui met en lumière « les ambitions militaires croissantes du Kremlin et le mauvais état de sa propre industrie de l’armement ». Le deuxième article évoque les ambitions présidentielles de M. Strauss-Kahn, le « Sarko-slayer ? » (celui qui veut tuer Sarkozy).

Daily Telegraph (Diffusion : 901 428), conservateur, eurosceptique Guardian (Diffusion : 378.501), centre-gauche, libéral, pro-européen Financial Times (Diffusion : 437.519, dont 300.000 hors du Royaume-Uni), libéral, pro-européen

Rédactrice : Lydie Naudin, attachée de presse. Lydie.naudin diplomatie.gouv.fr. Tel : 00 44 (0) 207 073 1028