(05 septembre 2008)
Au point de presse de ce jour, le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères et européennes a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :
REUNION INFORMELLE DES MINISTRES DES AFFAIRES ETRANGERES DE L’UNION EUROPEENNE ("GYMNICH")
Puisque nous parlons des programmes, vous savez que le Gymnich a démarré sur les chapeaux de roue : les ministres sont en ce moment-même à bord d’un TGV spécial qui les conduit de Roissy, où le ministre a accueilli ses homologues, à Avignon. Donc, dans ce cadre à la fois écologique, rapide et amical, les discussions, entretiens bilatéraux ou par petits groupes ont déjà commencé. Le programme continuera cet après-midi à 14h30 selon l’ordre du jour que nous vous avons indiqué hier.
(Comment le train est-il organisé notamment pour la presse ?)
Les ministres sont dans une voiture spécifique où ils sont seuls. Ensuite, il y a une voiture restaurant, comme dans tout TGV qui se respecte, qui permet, outre d’éventuellement consommer les produits qui s’y trouvent, d’avoir des discussions informelles, amicales, par petits groupes. Ensuite, il y a une ou deux voitures avec les membres des délégations. En même temps, vous savez que ces délégations sont réduites parce que le ministre était très attaché à restaurer le climat initial de ces rencontres Gymnich, très informel, très réduites autour des ministres de manière à leur permettre d’aller directement et très en profondeur dans l’examen des sujets.
Il y a également deux voitures pour la presse car nous avons pu convier un petit groupe de journalistes à la fois bruxellois, accrédités auprès des institutions européennes, et basés en France afin de leur permettre de voyager à bord du même train.
Sur place, il y a évidemment toutes les facilités pour la presse. Il y a un centre de presse, des salles de conférences de presse à la fois pour la Présidence et pour les délégations qui souhaiteront s’exprimer à telle ou telle occasion. Aux dernières nouvelles, il y avait un peu plus de 450 journalistes accrédités pour cet événement.
Le ministre tiendra deux conférences de presse, une ce soir, à l’issue de la première séance de travail qui est consacrée aux relations entre l’Union européenne et les Etats-Unis, et l’avenir de cette relation. Puis, demain après le déjeuner, en clôture de la réunion du Gymnich.
ASSISTANCE FRANCAISE AUX POPULATIONS SINISTREES EN HAITI
La France est solidaire de Haïti dans la terrible épreuve qu’elle rencontre à la suite du passage de l’ouragan Hanna.
En réponse à la grave situation humanitaire et à la demande d’aide des autorités locales, le ministre Bernard Kouchner a décidé l’envoi ce jour d’un détachement de cinq personnes de la Sécurité civile pour procéder à une évaluation des dommages et de la réponse à y apporter.
Par ailleurs, la frégate Ventôse de la Marine nationale, bâtiment équipé d’un hélicoptère de reconnaissance, a appareillé cette nuit de Saint-Domingue et se dirige vers Port au Prince où elle devrait arriver dès demain. Ce bâtiment permettra de procéder à un survol des zones concernées afin de faire un bilan de la catastrophe et d’orienter l’aide vers les régions les plus touchées.
L’envoi de matériels d’aide humanitaire pré-stockés en Martinique est d’ores et déjà envisagé à l’issue de cette évaluation.
Les premières estimations portent à 300.000 le nombre de personnes sinistrées ou déplacées dans la zone des Gonaïves.
INDE/INONDATIONS
La France exprime toute sa sympathie aux populations de l’Etat indien du Bihar, affecté par de dramatiques inondations.
Afin de témoigner concrètement sa solidarité, la France a décidé d’accorder une subvention de 100 000 euros à l’ONG française ACTED pour répondre à la situation d’urgence créée par les inondations récentes dans la province du Bihar. Cette subvention permettra la prise en charge de 2000 familles pendant 4 mois dans les domaines de l’aide alimentaire d’urgence, de l’eau et de l’assainissement, de l’hygiène et de la fourniture d’abris en situation d’urgence.
