(11 septembre 2008)
SEPTIEME ANNIVERSAIRE DES ATTENTATS DU 11 SEPTEMBRE
C’est aujourd’hui l’anniversaire du drame du 11 septembre 2001. Nos pensées vont d’abord aux victimes de cet acte terroriste sans précédent ainsi qu’à leurs familles et à leurs proches, de même qu’elles accompagnent les victimes de tous les actes de terrorisme dans le monde.
La France et la communauté internationale restent mobilisées pour continuer à lutter contre le terrorisme.
Présidente en exercice du Conseil de l’Union européenne, la France accorde une grande importance au renforcement de la coopération internationale à l’encontre de la menace terroriste. Ainsi, au début du mois, elle a participé activement à New York au travail international de révision de la stratégie mondiale antiterroriste adoptée en septembre 2006 par les Nations unies.
La lutte contre le terrorisme doit être menée sans faille et dans toutes ses dimensions, dans le respect des Droits de l’Homme et du droit international humanitaire, en s’attaquant aux réseaux terroristes, en mettant tout en oeuvre pour prévenir leurs actions mais aussi en agissant sur les causes qui nourrissent l’extrémisme et le terrorisme.
ATTENTAT CONTRE M. SALEH ARIDI AU LIBAN : DECLARATION DE LA PRESIDENCE DU CONSEIL DE L’UNION EUROPEENNE
"La Présidence du Conseil de l’Union européenne condamne avec la plus grande fermeté l’attentat qui a coûté la vie à M. Saleh Aridi, membre du bureau politique du Parti démocratique libanais, et qui a fait plusieurs blessés.
Elle présente ses condoléances à la famille de M. Aridi ainsi qu’à ses proches.
Toute la lumière devra être faite sur cet attentat. La Présidence du Conseil de l’Union européenne tient à réaffirmer son engagement aux côtés du Liban dans sa lutte contre l’impunité des auteurs et commanditaires des actes terroristes.
La mise en oeuvre du processus de sortie de crise initié par l’accord de Doha, qui vient d’enregistrer une nouvelle étape avec l’annonce de l’ouverture du dialogue national, doit se poursuivre.
L’Union européenne continuera de prendre toute sa part dans les efforts entrepris en faveur de la souveraineté, de l’indépendance et de l’unité du Liban, essentielles à la stabilité de la région".
(Avez-vous une réaction à l’assassinat d’une personnalité politique libanaise, M. Saleh Aridi, hier soir ? Pensez-vous qu’il faut l’inscrire dans le cadre de la mission d’enquête internationale conduite par le juge Daniel Bellemare ?)
Je viens de faire une déclaration au titre de la Présidence du Conseil de l’Union européenne sur ce sujet.
S’agissant de votre deuxième question, il appartient à la Commission d’enquête internationale de déterminer le champ qu’elle estime nécessaire à son enquête.
AUDIOVISUEL EXTERIEUR
(Concernant l’avenir de l’audiovisuel extérieur au sein du ministère : la direction de l’Audiovisuel extérieur va-t-elle effectivement disparaître à la fin de l’année ? Il serait question de la mise en place d’un bureau des médias au sein de la direction de la Coopération culturelle et du français, qu’en est-il réellement ? Quand cela va-t-il être mis en place ? Sera-t-il effectivement dirigé par Marguerite Hitier ? Que deviendront Richard Boidin et Etienne Fiatte ? Une partie des compétences actuelles de la DAE va-t-elle être transférée au ministère de la Culture et de la Communication ? Une partie des salariés du bureau du cinéma (5 sur 13 ?) doit être transférée à CulturesFrance. Quand cela aura-t-il lieu ? Quelles seront les compétences de CulturesFrance en matière de cinéma ? Un certain nombre d’attachés audiovisuels ne sont pas remplacés quand ils quittent leur fonction. Quel est l’avenir du réseau d’attachés audiovisuels tel qu’il existait jusqu’à maintenant ? Comptez-vous faire perdurer cette fonction au sein des ambassades ? Si oui, selon quels critères (géographiques, économiques…), avec quelles missions ? Et, en ce cas, combien souhaitez-vous en conserver ? Si non, comment envisagez-vous la poursuite des missions qu’ils accomplissaient dans le secteur des médias ?)
Comme toutes les directions composant la direction générale de la Coopération internationale et du Développement, la direction de l’Audiovisuel extérieur (DAE) sera refondue dans les prochains mois dans la nouvelle direction générale chargée de la Mondialisation et des Partenariats.
L’organisation détaillée de cette nouvelle direction générale n’est pas encore arrêtée.
Il n’est pas envisagé de transférer au ministère de la Culture et de la Communication tout ou partie des compétences actuelles de la DAE.
