(15 septembre 2008)
ZIMBABWE
(Quelle est votre réaction à la signature de l’accord sur un gouvernement d’union au Zimbabwe ? La France et l’Union européenne prévoient-elles des mesures visant à encourager le nouveau gouvernement ?)
Vous connaissez notre réaction à cet accord, rendue publique par l’intermédiaire d’une déclaration de la Présidence du Conseil de l’Union européenne, vendredi.
Les ministres des Affaires étrangères des 27 sont en ce moment réunis en Conseil Affaires générales et Relations extérieures à Bruxelles où ils ont discuté de la situation du Zimbabwe.
Ils viennent d’adopter des conclusions dans lesquelles l’Union européenne se déclare prête à tirer les conséquences de la mise en oeuvre d’une transition crédible et notamment à adopter un ensemble de mesures de soutien économique et d’appui à un gouvernement de transition prenant des mesures pour restaurer la démocratie et l’Etat de droit au Zimbabwe.
L’Union européenne a toujours été engagée aux côtés du peuple zimbabwéen et elle entend le rester. Je vous rappelle qu’elle est le premier donateur d’aide alimentaire et humanitaire au Zimbabwe.
GEORGIE
(La Présidence française de l’UE a jugé que dans le cadre de l’accord passé avec Moscou les observateurs européens pourraient entrer en Ossétie du Sud et en Abkhazie et que par ailleurs les négociations sur un partenariat Russie/UE pourraient reprendre ’’dès octobre’’ si les Russes respectaient cet accord. Or la Russie dit maintenant que les observateurs européens ne pourront pas entrer dans ces deux territoires. La France envisage-t-elle de proposer que les pourparlers soient reportés tant que les observateurs européens ne seront pas admis en Ossétie du Sud et Abkhazie ?)
Les conclusions du Conseil européen du 1er septembre prévoient que les réunions en vue de la négociation de l’accord de partenariat entre l’Union européenne et la Russie sont reportées tant que le retrait des troupes russes sur leurs positions antérieures au 7 août n’aura pas été réalisé.
Ce retrait est aujourd’hui une priorité. Il a commencé, conformément à l’accord du 8 septembre, et devrait s’achever après l’envoi par l’Union européenne d’une mission d’observation en Géorgie.
Cette opération doit être décidée aujourd’hui à Bruxelles par les 27 ministres des Affaires étrangères européens.
(Selon La Croix, l’ambassadeur Pierre Morel doit être désigné médiateur de l’UE dans la crise géorgienne. Confirmez-vous ?)
Conformément aux conclusions du Conseil européen du 1er septembre, il est prévu de désigner un Représentant spécial de l’Union européenne pour la Géorgie. Sa tâche consistera notamment, dans un premier temps, à préparer les discussions internationales qui doivent débuter à Genève à partir du 15 octobre. Les ministres procèderont à cette désignation lors du Conseil Affaires générales et Relations extérieures d’aujourd’hui.
M. Pierre Morel, actuel représentant de l’Union pour l’Asie centrale, fait partie des candidats légitimes à ce poste en raison de sa connaissance de la région et de l’expérience qu’il a déjà acquise pour le compte de l’Union européenne.
FRANCE/IRAK
(Quel est l’objet de l’entretien du ministre avec M. Sabir Nabath Al Essawi, maire de Bagdad ?)
Le maire de Bagdad se trouve dans notre pays pour des contacts avec des entreprises françaises.
A l’occasion de ce séjour qui intervient un peu plus de trois mois après la dernière visite du ministre en Irak, cet entretien permettra à Bernard Kouchner de faire le point avec M Sabir Nabath al Essawi sur l’évolution de la situation dans la capitale irakienne et sur notre coopération.
FRANCE/SENEGAL
(Avez-vous des craintes d’une crispation dans les relations franco-sénégalaises après le lancement par un juge français de neuf mandats d’arrêt internationaux contre des personnalités sénégalaises dont l’ancien Premier ministre Mame Madior Boye ?)
Comme vous le savez, la justice française est saisie de ce dossier depuis 2003. Les mandats d’arrêt internationaux que vous évoquez ont été délivrés par un juge d’instruction.
La France entretient avec le Sénégal des relations privilégiées, comme en témoignent les visites très fréquentes à haut niveau entre nos deux pays : le président de la République a reçu mercredi dernier le président Abdoulaye Wade pour un entretien à l’Elysée et M. Alain Joyandet s’est rendu à Dakar le 2 août.
Nous avons avec le Sénégal une coopération ancienne et étroite, qui couvre de nombreux domaines. Nous souhaitons évidemment la poursuivre.
ASSASSINAT DE TROIS JEUNES FILLES AU PAKISTAN : DECLARATION DE LA PRESIDENCE AU NOM DE L’UNION EUROPEENNE
L’Union européenne exprime son indignation à la suite de l’assassinat de trois jeunes filles au Pakistan, dans la province du Baloutchistan, tuées par des proches pour avoir voulu épouser l’homme de leur choix.
L’Union européenne appelle à ce que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Elle prend note de l’ouverture d’une enquête fédérale par le gouvernement pakistanais. Elle rappelle par ailleurs la nécessité absolue que les auteurs de ces actes intolérables en soient tenus responsables devant la justice et que soit reconnu un droit à réparation.
L’Union européenne réitère sa profonde préoccupation à l’égard des formes extrêmes de violences à l’encontre des femmes qui sont rapportées au Pakistan.
Elle exhorte le Pakistan à respecter ses obligations internationales relatives aux Droits de l’Homme et particulièrement la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes à laquelle le Pakistan est partie.
Elle engage instamment le gouvernement pakistanais à prendre des mesures pour éliminer toutes les formes de violences contre les femmes et à renforcer la lutte contre l’impunité.
ACCIDENT AERIEN EN RUSSIE : DECLARATION DE LA PRESIDENCE AU NOM DE L’UNION EUROPEENNE