Il convient également de rappeler les annonces faites par la Commission européenne d’une mobilisation du programme ECHO, qui prévoit de consacrer un million d’euros pour venir en aide aux populations concernées auxquels s’ajoutent un million d’euros pour les réfugiés tibétains présents dans cette région et affectés par la situation.
(L’aide européenne va également aller à des ONG ou bien au gouvernement ?)
Elle va essentiellement aller à des ONG - OXFAM, Save the Children, CARE, etc. - mais également à des institutions des Nations unies comme l’UNICEF.
(Est-ce que cela démontre un manque de confiance dans les autorités ?)
Absolument pas. Tout cela se fait évidemment en étroite liaison avec les autorités du Bihar, mais vous remarquerez que le gouvernement central indien n’a pas exprimé d’appel à l’aide internationale. C’est un appel qui émane des autorités provinciales et donc en liaison avec ces autorités provinciales et les ONG qui travaillent sur place bien évidemment avec l’accord et la coopération des autorités provinciales, nous versons ces subventions ou ces aides.
SENEGAL/INONDATIONS
Vous aurez également vu qu’il y a eu des inondations au Sénégal ces jours-ci. Notre ambassadeur, en liaison avec le président Wade, est en train d’évaluer la situation pour voir ce que nous pourrions faire en cas de demande des autorités sénégalaises.
(Sur l’aide au Sénégal, est-ce que vous pourriez à ce stade nous dire à quelle échéance elle pourrait se mettre en place et quelle forme elle prendrait ?)
Non. C’est malheureusement prématuré. Je le mentionnais parce que je faisais un recensement de notre réponse à des événements de type catastrophes naturelles qui se sont produits ces derniers jours, ces dernières heures. Nous sommes en train d’étudier la situation, de voir avec les autorités sénégalaises quels sont les besoins qu’elles pourraient exprimer et ensuite nous aviserons et nous déciderons de ce que nous pouvons faire mais il va de soi que nous allons témoigner de notre solidarité avec les autorités et le peuple sénégalais.
FRANCE/ ALLEMAGNE
Le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, M. Jean-Pierre Jouyet, participe le 8 septembre à la 8ème Conférence des ambassadeurs allemands à Berlin.
Il sera plus particulièrement invité à s’exprimer dans le cadre d’un débat consacré aux questions institutionnelles, auquel sont également associés ses homologues néerlandais et irlandais.
M. Gunter Gloser, ministre délégué chargé des Affaires européennes, avait lui-même participé à la 16ème conférence des ambassadeurs français, les 28 et 29 août.
FRANCE/RUSSIE
(Concernant le déplacement du président de la République, c’est l’Elysée qui organise le briefing ?)
En bonne logique, c’est effectivement l’Elysée qui vous en dira plus.
Vous savez qu’il y a eu le Conseil européen extraordinaire qui s’est tenu lundi dernier à Bruxelles et au terme duquel un mandat a été confié au président de la République qui sera accompagné du ministre, Bernard Kouchner, mais également au président de la Commission européenne et au Haut Représentant pour la Politique étrangère et de sécurité commune, de se rendre à Moscou et à Tbilissi.
L’objet principal de ce déplacement et des entretiens, c’est l’application du plan en six points et plus particulièrement le retrait sans délai de toutes les forces militaires russes au-delà des lignes antérieures au déclenchement du conflit.
Le deuxième point qui sera discuté, c’est le mécanisme international de supervision prévu au point cinq du plan en six points, et puis il faut commencer à travailler sur les perspectives de discussions internationales sur les modalités de sécurité et de stabilité en Abkhazie et en Ossétie du sud. Là encore c’est un point important de l’accord, c’est le point numéro six.
(Pouvez-vous nous confirmer un projet de conférence internationale sur la sécurité dans cette région avec des participants comme la Turquie par exemple ?)
Non, je ne confirme pas la tenue d’une conférence internationale sur la sécurité dans la région. Il y a plusieurs initiatives ou projets qui ont été proposés. Il y a d’abord la conférence internationale sur la reconstruction de la Géorgie, il y a également cette initiative turque sur la stabilité dans la région de la mer Noire à laquelle nous avons exprimé notre appui et qui sera sans doute discutée avec M. Babacan demain matin à Avignon au moment du Gymnich puisque le ministre turc des Affaires étrangères sera présent avant de se rendre à Erevan pour le match de football.
