Les personnes atteintes de paralysie pourraient profiter de plus d’indépendance, d’une meilleure santé et d’une meilleure qualité de vie grâce aux innovations améliorant les exercices et la masse musculaire des bras. Des impulsions électriques stimulent le muscle du bras déficient permettant de travailler plus facilement sur une machine fonctionnant comme un vélo d’appartement mais avec les bras.

Pour ceux dont les fonctions motrices des bras ne sont pas annihilées, la machine permet d’améliorer la force des bras rendant ainsi plus facile certains mouvements du quotidien comme le passage de la chaise roulante au lit ou à la baignoire, le déplacement sur chaise roulante, etc... Le système est destiné avant tout aux blessés de la colonne vertébrale mais peut aussi s’appliquer à ceux souffrant d’un traumatisme crânien. Cette innovation est le fruit d’un projet collaboratif entre le département d’ingénierie de l’université de Glasgow et l’unité national des blessures de colonne vertébrale de Glasgow, projet soutenu par un financement du « Engineering and Physical Sciences Research Council » (EPSRC, conseil pour la recherche en ingénierie et les sciences physiques). La collaboration entre une équipe plus technique et une autre plus médicale a permis de cibler les besoins des patients et les possibilités technologiques associées. Ce nouveau produit est aujourd’hui en plan de lancement commercial.
Le système fonctionne grâce à une série de petites électrodes placées sur la peau du malade : elles produisent des impulsions électriques et permettent de stimuler le biceps et le triceps, remplaçant de manière approximatif le signal cérébral. Géré par ordinateur, le temps et la force de l’effort peuvent être contrôlés en temps réel, permettant ainsi un exercice adapté à chaque patient. Un handicapé tétraplégique, Sean Roake, fut l’un des volontaires qui a travaillé avec l’équipe scientifique lors de la phase de recherche. Son entraînement a consisté en trois sessions d’une demi-heure par semaine durant plusieurs mois. Les résultats sont très encourageants avec une augmentation de 450% de la force musculaire et une amélioration de 50% de la santé cardio-pulmonaire mesurée par les échanges gazeux (VO2) lors de l’effort. Sean Roake s’étonne lui-même de la facilité à passer aujourd’hui de sa chaise roulante à sa voiture et considère cette expérience comme très positive tant sur le plan physique qu’humaine.
Auteur : Yacine Touati
Source : EPSRC, news, août 05, www.epsrc.ac.uk