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Semaine du 19 au 25 juillet

SEMAINE DU 19 AU 25 JUILLET

I. AFFAIRES BRITANNIQUES

1. Relation spéciale

« David Cameron a l’occasion de réaffirmer ses objectifs à propos de l’Afghanistan et de BP » (TIMES) « Le Royaume-Uni n’est plus la priorité de Washington », Jackie Ashley, (GUARDIAN) « Mr Cameron à Washington », (FINANCIAL TIMES) « Cameron/Obama : une relation utile mais pas spéciale » (THE GUARDIAN) : La rencontre à Washington entre le premier ministre britannique et le président américain a eu d’importantes répercussions dans la presse britannique qui s’est penchée sur la « relation spéciale ».

Si les deux pays convergent sur la nécessité d’approfondir leur attachement au libre commerce et leur volonté de réforme de la sphère financière, le TIMES et le FINANCIAL TIMES rappellent que cette « relation spéciale » est marquée par des divergences sur certains sujets clefs. La stratégie à suivre en Afghanistan cristallise les sources de tension. Prenant à contre pied la stratégie de ses prédécesseurs, David Cameron entend garder une certaine latitude sur la stratégie qu’il compte mener : un retrait des troupes d’ici à 2014, et d’importantes réductions d’effectifs liées aux coupes budgétaires ont été annoncés. La seconde source de tension se concentre autour de BP, le président Obama souhaitant que la compagnie britannique assume sa responsabilité dans la marrée noire en assurant le nettoyage des côtes.

D’une manière générale, la presse a salué l’établissement de nouvelles relations marquées au sceau du pragmatisme. Le premier ministre britannique défend les intérêts de la Grande Bretagne, et n’agit pas en vassal de la puissance américaine. Pour le GUARDIAN, la « relation spéciale » entre les Etats-Unis et le Royaume Unis a ainsi perdu beaucoup de sa signification, les deux pays ne menant désormais plus de réelles politiques communes. Les stratégies économiques ont menés les deux nations dos à dos depuis plusieurs années. Aujourd’hui, chacun regarde de son côté. Les Etats-Unis sont tournés vers la Chine et les pays en développement asiatiques, le Royaume Uni a le regard tourné à l’opposé, vers le continent européen. David Cameron se devra de composer avec son euroscepticisme afin que sa voix ne résonne pas qu’à Washington, mais profite aussi aux relations avec l’Union Européenne. L’instauration d’une « relation spéciale » avec le vieux continent pourrait bientôt être indispensable.

2. Interdiction de la Burqa

Le vote de l’Assemblée Nationale sur l’interdiction du voile intégral a provoqué de vifs remouds et soulevé de nombreuses interrogations sur une possible interdiction de la Burqa outre-manche. Les propos de la Ministre de l’Environnement, Caroline Spielman, selon laquelle la Burqa peut représenter pour la femme qui choisit de la porter un « symbole de pouvoir » a ravivé la polémique au sein d’une société qui tolère la Burqa au nom de la liberté individuelle mais ne l’approuve pas pour autant. Ainsi, le DAILY TELEGRAPH soutient les propos du secrétaire d’Etat à l’immigration, Damian Green, lorsque celui-ci affirme qu’il est contraire au caractère britannique de bannir le voile intégral. Mais désapprouve tout parallèle spécieux qui ferait du voile un instrument pour l’émancipation des femmes. Le journal remarque par ailleurs que la Burqa est souvent un obstacle pour l’assimilation des femmes dans la société britannique. Pour le SUN la Burqa représente même une « abomination » à l’aube du 21e siècle, et le journal se demande pourquoi de plus en plus de jeunes musulmanes tendent à la porter par mesures de protestation, lorsqu’elles veulent militer pour la cause palestinienne ou contre la guerre en Afghanistan. A défaut de pouvoir en appeler au concept d’identité national, le journal invoque lui le « caractère britannique » pour qu’on ne l’interdise pas, car si la Burqa n’est pas un bien, elle n’en est pas pour autant un mal.

II. AFFAIRES INTERNATIONALES

1. Afghanistan

Au lendemain de la conférence internationale de Kaboul le GUARDIAN et le TIMES saluent l’ouverture d’une voie vers le dialogue entre le gouvernement afghan, les alliés et les Talibans. Considérant que c’est la seule issue possible de cette guerre, ils soulignent cependant le fait que ce changement de stratégie arrive trop tard.

Rachel Sylvester du TIMES voit dans le changement de stratégie une conséquence du changement de gouvernement britannique. En effet, s’il n’était pas question pour les Travaillistes de retirer les troupes avant d’avoir constaté une amélioration dans la sécurité du pays, le nouveau gouvernement parle, lui, d’un retrait complet dans les cinq années à venir. Les conservateurs considèrent qu’ils pourront retirer leurs soldats dès lors qu’Obama aura commencé à rappeler les siens ; le problème est que le président américain n’est pas assez clair sur la question.

Contrairement au TIMES qui évoque les nombreux progrès réalisés en Afghanistan avec, notamment, la mise en place d’un Etat démocratique et des institutions qui l’accompagnent, le DAILY TELEGRAPH cite le rapport du bureau des ONG sur la sécurité en Afghanistan selon lequel la violence dans le pays de cesserait d’accroître. Ce dernier répond également au Président Karzai – qui demande plus de contrôle sur l’aide internationale – en expliquant que ces aides doivent être plus ciblées pour aider certains groupes à mieux lutter contre les Talibans.

2. Reconnaissance de l’indépendance du Kosovo par la CIJ

La presse britannique a unanimement salué la décision de la Cours Internationale de Justice (CIJ) qui – à titre consultatif – a reconnu l’indépendance du Kosovo, mais met en garde contre les répercussions qu’un tel jugement aura dans cette région. Ainsi le GUARDIAN met exergue les paroles du président serbe Boris Tadic, lorsque celui-ci annonçait qu’un jugement en faveur du Kosovo « déstabiliserait beaucoup de régions dans le monde ». Mais le journal insiste sur le fait que la Serbie n’a désormais plus d’autres choix que d’accepter la décision du CIJ, surtout s’il celle-ci veut espérer entrer dans l’UE qui, selon le TIMES, sera le lieu où se concilieront les intérêts nationaux des deux pays.

Rédactrice : Service de Presse et de Communication Tel : 00 44 (0) 207 073 1028 La version texte est aussi accessible sur le site internet de l’ambassade à l’adresse suivante : HTTP ://AMBAFRANCE-UK.ORG dans la rubrique Newsroom