(Dans quelle enceinte sera discutée le statut de l’Abkhazie et de l’Ossétie du sud ?)
Dans le cadre de discussions internationales dont le format n’est pas encore décidé. C’est tout l’objet des entretiens que nous avons à la fois avec les Russes, avec les Géorgiens, avec nos partenaires européens et américains et également avec l’OSCE et les Nations unies.
C’est un format qu’il faudra définir de manière ad hoc.
(Mais est-ce que c’est inclus dans le troisième point que vous avez cité parmi les trois points de l’objet des discussions ?)
Dans le plan en six points, il est prévu d’engager des discussions internationales sur la sécurité et la stabilité. C’est de cela dont nous allons parler à Moscou et à Tbilissi sans avoir déjà pré-arrêté le format de ces discussions internationales.
FRANCE/SYRIE/PROCHE-ORIENT
(Est-ce que vous avez une réaction au niveau français ou en tant que Présidence française du Conseil de l’Union européenne à la démission d’un négociateur israélien dans les pourparlers ?)
Non, je n’ai pas de réaction particulière à la démission du négociateur israélien. C’est une décision interne à l’administration israélienne sur laquelle nous n’avons pas de commentaire.
Vous savez qu’évidemment nous apportons un appui très fort au processus qui s’est engagé entre la Syrie et Israël en matière de négociations indirectes sous l’égide de la Turquie. Cela a été clairement réaffirmé ces dernières 48 heures par le président de la République à Damas. Il l’a dit à la fois au président Bachar El Assad et lors de la réunion à quatre qui s’est tenue hier matin à Damas avec le président syrien, qui est le président en exercice du Sommet de la Ligue arabe, avec le Premier ministre turc, celui sous l’égide duquel se déroulent les négociations indirectes, et avec l’émir du Qatar qui est le président en exercice du CCEAG, le président étant lui-même le président en exercice du Conseil de l’Union européenne.
Il y a une manifestation de soutien clair et réaffirmé à ce processus de négociations.
(Vous comptez intervenir auprès des Israéliens pour encourager M. Olmert à remplacer le négociateur rapidement ? Vous allez jouer un rôle ?)
Ce n’est pas à nous d’intervenir dans un processus de décision administrative ou de nomination administrative interne au gouvernement israélien. Comme je viens de le dire, nous appuyons et nous avons exprimé notre disponibilité à jouer un rôle plus concret si cela était souhaité dans ce processus de négociations.
Par ailleurs, vous savez également que le ministre, qui avait dû renoncer à l’étape israélienne, palestinienne et égyptienne de son déplacement au Proche-Orient il y a quinze jours pour cause de crise en Géorgie, a bien l’intention, dès que possible, de faire ces trois étapes pour compléter ses entretiens sur la situation au Proche-Orient.
(Quand va-t-il y aller ?)
Je ne sais pas, mais dès que l’on trouvera une date, le ministre ira là-bas.
(C’est une question d’agenda ?)
Oui, c’est clairement une question d’agenda puisque cela a été programmé et que cela a été reporté.
(Peut-on avoir un premier bilan de la visite du président de la République en Syrie ?)
Là aussi vous n’ignorez pas les règles qui régissent la communication et l’expression publiques françaises. C’est un voyage du chef de l’Etat. Le président de la République s’est exprimé lors de conférences de presse et d’une intervention devant la communauté française sur son voyage et ses entretiens.
Je peux vous dire qu’effectivement, pour dresser un compte-rendu ou un résumé, c’est une visite qui correspondait à un engagement qui avait été pris par le président de la République, le 12 juillet à Paris, lorsqu’il avait reçu le président Bachar El Assad venu ici pour le sommet de l’Union pour la Méditerranée.
