En cette période de réformes en France, ce bench-marking reste stratégique. Il s’intéresse à de nombreux aspects de l’enseignement supérieur comme par exemple les financements, l’évaluation, l’internationalisation, la mobilité des étudiants, la fuite des cerveaux, la gouvernance des universités, les relations universités-entreprises, ou encore le recrutement et la formation des hauts fonctionnaires. Une question sensible reste celle des classements des universités ou World University Rankings qui sont publiés régulièrement dans la presse internationale au désarroi de plusieurs pays, dont la France. Il existe 2 grands classements internationaux, les plus importants en Europe étant celui de l’Université de Shanghai Jiao Tong en Chine et celui du THE (Times Higher Education) à Londres. Ce dernier est influent car portant sur des critères reconnus et affinés au fil des années. Pour tenter d’améliorer leur classement, les universités du monde entier cherchent à comprendre la finesse des règles de chacune de ces League Tables et s’impliquent entièrement pour jouer le jeu. Or les établissement d’enseignement supérieur français semblent aujourd’hui s’ouvrir à ce projet, notamment dans le cadre d’un projet européen de classement, tant la communauté internationale des étudiants, des employeurs et des universitaires eux-mêmes s’y réfère constamment. Dans le classement du THE 2008, l’Ecole Normale Supérieure (ENS-Ulm) est en tête des institutions françaises à la 28ème place, suivie de l’Ecole Polytechnique (34ème), de l’ENS Lyon (140ème) et de l’Université Pierre et Marie Curie Paris 6 (149ème). La donne est quelque peu différente dans le classement de Shanghai puisque Paris 6 arrive en tête des institutions françaises en 42ème position, suivie de Paris 11 (49ème), de l’ENS-Ulm (73ème) et de Paris 7 et Strasbourg au-delà de la 100ème place. Ces classements reposent sur des critères de publication, de taille d’université ou de nombre d’étudiants qui ne favorisent pas forcément les universités françaises. N’entrent pas en ligne de compte la qualité des enseignements ou l’indice de satisfaction des étudiants. Il faut ainsi souligner le grand intérêt à suivre le projet européen de classement des établissements d’enseignement supérieur.