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Point de presse quotidien du porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères et européennes

Point de presse - Déclaration du porte-parole adjoint

(5 août 2008)

Au point de presse électronique de ce jour, le sous-directeur de la presse du ministère des Affaires étrangères et européennes a fait la déclaration et répondu aux questions suivantes :

XVIIEME CONFERENCE INTERNATIONALE DE L’IAS

Afin de souligner l’effort financier global consenti par la France dans la lutte contre le sida, le ministère des Affaires étrangères et européennes rappelle les principales contributions françaises :

- Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme : contribution globale de 300 millions d’euros, dont 60 % est consacré par le Fonds à la lutte contre le sida, soit 180 millions d’euros. La contribution de la France au Fonds mondial a été portée à 900 millions d’euros pour la période 2008-2010, soit une augmentation de 33 % par rapport à la période 2005-2007. La France est le premier contributeur européen et le second contributeur mondial au Fonds.

- UNITAID : la France, à l’origine de cette initiative, contribue à hauteur de 160 millions d’euros. S’appuyant comme les autres contributions françaises sur des ressources de nature fiscale, cet instrument est financé principalement par les recettes de la taxe de solidarité sur les billets d’avion. La contribution, dont 85 % est spécifiquement affecté au sida, est consacrée à améliorer l’accès aux médicaments dans les pays en développement.

- Agence française de développement : 20 millions d’euros, versés dans le cadre de programmes d’aide bilatérale.

- Groupement ESTHER ("Ensemble pour une solidarité thérapeutique hospitalière en réseau contre le sida") : 8,5 millions d’euros, dont 7,5 millions d’euros versés par le ministère de la Santé et 1million d’euros versé par le ministère des Affaires étrangères et européennes. ESTHER favorise l’accès aux traitements et à l’accompagnement psychosocial des personnes vivant avec le VIH/SIDA par le renforcement des capacités locales en matière de santé. L’initiative bénéficie aujourd’hui à 49.000 personnes sous traitement ARV dans le monde.

- Assistance technique du ministère des Affaires étrangères et européennes et contributions aux organisations internationales concernées (OMS, ONUSIDA) : 1,2 millions d’euros.

- Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) : 10 millions d’euros

Ces contributions représentent un total de 379,7 millions d’euros pour le financement spécifique de la lutte contre le sida.

En outre, plusieurs contributions françaises dans le domaine de la santé sont consacrées pour partie à la lutte contre le sida, sans qu’il soit possible d’isoler spécifiquement le montant consacré à cette lutte. C’est le cas des contributions françaises au Fonds européen de développement (95 millions d’euros consacrés à la santé), à la Banque mondiale (54,5 millions d’euros pour la santé), à l’institut Pasteur (19 millions d’euros pour la recherche en matière de santé) et à l’Institut de recherche et de développement (11 millions d’euros).

L’ensemble représente un total supplémentaire de 179,5 millions d’euros, dont une part est consacrée à la lutte contre le sida menée par ces organismes respectifs.

Le volume et l’évolution des contributions consacrées à la lutte contre le sida dans le monde témoignent donc bien de la priorité accordée par la France à cet enjeu.

(Alors que s’ouvrait la conférence mondiale sur le sida, des ONG et des responsables politiques se sont étonnés de l’absence de ministre pour représenter la France à cette rencontre, a fortiori au moment où notre pays préside l’Union européenne. J’ai bien pris connaissance de votre communiqué d’hier, mais pensez-vous que cette absence puisse être interprétée autrement que comme un geste politique traduisant un désengagement français sur ce dossier ?)

La délégation française à la Conférence de Mexico est dirigée par M. Viossat, ambassadeur chargé de la coordination de l’action extérieure de la France dans la lutte contre le sida.

Il est porteur d’un message du président de la République qui sera adressé aujourd’hui aux participants de cette conférence.

M. Viossat dirige une délégation de haut niveau composée des principaux responsables des organismes français impliqués dans la lutte contre le sida.

De plus, une contribution conjointe de M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, et de Mme Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, sera rendue publique au cours des débats.

Signe de l’importance que la France accorde à la lutte contre le sida sur le terrain dans les pays en développement et singulièrement en Afrique, le secrétaire d’Etat chargé de la Coopération et de la Francophonie, M. Joyandet, s’est rendu à Dakar les 2 et 3 août pour inaugurer, en présence de l’ancien président américain M. Clinton et du président d’Unitaid M. Douste-Blazy, une structure de soins spécialisée dans le traitement des malades du sida.

(Le directeur de l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites (ANRS) a indiqué hier à Mexico que la subvention du ministère pour son organisme allait être réduite de près de moitié. Confirmez-vous, et si oui quelles sont les raisons de cette décision ? Est-ce cohérent avec la volonté affichée de soutenir la lutte contre le sida ?)

La contribution du ministère des Affaires étrangères et européennes à l’Agence nationale de recherche sur le sida et les hépatites (ANRS) doit être replacée dans l’effort financier global que consacre la France à la lutte contre le sida.

L’ANRS est un organisme de recherche qui exerce l’essentiel de ses activités en France. Le ministère des Affaires étrangères et européennes ne participe qu’au volet international de ses activités. Les crédits qui lui sont versés par ce ministère ont certes diminué en 2008 par rapport à 2007 mais s’établissent à 1,5 millions d’euros et non à 600 000 euros, comme cela a été indiqué. Cette diminution, liée aux contraintes budgétaires, reste limitée par rapport à l’ensemble des crédits engagés par la France dans la lutte contre le sida dans le monde.

Je vous rappelle que la France est le premier contributeur européen et le deuxième dans le monde au Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme.

IRAN/NUCLEAIRE

(Avez-vous reçu la réponse écrite de Téhéran sur les propositions des Six dans le dossier nucléaire ? Si c’est le cas, quelle est votre réaction à cette réponse ? Si nouvelles sanctions il devait y avoir, pensez-vous à une nouvelle résolution onusienne ou à des sanctions spécifiques Union européenne et américaines hors ONU ?)

Je vous renvoie à notre déclaration diffusée hier.

Nous n’avons pas encore pris connaissance de la réponse que nous attendons de la part des autorités iraniennes et qui doit être adressée à M. Solana.

Comme nous l’avons souligné en plusieurs occasions, il est de l’intérêt de l’Iran de faire preuve d’un esprit constructif en suspendant ses activités nucléaires sensibles, notamment l’enrichissement d’uranium.

A défaut, le gouvernement iranien continuerait d’exposer son pays à un isolement croissant au sein de la communauté internationale ainsi qu’à un renforcement des mesures qui l’affectent.

ISRAEL/LIBAN

(Confirmez-vous les informations concernant "la concertation entre forces israéliennes et la Finul" pour gérer la situation au cas où un avion de chasse israélien qui viole l’espace aérien libanais serait abattu ? La chasse israélienne continue à violer l’espace aérien libanais (et aussi maritime), quelle est votre réaction, maintenant que la menace de riposte à ces violations se précise ?)

Nous n’avons pas d’informations sur la concertation que vous évoquez.

S’agissant des violations de la souveraineté libanaise, la France appelle à la mise en oeuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies dans son intégralité./.