Cette visite correspond à un constat, il y a eu une évolution positive de l’attitude de la Syrie au plan régional avec en particulier la normalisation en cours avec le Liban, les pourparlers indirects avec Israël et également le fait que Bachar Al Assad ait accepté de transmettre à l’Iran un certain nombre de messages que nous souhaitions adresser à Téhéran. Donc c’est une nouvelle relation qui se construit avec à la fois une volonté d’approfondir notre coopération bilatérale, notamment dans le domaine économique et culturel, mais également d’obtenir confirmation et concrétisation dans les différents domaines que je mentionnais de cette nouvelle attitude syrienne, et d’encourager cette tendance positive.
J’ajoute que, comme le président l’a dit lui-même, tous les sujets d’intérêt commun ont été évoqués et que, notamment, le président de la République a soulevé la question des Droits de l’Homme.
(La France a-t-elle des informations selon lesquelles Israël se préparerait à frapper l’Iran ?)
Nous avons connaissance comme vous des déclarations qui ont été faites par un certain nombre de personnalités publiques et gouvernementales israéliennes et qui vont dans les deux sens. Vous avez vu ce que le président a dit de cette possibilité : il faut l’éviter à tout prix. Vous aurez remarqué combien il a exhorté l’Iran à répondre aux demandes du Conseil de sécurité et de la communauté internationale.
(Donc, vous bâtissez votre mise en garde seulement sur des déclarations faites dans la presse israélienne ou bien avez-vous des informations officielles ?)
Nous avons vu un certain nombre de déclarations qui vont dans les deux sens, vous l’aurez remarqué, de la part de personnalités israéliennes. Ce que nous souhaitons, c’est éviter cette alternative de la bombe iranienne ou du bombardement de l’Iran. Alternative catastrophique ainsi que l’a dit également le président.
(Le président a parlé de divergences entre lui-même et le président Assad, peut-on connaître ces divergences ?)
Je peux vous parler des positions françaises. Les positions syriennes ont été exprimées par le président Bachar Al Assad lors de la conférence de presse et à d’autres occasions. Ce que je peux vous dire, c’est que le président a voulu engager la Syrie à poursuivre sur la voie de la normalisation avec le Liban, après les décision qui ont déjà été prises et, en particulier, que l’échange d’ambassadeurs intervienne dans les délais qui ont été annoncés. Par ailleurs, il a insisté sur les autres aspects de la relation syro-libanaise qui sont importants pour nous, à savoir la démarcation de la frontière ou la révision des traités bilatéraux.
De plus, sur le plan de la relation syro-israélienne, ainsi que je l’indiquais tout à l’heure, il a témoigné de notre disponibilité, le moment venu et si c’était souhaité, pour jouer en tant que Français, mais aussi en tant qu’Européens, un rôle concret dans l’accompagnement des négociations.
Sur le plan bilatéral, je rappelle que, même si ce n’était pas la dimension première de la visite du président qui était une visite essentiellement politique, il y avait la volonté d’ouvrir une nouvelle page dans nos relations, compte tenu des évolutions positives que je rappelais et cette nouvelle page se déclinera en un certain nombre de coopérations, de manifestations concrètes, à la fois dans le domaine économique et dans le domaine culturel et de la coopération.
Dans le domaine économique, vous avez vu que Total, puisque Christophe de Margerie accompagnait le président de la République, a signé des accords. C’est évidemment un développement important de notre relation économique. Par ailleurs, à l’occasion de la visite du président, un accord a été signé qui ouvre la voie à des opérations de l’Agence Française de Développement en Syrie, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.
Donc, nous jetons les bases d’un approfondissement de notre relation bilatérale, notamment sur le plan économique et culturel et j’ajoute que le président a également inauguré le nouveau Lycée français de Damas, le Lycée Charles de Gaule, ce qui est évidemment un symbole, une incarnation tout à fait importante de la relation franco-syrienne au plan culturel et éducatif.
(Le président a donc été en Syrie en tant que président en fonction de l’Union européenne. Est-ce bien cela ?)
Non, je n’ai pas dit cela.
(Au sommet, vous dites que le président…)
Je l’ai évoqué pour le sommet quadripartite. Mais la partie non quadripartite était vraiment une visite bilatérale de la France en Syrie, du président de la République française en Syrie puisque vous savez que nous avons un accord d’association avec la Syrie qui est en panne puisqu’il n’a pas été ratifié.
