(17 septembre 2008)
MARSEILLE CAPITALE EUROPEENNE DE LA CULTURE : DECLARATION CONJOINTE DE BERNARD KOUCHNER ET JEAN-PIERRE JOUYET
’’Nous adressons nos chaleureuses félicitations à la ville de Marseille qui vient d’être choisie comme capitale européenne de la culture en 2013, conjointement avec la ville slovaque de Kosice.
Cette désignation vient récompenser le dynamisme de tous les acteurs locaux qui oeuvrent depuis de nombreuses années pour faire de Marseille un pôle de création artistique et technologique, un carrefour des cultures et une porte ouverte de l’Europe sur la Méditerranée.
Marseille qui a érigé l’accueil en principe de vie et qui, depuis vingt-six siècles, cultive ses deux passions : la liberté et l’échange. Marseille qui conjugue avec bonheur la tolérance et le dialogue et qui a pris l’habitude et le goût des rencontres.
Nous aurons l’honneur d’accueillir dans cette ville, le 3 novembre prochain, les ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Union pour la Méditerranée et d’ouvrir le 4 novembre les ’’Etats généraux des acteurs du changement en Méditerranée’’ qui poursuivent la mise en oeuvre du plan d’action culturel méditerranéen adopté à Alexandrie en 2007.’’
FRANCE-KAZAKHSTAN-KIRGHIZSTAN-OUZBEKISTAN-TADJIKISTAN-TURKMENISTAN
Le ministre recevra ses cinq homologues d’Asie centrale pour des entretiens bilatéraux, aujourd’hui et demain, à l’occasion du Forum de Paris Union européenne-Asie centrale sur les enjeux de sécurité.
Ces entretiens permettront à Bernard Kouchner, six mois après sa visite à Achgabat pour la Troïka Union européenne-Asie centrale le 10 avril dernier, d’aborder nos relations bilatérales avec chacun de ces cinq pays, les questions internationales et la mise en oeuvre de la stratégie de l’Union européenne en Asie centrale adoptée en juin 2007.
Le ministre s’entretiendra cet après-midi avec M. Khamrokhon Zarifi, ministre des Affaires étrangères du Tadjikistan, et avec M. Ednane Karabaev, ministre des Affaires étrangères de la République kirghize.
M. Ednane Karabaev effectue une visite de travail en France, au cours de laquelle il sera reçu par le président du groupe d’amitié France-Kirghizstan de l’Assemblée nationale et au ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire. Une déclaration commune franco-kirghize devrait être adoptée à l’occasion de l’entretien du ministre avec M. Karabaev.
Le ministre poursuivra ses entretiens bilatéraux le 18 septembre avec M. Vladimir Norov, ministre des Affaires étrangères d’Ouzbékistan, M. Marat Tajine, ministre des Affaires étrangères du Kazakhstan, et M. Rachid Meredov, ministre des Affaires étrangères du Turkménistan.
FRANCE/POLOGNE
Le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, M. Jean-Pierre Jouyet, rencontrera demain son homologue polonais, M. Mikolaj Dowgielewicz. Les deux ministres évoqueront le paquet énergie-climat qui doit permettre à l’Union européenne d’être exemplaire dans la lutte contre le réchauffement climatique. Avec l’adoption de ce paquet législatif, l’Union européenne pourra faire valoir une position unie et ambitieuse lors des prochaines négociations internationales sur le climat, à Poznan en décembre 2008 puis à Copenhague en 2009.
MM. Jouyet et Dowgielewicz aborderont également les questions institutionnelles européennes et les questions internationales. Ils évoqueront notamment la crise entre la Géorgie et la Russie et la mise en oeuvre du plan du 12 août, le déploiement d’une mission civile autonome d’observation ainsi que les discussions internationales qui doivent se tenir à la mi-octobre.
SOUDAN/CPI
(Le ministre des Affaires étrangères algérien a déclaré ce matin envisager la saisine du Conseil de sécurité des Nations unies en vue de geler la procédure engagée par la Cour pénale internationale contre le président soudanais Omar el-Béchir. La France soutiendrait-elle une telle démarche ?)
La France est attachée à ce que les procédures engagées devant la Cour pénale internationale suivent leur cours.
S’agissant du Soudan, nous appelons les autorités soudanaises à engager sans délai toute la coopération nécessaire avec la CPI et avec la communauté internationale, à commencer par l’exécution des mandats d’arrêt déjà délivrés par la Cour concernant MM. Ahmed Haroun et Ali Kushayb.
Au Darfour, la situation continue d’empirer sur le terrain où les violences se poursuivent, y compris contre les personnes déplacées. Nous réitérons notre appel au gouvernement soudanais pour qu’il cesse sans délai ses attaques. Nous demandons à l’ensemble des parties de se conformer à leurs engagements de cessez-le- feu et à respecter le droit international humanitaire.
SYRIE/IRAK
(La Syrie vient de décider la désignation d’un ambassadeur en Irak. Comment la France évalue-t-elle cette évolution pour la paix et la stabilité régionale dans la région ?)
Nous accueillons favorablement la décision des autorités syriennes.
La réouverture de plusieurs ambassades de pays arabes à Bagdad ces derniers mois est un mouvement que nous encourageons car il est de nature à consolider la stabilité régionale.
Nous souhaitons que d’autres membres de la communauté internationale se joignent à ce mouvement.
IRAN/NUCLEAIRE
(Pourriez-vous nous préciser la date de la réunion des six sur l’Iran ? Et à quel niveau ? Existe-il des divergences aujourd’hui parmi les ’’Six’’ sur la question de sanctions additionnelles contre l’Iran et est-ce que la Présidence de l’Union européenne pense qu’il faut poursuivre sur la voie d’un durcissement des sanctions par l’Union européenne en dehors du cadre onusien ?)
Une réunion des directeurs politiques des E3+3 est prévue vendredi 19 septembre à Washington pour faire le point du dossier nucléaire iranien au lendemain de la remise du dernier rapport de l’AIEA. Notre concertation se poursuivra au niveau ministériel à New York la semaine prochaine à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies.
S’agissant de votre seconde question, les Six ont réaffirmé à plusieurs reprises leur attachement commun à la double approche alliant dialogue et fermeté. L’Iran ayant rejeté nos offres pour la reprise des négociations, nous allons discuter des prochaines étapes et notamment d’une nouvelle résolution de sanctions aux Nations unies.
Nous considérons que l’attitude de l’Iran ne nous laisse pas d’autre choix que d’adopter de nouvelles sanctions.
Nous allons aussi évoquer ce sujet avec nos partenaires européens./.