(12 août 2008)
GEORGIE/AIDE HUMANITAIRE
L’Airbus A-340 transportant l’aide humanitaire envoyée le 11 août par la France est arrivé au cours de la nuit dernière à Tbilissi. Cette aide humanitaire a été immédiatement remise à l’ONG française ’’Première Urgence’’, chargée de son acheminement vers les populations touchées par la crise.
L’avion est revenu de Tbilissi ce matin à 8h30 avec 261 personnes bloquées à Tbilissi en raison de l’interruption des vols commerciaux. Se trouvaient à son bord environ 170 ressortissants français ainsi que, notamment, des ressortissants algériens, allemands, autrichiens, belges, britanniques, espagnols, géorgiens et norvégiens.
Une deuxième rotation de l’Airbus A-340 est prévue cet après-midi avec un nouveau chargement d’aide humanitaire française, comprenant du matériel destiné à venir en aide aux personnes victimes du conflit, et notamment des cantines de médicaments. Le départ de cet avion aura lieu vers 13h depuis Roissy.
Comme pour la première rotation, cet appareil transportera lors du vol retour des ressortissants français et européens actuellement bloqués à Tbilissi.
Notre effort d’aide humanitaire se poursuivra dans les prochains jours, en liaison avec nos partenaires de l’Union européenne.
UNION EUROPEENNE/GEORGIE
M. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes, présidera à Bruxelles demain mercredi 13 août à partir de 10 heures un Conseil Affaires générales - Relations extérieures extraordinaire consacré à la situation en Géorgie.
Le ministre rendra compte à ses homologues européens de ses visites à Tbilissi et à Moscou, effectuées avec le ministre finlandais des Affaires étrangères, M. Alexander Stubb, au titre de la présidence en exercice de l’OSCE, et des entretiens du président de la République avec ses homologues russe et géorgien.
Les ministres de l’Union analyseront la situation, y compris sous l’angle humanitaire, et examineront les actions à mener pour promouvoir une solution rapide au conflit.
GEORGIE
(Est-ce que la France est prête à contribuer à des ’’mesures d’accompagnement international’’ dans le Caucase, c’est-à-dire fournir des observateurs ou des troupes pour une force d’interposition en Ossétie du Sud ?)
Nous serions évidemment prêts à examiner favorablement, notamment avec nos partenaires de l’Union européenne, de l’OSCE et des Nations unies, toute mesure de nature à faciliter le règlement de ce conflit et à rétablir la confiance.
(Soutenez-vous l’idée d’une enquête internationale sur ce qui s’est passé la semaine dernière en Ossétie du Sud, étant donné les accusations ce matin de Sergueï Lavrov au regard des troupes géorgiennes qu’il accuse d’avoir attaqué sans provocation leurs collègues russes de la force pour la paix en Ossétie ?)
Vous comprendrez que, le président de la République s’entretenant aujourd’hui à Moscou avec son homologue russe, je ne m’exprime pas sur ce sujet.
(Avez-vous une réaction aux propos du ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht, qui a exprimé des doutes quant à l’efficacité d’une médiation menée par l’Union européenne, estimant que l’OSCE devrait être le ’’premier interlocuteur’’ ?)
Tous les efforts permettant le règlement de ce conflit d’une façon durable sont utiles.
Je vous rappelle que le ministre s’est rendu en Géorgie et en Russie avec le ministre finlandais des Affaires étrangères, président en exercice de l’OSCE.
VISITE DU DALAI-LAMA
(Quel statut a le Dalaï-Lama par rapports aux autorités françaises : a-t-il besoin d’un visa ou autre document pour accéder au territoire national ? Est-ce qu’il y a une rencontre prévue avec un diplomate du Quai d’Orsay ?)
Le Dalaï-Lama effectue actuellement en France une visite pastorale pour rencontrer des fidèles.
Il dispose d’un document délivré par les autorités indiennes aux réfugiés tibétains présents sur leur territoire et dénommé ’’Indian identity certificate’’. Sur ce document, figurait déjà un visa Schengen.
Le conseiller pour les Affaires religieuses du ministère des Affaires étrangères et européennes ainsi qu’un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur responsable des cultes ont accueilli le Dalaï-Lama à son arrivée en France, comme ils le font pour les chefs religieux qui viennent sur le territoire national pour une visite à caractère pastoral. Pour le reste, le programme des rencontres n’est pas encore finalisé.
PROCHE-ORIENT
(Le négociateur palestinien Ahmad Qoreï, n’a pas exclu que les Palestiniens demandent à faire partie d’un Etat binational avec Israël, si l’Etat hébreu continue de rejeter les frontières qu’ils proposent pour un Etat séparé. Il a déclaré qu’une solution à deux Etats ne pourrait voir le jour que si Israël accepte de se retirer de tous les territoires occupés depuis la guerre des Six-Jours en 1967. Quelle est votre réaction ? Pensez-vous qu’un accord de paix est possible avant la fin de l’année ?)
Conformément aux engagements pris à Annapolis, il y a maintenant neuf mois, l’objectif demeure de parvenir d’ici la fin de l’année à la création d’un Etat palestinien viable, indépendant, démocratique et pleinement souverain, vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël.
Nous encourageons les autorités israéliennes et palestiniennes, malgré les inévitables difficultés, à poursuivre résolument les négociations et à aller de l’avant en vue d’un règlement final. Nous réaffirmons notre confiance dans le processus en cours et dans les hommes qui le conduisent.
Pour le reste, le programme des rencontres n’est pas encore finalisé./.