Il n’y a pas une position, il n’y a pas un cadre commun à 27 pour la définition de notre relation avec la Syrie.
(Voilà le but de ma question car il y a des divergences entre certains pays européens et la France quant à ces relations avec la Syrie. Pouvez-vous nous en parler ?)
Vous savez qu’il existe un accord d’association qui a été paraphé en 2004, il faut donc le signer. Et la question qui se pose est de savoir ce que l’on fait.
Signe-t-on un document qui date d’il y a quatre ans alors que les choses ont évidemment évolué depuis ou bien se lance-t-on dans la négociation d’un nouveau texte qui tienne compte des réalités nouvelles ?
Ce que nous souhaitons en tout cas, c’est parvenir à adopter un cadre de coopération qui permette de relancer la relation entre l’Union européenne et la Syrie. C’est le souhait de la France et nous aurons l’occasion d’en parler avec nos partenaires de l’Union européenne. Je n’exclue pas d’ailleurs que ce soit le cas notamment demain, lors de la discussion au Gymnich autour des sujets du Proche-Orient.
(Peut-on dire après cette visite que désormais la France fait totalement confiance à la Syrie dans sa gestion des trois dossiers que vous mentionniez tout à l’heure ? Ne ressentez-vous pas une petite pointe de déception car tous les propos du président syrien n’apportent rien de nouveau par rapport à ce qu’il avait dit durant sa visite à Paris au mois de juillet ?)
Je répondrai en disant que cela dépend des domaines. Que le président syrien ait redit des choses qu’il avait déjà dites, peut-être, mais depuis le mois de juillet, il y a aussi eu un certain nombre de développements concrets sur le terrain, s’agissant des relations entre la Syrie et le Liban, le sommet avec le président Sleiman, l’établissement de relations diplomatique et la confirmation d’un échange d’ambassadeurs d’ici à la fin de l’année.
Le président Assad l’avait dit à Bernard Kouchner lorsqu’il était à Damas pour préparer la visite du président de la République.
D’autre part, s’agissant de l’Iran, il y a la transmission de messages que nous souhaitions faire passer à l’Iran et que le président Assad a transmis lors de son déplacement dans ce pays.
S’agissant de toutes ces questions et de tous les volets de notre relation, nous avons évidemment une démarche à la fois constructive et engageante, mais aussi vigilante parce qu’il y a eu des avancées et des progrès qui demandent à être confirmés et complétés.
(Avec un peu de chance, vous serez peut-être moins discret avec ma réponse sur l’Iran ; concernant le message que vous avez demandé au président Assad de transmettre aux Iraniens, a-t-il déjà été transmis, si oui, quand ?)
Oui, vous savez que le président de la république, lorsqu’il avait reçu le président Assad à Paris le 12 juillet, lui avait demandé de se faire le relais de notre inquiétude et de la nécessité pour l’Iran de rétablir la confiance et donc de répondre aux préoccupations de la communauté internationale et à l’offre des 3+3, transmise par Javier Solana.
Depuis, le président syrien est allé à Téhéran, il a eu des entretiens là-bas et il nous a dit qu’il s’était fait l’interprète, qu’il s’était fait le relais de nos préoccupations.
ENSEIGNEMENT FRANCAIS A L’ETRANGER
(Concernant l’inauguration du lycée français, a-t-on une idée du pourcentage d’élèves français et d’élèves étrangers et est-ce, généralement, une règle pour les lycées français à l’étranger d’équilibrer la proportion d’élèves français et étrangers ou bien cela peut-il varier selon les pays ?)
Tout d’abord, malheureusement, pour répondre à la première question, je ne connais pas le chiffre des effectifs ni la répartition. Je peux vous l’indiquer très vite. Mais il n’y a pas de règles ou de quotas qui fixent les proportions d’élèves français, nationaux du pays et étrangers tiers dans tel ou tel établissement d’enseignement français à l’étranger.
(Le changement des tarifs des étudiants et des élèves dans les lycées Français à l’étranger a-t-il déjà été décidé ?)
Il a été annoncé dans le cadre de la campagne électorale par le président de la République qui à l’époque était candidat. Il a été confirmé par des décisions qui sont en train d’être mises en oeuvre par le gouvernement et qui visent à la gratuité de la scolarité pour les enfants français scolarisés dans des établissements d’enseignement français à l’étranger.