Le transfert à CulturesFrance des activités de diffusion culturelle à l’étranger du cinéma et du documentaire français aura lieu dans les prochains mois.
Les attachés audiovisuels constituent un atout essentiel pour notre politique d’influence, au travers notamment de la promotion de l’audiovisuel français à l’étranger - notre dispositif est un soutien précieux pour les entreprises françaises du secteur - et de l’appui aux médias et aux professionnels du Sud.
Comme toutes les missions de l’Etat à l’étranger, ce dispositif doit être périodiquement adapté aux évolutions de notre environnement international, particulièrement rapides dans le secteur des médias.
C’est une mission qui perdurera au sein de notre réseau diplomatique et consulaire. Les relèves des attachés audiovisuels en poste à l’étranger sont effectuées de manière tout à fait habituelle.
GEORGIE
(Le ’’président’’ ossète Edouard Kokoïty a annoncé que la région séparatiste géorgienne d’Ossétie du Sud, dont la Russie a reconnu en août l’indépendance, va entrer dans la Fédération de Russie. Quelle est votre réaction ? M. Kokoïty peut-il participer aux discussions internationales du 15 octobre à Genève après une telle annonce ? Estimez-vous inquiétantes les déclarations contradictoires de M. Kokoïty sur une annexion de l’Ossétie du Sud par la Russie ? M. Kokoïty est revenu totalement sur sa déclaration, moins de deux heures après, assurant que l’Ossétie du Sud ’’n’a pas l’intention d’entrer dans la Fédération de Russie’’.)
Je vous rappelle la position de l’Union européenne et de la communauté internationale qui ont condamné la reconnaissance par la Fédération de Russie de la proclamation unilatérale d’indépendance par les autorités auto-proclamées d’Ossétie du Sud, comme d’ailleurs d’Abkhazie.
La Présidence du Conseil de l’Union européenne rappelle fermement son attachement à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Géorgie dans ses frontières internationalement reconnues.
Concernant votre deuxième question, les discussions internationales prévues au point 6 de l’accord du 12 août 2008 débuteront à partir du 15 octobre à Genève, conformément au résultat des discussions du 8 septembre. Elles porteront notamment sur les modalités de sécurité et de stabilité dans la région et sur la question des réfugiés et déplacés. Les discussions préparatoires qui portent sur le cadre, le format et la participation à ce processus viennent de commencer.
En réponse à votre troisième question, il ne m’apparaît pas nécessaire de commenter ces déclarations contradictoires.
(La Russie a annoncé qu’elle va maintenir environ 3.800 soldats en Ossétie du Sud. Moscou a précisé qu’il laissera 3.800 soldats également en Abkhazie. S’agit-il d’une violation de l’accord de cessez-le-feu du 12 août, ainsi que des accords précédents limitant le nombre de soldats que la Russie peut déployer dans ces territoires ?)
Comme nous l’avons souligné hier, nous nous en tenons à l’accord du 8 septembre sur la mise en oeuvre de l’accord du 12 août.
Il prévoit notamment le retrait complet des forces de paix russes hors des zones adjacentes à l’Ossétie du Sud et à l’Abkhazie sur leurs positions antérieures au début des hostilités.
Dans cette perspective, nous travaillons activement à la mise en place des missions d’observation internationales qui permettront que soit appliqué le point 5 de l’accord du 12 août.
RUSSIE/VENEZUELA
(Deux bombardiers stratégiques russes se trouvent depuis mercredi au Venezuela pour des ’’vols d’entraînement’’, deux jours après que la marine russe eut annoncé des manœuvres navales conjointes pour novembre dans les Caraïbes. La France, présente militairement aux Antilles, craint-elle que ces déploiements se traduisent par une déstabilisation de cette région dans un contexte international déjà très tendu ?)
Chaque année, les ports vénézuéliens accueillent des navires de guerre étrangers qui y font escale.
La France pour ce qui la concerne organise deux à trois escales par an au Venezuela. Il s’agit de bâtiments stationnés dans les départements français d’Amérique.
De la même façon, la France et le Venezuela procèdent régulièrement, dans le cadre de leur programme annuel de coopération, à des échanges d’unités. Des unités vénézuéliennes participent ainsi chaque année aux exercices organisés par la France dans les Antilles.
S’agissant d’une possible escale de navires russes dans les ports du Venezuela, ou du passage de bombardiers stratégiques, ceci relève d’une décision de ce pays qui n’appelle pas de commentaire de la part de la France.
Si nous n’avons pas à commenter la coopération bilatérale entre deux Etats, nous attirons l’attention sur le fait que rien ne doit être fait qui soit de nature à susciter inquiétudes et tensions dans la région./.