Une équipe multidisciplinaire de l’Université de Sheffield a reçu un financement conjoint du conseil de recherche Engineering and Physical Science Research Council (EPSRC) et du Ministry of Defence (MoD, le Ministère de la défense britannique) pour mettre au point un système innovant de capteur pour la détection des bactéries. La méthode, développée par les chercheurs issus du département de chimie, du département de génie des matériaux et du département de médecine dentaire clinique de l’Université de Sheffield, repose sur l’utilisation d’un polymère émettant un signal fluorescent lorsqu’il rencontre une bactérie. Cette méthode devrait permettre aux scientifiques d’identifier, de façon relativement aisée, les blessures infectées bien plus rapidement qu’avec des méthodes conventionnelles. Actuellement, l’identification d’une infection bactérienne prend plusieurs jours et nécessite le prélèvement et la culture d’échantillons de bactéries ainsi que le recours à des laboratoires de bactériologie spécialisés. En combinant divers polymères qui changent de forme lorsqu’ils rencontrent la bactérie et en développant un signal lumineux caractéristique grâce au phénomène de transfert d’énergie de fluorescence non radiatif, les chercheurs espèrent pouvoir détecter les premiers stades d’une contamination bactérienne.
La nouvelle technologie pourrait trouver une application immédiate dans les industries de la santé et pourrait également bénéficier à tous ceux impliqués dans la détection d’infections sur le champ de bataille ou dans le cadre d’une contamination bactérienne, qu’elle soit d’origine accidentelle ou délibérée.
Le projet a reçu un financement de 670 000 livres (environ 980 000 euros), de la part de l’EPSRC et du Defence Science and Technology Laboratory (Dstl, Porton Down, l’agence de recherche du MoD), pour une durée de trois ans débutant en décembre 2006.
Sources : Université de Sheffield, 5/03/07 ; Dr Steve Rimmer, Département de Chimie, Université de Sheffield
Auteur : Dr Anne Prost