Mais nous faisons cela de manière graduelle et progressive en commençant d’abord par la Terminale, ce qui a été fait à la rentrée 2007, et maintenant la gratuité de la scolarité s’applique à la Première depuis cette rentrée.
TOGO
(M. Joyandet était à Lomé lundi et mardi où il a rencontré le président Faure, il est prévu une rencontre ici à Paris avec le leader de l’opposition. Cette démarche prend-elle la forme d’une médiation française, quel est le sens de cette démarche ?)
Le sens de cette démarche est que la France, à l’occasion de la visite du secrétaire d’Etat Alain Joyandet à Lomé, a exprimé à la fois, je dirai, un soutien politique à la voie démocratique dans laquelle s’est engagée le Togo et un soutien économique, sous la forme de la signature d’un document cadre de partenariat qui prévoit une aide importante, une augmentation importante de notre aide à l’égard du Togo, je crois que c’est 140 millions d’euros sur quatre ans.
L’entretien avec M. Olympio vise à compléter les contacts que nous avons avec l’ensemble des forces politiques togolaises mais il ne s’agit pas pour nous d’exercer une médiation.
Il y a un jeu politique démocratique qui existe au Togo et, évidemment, nous l’encourageons. Ce n’est pas une médiation.
SOMALIE/PIRATERIE MARITIME
(Concernant le voilier français au large de la Somalie, avez-vous des informations sur les otages, sur la négociation et les tractations éventuelles pour les faire libérer ? Je note que ces otages ont pu parler à leur famille qui réside en Polynésie pour dire qu’ils allaient bien. Avez-vous des indications le confirmant, êtes-vous en contact téléphonique car l’on peut penser que s’ils ont appelé ou communiqué par téléphone avec leurs enfants, ils se sont aussi entretenus avec vos services ?)
Comme vous, j’ai vu ou entendu les déclarations de la fille de nos compatriotes qui sont actuellement victimes d’un acte de piraterie au large des côtes somaliennes. Mais, encore une fois, vous connaissez notre règle de conduite, et ce pour l’intérêt-même de la sécurité de nos compatriotes, pour l’intérêt-même des efforts que nous menons. Notre ligne de conduite a été la discrétion, comme chaque fois qu’il en va d’une affaire de prise d’otages ou de piraterie.
Nous sommes mobilisés à Paris, nous sommes mobilisés dans la région, notamment par l’intermédiaire de notre ambassade au Kenya. Tous les services parisiens qui sont concernés par cette affaire sont mobilisés et au travail.
Nos efforts convergent vers un objectif qui est celui de la libération de nos compatriotes qui sont retenus et toute indication de notre part, factuelle ou non, ne ferait que gêner et entraver la poursuite de nos efforts.
C’est une règle de conduite habituelle.
(Dans ce contexte de prudence dans vos déclarations, que je comprends, comment expliquez-vous que l’armée française, elle, fasse part de sa disponibilité pour une éventuelle mission de sauvetage et envoie un message ?)
Comme vous, j’ai vu les déclarations de l’état major, il a rappelé les moyens qui étaient disponibles dans la région. Je ne crois pas qu’il soit allé plus loin dans l’expression d’une intention quelconque.
(Quant aux propos d’un responsable kenyan sur une éventuelle demande de rançon qui se monterait à un milliard de dollars, je vous pose la question ?)
Là encore, question légitime mais réponse habituelle, la discrétion est évidemment tout à fait de mise dans l’intérêt-même, j’insiste, de la sécurité de nos compatriotes.
