(8 août 2008)
Au point de presse électronique de ce jour, le sous-directeur de la Presse du ministère des Affaires étrangères et européennes a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :
COMMUNIQUE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET EUROPEENNES SUR LA SITUATION EN OSSETIE DU SUD (GEORGIE)
’’Le ministre des Affaires étrangères et européennes, M. Bernard Kouchner, est extrêmement préoccupé par les événements en Ossétie du sud, Géorgie. Il déplore les pertes de vies humaines.
Assurant la Présidence du Conseil de l’Union européenne, le ministre est en contact avec tous les protagonistes de la crise. Son objectif immédiat est d’obtenir un cessez-le-feu à l’élaboration duquel il travaille.
Dans cette perspective, il a eu depuis hier soir plusieurs entretiens téléphoniques avec son homologue géorgienne, Mme Eka Tkechelachvili. Compte tenu de la situation, il a décidé de rentrer demain à Paris.
Il a fait le point de la situation avec le secrétaire général du Conseil/Haut représentant pour la PESC, M. Javier Solana, ainsi qu’avec le président en exercice de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le ministre des Affaires étrangères de Finlande, M. Alexander Stubb.
La France réitère son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Géorgie dans ses frontières internationalement reconnues.
La France appelle toutes les parties à la cessation immédiate des hostilités et à la reprise sans délais des négociations, qui seules peuvent permettre de trouver une issue à cette crise.’’
(Quels sont les pires scénarios que l’on peut envisager en Ossétie du Sud ? Et que peut faire la France et ses alliés pour empêcher les pires cas de figures ?)
Je vous renvoie au texte du communiqué qui vient d’être diffusé.
DECLARATION DE LA PRESIDENCE DE L’UNION EUROPEENNE SUR LA POURSUITE DE LA COLONISATION DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS ET A JERUSALEM-EST
’’La Présidence du Conseil de l’Union européenne est profondément préoccupée par la décision des autorités israéliennes d’approuver la construction de 400 logements dans la colonie de Neve Yacov et de lancer un appel d’offres pour 286 et 130 logements dans les colonies de Beitar Illit et Har Homa.
Cette décision contribue à affaiblir la crédibilité du processus diplomatique en cours.
La Présidence du Conseil de l’Union européenne rappelle que l’implantation des colonies où que ce soit dans les Territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est, est illégale au regard du droit international. Les activités de colonisation préjugent du résultat des négociations sur le statut final et compromettent la viabilité d’une solution concertée prévoyant la coexistence de deux Etats.
La Présidence du Conseil de l’Union européenne appelle les deux parties, Israël et l’Autorité palestinienne, à respecter les engagements qu’ils ont respectivement réitérés à Annapolis au titre de la Feuille de route, et donc Israël au gel complet des activités de colonisation, y compris celles liées à la ’’croissance naturelle’’, y compris à Jérusalem-Est, et au démantèlement des colonies de peuplement sauvage créées depuis 2001".
MISSION D’ASSISTANCE DES NATIONS UNIES POUR L’IRAK (MANUI)
Nous nous réjouissons du renouvellement pour un an du mandat de la Mission d’assistance des Nations unies pour l’Irak (MANUI) par la résolution 1830 adoptée hier à l’unanimité des membres du Conseil de sécurité des Nations unies.
Comme l’a souligné à plusieurs reprises M. Bernard Kouchner, et encore dernièrement lors de son déplacement en Irak (31 mai - 1er juin 2008), nous soutenons le rôle d’assistance et de conseil des Nations unies en Irak dans le cadre notamment du mandat renforcé de la MANUI depuis 2007.
La MANUI exerce sa mission dans un contexte sécuritaire qui reste difficile, même si des progrès notables sont perceptibles depuis près d’un an dans ce domaine. Nous saluons, à cet égard, le transfert de responsabilités accru aux forces irakiennes et les efforts faits par le gouvernement irakien pour assurer la sécurité du pays. Il est nécessaire que ces progrès se trouvent confortés par des réponses aux défis persistants, politiques, sécuritaires, économiques et humanitaires, auxquels sont confrontés le peuple et le gouvernement irakiens.
Attachés à l’unité, à la souveraineté et à l’intégrité d’un Irak démocratique, nous souhaitons souligner la disposition de la France et de l’Union européenne à aider les Irakiens, en soutien à l’action des Nations unies, à retrouver la paix et la sécurité auxquelles ils ont droit dans le cadre d’un Etat uni et riche de sa diversité.
SERBIE
(La presse serbe fait état d’un voyage de M. Kouchner à Belgrade le 13 août pour tenter de dissuader la Serbie de solliciter l’avis de la CIJ sur l’indépendance du Kosovo. Confirmez-vous ce déplacement, et quelle est votre opinion sur les intentions serbes concernant la CIJ ?)
Je vous confirme que le ministre se rendra à Belgrade le 13 août. Les éléments de programme détaillés de ce déplacement vous seront communiqués en début de semaine prochaine.
Il s’agit d’une visite de travail dans le cadre de la relation de confiance avec le nouveau gouvernement serbe.
Au cours de cette visite, seront naturellement évoqués l’ensemble des sujets concernant la région et les relations entre la Serbie et l’Union européenne.
MAURITANIE
(Envisagez-vous de suspendre l’aide française à la Mauritanie à l’exception de l’aide humanitaire, comme viennent de l’annoncer les Etats-Unis ? Souhaitez-vous que l’UE fasse de même ? A combien se monte l’aide française à la Mauritanie ? Y a-t-il un volet militaire à l’assistance française ?)
Je vous cite un extrait du communiqué de la présidence de la République diffusé hier soir :
’’La France met fermement en garde les auteurs du coup d’Etat qui pourraient faire l’objet de mesures à leur encontre dans l’hypothèse où un retour à la légalité constitutionnelle ne serait pas rapidement assuré.
La France est disposée à travailler étroitement avec tous ses partenaires, à commencer par ceux de l’Union africaine et de l’Union européenne, pour contribuer au rétablissement de l’ordre constitutionnel en Mauritanie.’’
S’agissant de votre seconde question, l’aide publique au développement totale de la France à la Mauritanie en 2007 s’élève à 29,9 millions de dollars.
Le document cadre de partenariat signé en 2007 avec la Mauritanie, qui prévoit des actions de coopération sur la période 2007-2011, est doté d’un financement de 114,5 millions d’euros.
La coopération militaire en 2008 s’élève à 1,3 millions d’euros./.