(24 septembre 2008)
IRAN / NUCLEAIRE
(Quelle est votre réaction à l’annulation de la réunion ministérielle des Six sur l’Iran suite à la demande de la Russie ? Est-ce un signe de divergence entre les Six ? Cette annulation affaiblit-elle les pressions internationales sur l’Iran ?)
Nous souhaitons que cette réunion se tienne. C’est d’ailleurs ce que le ministre a exprimé hier à New York à son homologue russe, M. Sergueï Lavrov.
Nous sommes en effet convaincus que le format E3+3 est pertinent et cohérent pour affronter le défi du nucléaire iranien.
Les discussions entre les Six se poursuivent d’ailleurs à New York au niveau des directeurs politiques.
INITIATIVE DE SECURITE CONTRE LA PROLIFERATION (PSI)
(Est-ce que la nature un peu ’’exclusive’’ de la réunion du comité directeur du PSI et cette position qui semble ’’à deux vitesses’’ est bien ressentie parmi les 70 autres adhérents à l’initiative ? La presse peut-elle avoir un compte-rendu de la réunion ?)
Les Etats participant à l’initiative de sécurité contre la prolifération se tiennent bien entendu informés du contenu des travaux du comité directeur (’’operational experts group’’) qui réunit, comme nous l’avons indiqué hier, les Etats les plus engagés dans la PSI.
S’agissant de la presse, nous prévoyons de rendre compte de la réunion lorsqu’elle sera achevée.
GEORGIE
(Des médias russes avancent que la mission d’observation de l’Union européenne en Géorgie pourrait atteindre jusqu’à 340 observateurs au lieu des 200 annoncés. Confirmez-vous ces nouveaux chiffres ?)
Nous confirmons que la mission d’observation de l’Union européenne en Géorgie pourra compter environ 300 observateurs, auxquels s’ajouteront des personnels de soutien logistique, conformément aux décisions prises lors du Conseil Affaires générales et Relations extérieures du 15 septembre.
L’Union européenne s’est engagée à en déployer au moins 200 d’ici le 1er octobre.
L’accord du 8 septembre entre l’Union européenne et la Russie prévoit en effet le retrait complet des forces russes hors des zones adjacentes à l’Ossétie du Sud et à l’Abkhazie, sur les lignes antérieures au déclenchement des hostilités, dans les 10 jours du déploiement dans ces zones des mécanismes internationaux, y compris au moins 200 observateurs de l’Union européenne, ce déploiement devant intervenir au plus tard le 1er octobre.
LIBAN
(Soutenez-vous le Liban dans sa demande à l’Etat d’Israël de compenser les dégâts écologiques qu’il a causés en juillet 2006. Cette demande a été formulée par le président libanais hier à New York suite à un rapport de l’ONU.)
En 2006 et en 2007, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté sur le rapport de la deuxième commission deux résolutions demandant au Secrétaire général des rapports sur les conséquences écologiques des bombardements israéliens de juillet 2006 au Liban. L’Union européenne avait soutenu ces résolutions.
Il appartient au Liban de déterminer les suites qu’il souhaitera donner devant les instances compétentes des Nations unies au rapport présenté à l’occasion de la session de l’Assemblée générale qui vient de s’ouvrir.
UNION EUROPEENNE / AUTORITE PALESTINIENNE
(Quels sont les points essentiels qui doivent être abordés par la Présidence française du Conseil de l’Union européenne à la réunion de la Troïka demain à New York ? Quelle place va être accordée au Processus de paix, aux relations européennes avec l’Autorité palestinienne et aux questions régionales ?)
M. Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, M. Javier Solana, Haut Représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune, et Mme Benita Ferrero-Waldner, commissaire en charge des Relations extérieures, tiendront jeudi à New York avec M. Ryad Al Malki, ministre des Affaires étrangères palestinien, une réunion en format Troïka.
Quelques jours après la réunion du AHLC et à la veille de la réunion du Quartet, cette rencontre permettra notamment à l’Union européenne, premier donateur aux Territoires palestiniens, et à l’Autorité palestinienne de faire le point sur le dispositif de coopération mis en place pour contribuer au renforcement des institutions palestiniennes. Elle sera l’occasion d’examiner les moyens de renforcer notre dialogue politique dans le cadre de la politique de voisinage de l’Union.
Elle permettra également d’évoquer le renforcement du rôle de l’Union européenne dans le Processus de paix, à un moment où il est essentiel de préserver la dynamique de négociations engagée à Annapolis en vue de la création d’un Etat palestinien viable, indépendant, démocratique et pleinement souverain, vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël./.