Bernard KOUCHNER
Lundi 8 septembre 2008
Déplacement en Russie et en Géorgie avec le président de la République
Mardi 9 septembre 2008
08h00 - Sommet Union européenne/Ukraine avec le président de la République (Evian)
18h30 - Inauguration de l’exposition photographique "Paludisme", en présence de Mme Michèle Barzach (Ponts des Arts)
Mercredi 10 septembre 2008
10h00 - Conseil des ministres
12h30 - Déjeuner à l’invitation du président de la République avec le président du Parlement européen et les présidents des groupes politiques du Parlement européen (Elysée)
17h00 - Entretien avec Mme Karen Abu Zayd, commissaire générale de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA)
18h15 - Entretien avec M. Hor Namhong, vice-Premier ministre, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération du Cambodge
20h00 - Repas de "rupture du jeûne" avec les ambassadeurs musulmans à Paris
Vendredi 12 septembre 2008
09h00 - Réunion du "Comité d’orientation sur les questions européennes" avec M. Jean-Pierre Jouyet
12h00 - Accueil du Pape Benoît XVI à l’Elysée
Jean-Pierre JOUYET
Lundi 8 septembre 2008
Déplacement à Berlin à l’occasion de la Conférence des ambassadeurs allemands
Mardi 9 septembre 2008
Sommet Union européenne/Ukraine avec le président de la République (Evian)
Mercredi 10 septembre 2008
10h00 - Conseil des ministres
12h30 - Déjeuner à l’invitation du président de la République avec le président du Parlement européen et les présidents des groupes politiques du Parlement européen (Elysée)
15h30 - Inauguration de la Carte de l’Europe (Champ de Mars)
18h00 - Remise de décoration à M. Jean-Louis Bourlanges, ancien parlementaire européen, ancien Président du Mouvement Europe France et membre du Comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions
Jeudi 11 septembre 2008
10h30 - Rencontre interparlementaire sur le thème "Europe : migrations et intégration" (Bruxelles, Parlement européen)
17h00 - Intervention de clôture de la Conférence des villes européennes, organisée par l’Association des maires des grandes villes de France (Paris, Hôtel de Ville)
Vendredi 12 septembre 2008
9h00 - Réunion du Comité d’orientation sur les questions européennes
12h00 - Accueil du Pape Benoît XVI à l’Elysée
Rama YADE
Lundi 8 septembre 2008
15h15 - Entretien avec M. Rohitha Bogollagama, ministre des Affaires étrangères du Sri Lanka
Mardi 9 septembre 2008
16h30 - Entretien avec les responsables de la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH)
Mercredi 10 septembre 2008
12h00 - Entretien avec M. Pierro Fassino, Représentant spécial de l’Union européenne pour la Birmanie
15h30 - Entretien avec Mme Sihem Habchi, présidente de l’association "Ni putes, ni soumises"
17h30 - Entretien avec l’association "Act Up"
Jeudi 11 septembre 2008
11h30 - Réception offerte par le Premier ministre à l’occasion de la remise du Prix de l’Audace Créatrice 2008 (Matignon)
Vendredi 12 septembre 2008
12h00 - Accueil du Pape Benoît XVI à l’Elysée
Après-midi - Déplacement à Metz dans le cadre du "Tour de France des Droits de l’Homme"
Alain JOYANDET
Mardi 9 septembre 2008
17h00 - Clôture de la Table Ronde "amis du Fonds Mondial Europe" en présence de Mme Michèle Barzach - Palais Bourbon
18h30 - Inauguration de l’exposition photographique "paludisme" (Institut de France)
Mercredi 10 septembre 2008
10h00 - Conseil des ministres
12h45 - Conférence de presse sur la "campagne Objectifs du Millénaire pour le Développement" en présence de M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale, M. Michel Barnier, ministre de l’Agriculture, et M. Jean-Michel Severino, directeur général de l’Agence française de développement (AFD)
14h00 - Remise du flambeau "Genre" par Mme Ulla Tornaes, ministre de la Coopération pour le développement du Danemark
17 h 00 - Entretien avec M. Jean-Paul Delevoye, médiateur de la République
18 h 00 - Entretien avec M. Charles Zacharie Bowao, ministre de la Coopération du Congo-Brazzaville
Jeudi 11 septembre 2008
08 h 45 - Entretien avec Mme Karen Abu Zayd, commissaire générale de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine au Proche-Orient (UNRWA)
10 h 00 - Journées des Volontaires (Marly-le-Roi)
Vendredi 12 septembre 2008
12h00 - Accueil du Pape Benoît XVI à l’Elysée./.