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> Utilisation des poussières de métaux des voix routières, 10-11-05

Un projet de traitement des déchets urbains aboutissant à la production de nouveaux matériaux et à la production d’énergie est actuellement développé par un groupe de recherche. Ce groupe pluridisciplinaire est composé de chercheurs des Universités de Birmingham (microbiologie, génie chimique) et de Cardiff (géologie), de la Royal Society ainsi que des partenaires industriels, Ctech Innovation et Johnson Matthey. Ce projet est épaulé par le « Faraday Partnership : Mini-Waste », et financé par le DTI (« Department of Trade and Industry », Ministère de l’Industrie et du Commerce), l’EPSRC (« Engineering and Physical Sciences Research Council »), le BBSRC (« Biotechnology and Biological Sciences Research Council ») et le NISP (« National Industrial Symbiosis Partnership »).

Les poussières sur le bord des routes peuvent contenir de hautes concentrations de métaux rares et précieux comme le platine, le palladium et le rhodium, provenant de la combustion automobile et des pots d’échappement catalytiques. Ces métaux sont lavés à l’intérieur des rigoles de ruissellement et traversent nos villes par les réseaux d’évacuation, se mélangeant avec les autres déchets urbains. De précédentes recherches effectuées par le Docteur Hazel Prichard et le Professeur Lynne Macaskie, chefs du projet, ont montré que les concentrations de ces métaux dans les déchets sont suffisamment élevées pour songer à les récupérer et à les recycler au sein de différentes industries comme par exemple comme catalyseurs pour des réactions chimiques.

La technologie de recyclage développée dans ce projet transforme d’abord tous les déchets sous forme liquide. Ce liquide est ensuite traité par des bactéries, produisant des dépôts métalliques sur sa surface. Cette réaction nécessite de l’hydrogène, qui peut être obtenu en utilisant des bactéries décomposant des déchets alimentaires. Au final, le liquide ne contient plus d’éléments métalliques et les métaux solides obtenus et triés peuvent être ensuite utilisés, par exemple en tant que catalyseur de piles à combustible, où le combustible serait l’hydrogène produit par les bactéries alimentaires.

Les retombées de ce projet semblent être intéressantes pour tous les acteurs impliqués : les compagnies agro-alimentaires, qui fournissent les bactéries, et les industries qui utilisent les métaux.

Auteur : Mathieu Daoudi


Source : Royal Society : Excellence in Science newsletter, octobre 2005, www.royalsoc.ac.uk