L’Université de Reading a mis en place un nouveau laboratoire, le Ultrafast Laser Laboratory (ULL), destiné à étudier certains des processus les plus rapides de la physique. Pour remplir cette mission, l’ULL abrite des lasers qui peuvent générer des impulsions laser de haute énergie et ultracourtes (leur durée sera de l’ordre de la femtoseconde). Les propriétés de ces impulsions peuvent être mesurées et leur forme peut être choisie. Les impulsions laser créées à l’ULL pourront être utilisées aussi bien en physique théorique qu’en médecine ou en archéologie. La gamme spectrale disponible à l’ULL devrait in fine couvrir le spectre électromagnétique, du domaine TeraHertz à l’ultraviolet extrême.
Plus de vingt projets de recherche potentiels utilisant l’ULL ont été proposés, que ce soit en collaboration avec d’autres groupes dans l’université, avec des entreprises locales ou avec des physiciens médicaux de l’hôpital Royal Berkshire. Des membres de la Faculté d’ingénierie des systèmes de l’Université de Reading ont également recours aux lasers de l’ULL pour développer des nouvelles sources de lumière dans le « gap TeraHertz ». Par ailleurs, le laboratoire travaille en conjonction avec Imperial College London pour tester des éléments de théorie quantique moléculaire.
En parallèle de ses activités de recherche, l’ULL constituera également un outil d’enseignement puisqu’il accueillera des étudiants de l’université qui prendront part aux projets de recherche.
Pour mettre sur pied ce centre, le département de physique et la faculté d’ingénierie des systèmes ont reçu des financements de la deuxième édition du Science Research Investment Fund (SRIF2). Il a fallu plus de deux ans pour concevoir et construire cette nouvelle installation. L’ULL a été établi en parallèle du Centre for Advanced Microscopy (CfAM, centre pour la microscopie avancée) et le Wolfson NanoScience Laboratory (le laboratoire Wolfson pour les nanosciences), tous deux situés à Reading.
Le SRIF
Il s’agit d’une initiative conjointe de l’Office of Science and Technology (OST, devenu l’Office of Science and Innovation en avril 2006) et du Department for Education and Skills (DfES, le ministère de l’éducation britannique). Son objectif est de contribuer à la viabilité à long terme des stratégies de recherche développées par les institutions d’enseignement supérieur britanniques : elle doit en particulier remédier aux sous-investissements antérieurs dans les infrastructures de recherche britanniques.
Le SRIF prend également en compte la nécessité pour ces institutions de rendre leur expertise et leurs installations plus ouvertes aux entreprises ; il encourage aussi les collaborations entre les établissements d’enseignement supérieur, l’industrie, les fondations, le gouvernement et autres partenaires. Le SRIF2 couvre la période 2004-06 et devrait distribuer un total d’un milliard de livres (environ 1,46 milliard d’euros).
Sources : Université de Reading 28/04/06 ; The Ultrafast Laser Laboratory
Auteur : Dr Anne Prost