london_paris_panoramic Français English

» Actualités » Déclarations officielles » Points de presse » Point de presse quotidien du porte-parole adjoint du Ministère des Affaires (...)

Point de presse quotidien du porte-parole adjoint du Ministère des Affaires étrangères et européennes

Point de presse - Déclaration du porte-parole adjoint

(31 juillet 2008)

Au point de presse électronique de ce jour, le sous-directeur de la presse du ministère des Affaires étrangères et européennes a répondu aux questions suivantes :

NIGER

(Après des informations alarmantes récemment données par les médias locaux, avez-vous des indications précises sur l’état de santé de Josette Prudhomme et Catherine Dubois, deux ressortissantes françaises détenues depuis plusieurs mois à la prison civile d’Agadez, dans le Nord du Niger ?)

La situation de Mme Prudhomme et de Mme Dubois est suivie avec beaucoup d’attention par notre consulat à Niamey, ainsi que par le Centre de crises du ministère des Affaires étrangères et européennes, qui fait régulièrement parvenir, par la valise diplomatique, des colis de médicaments destinés à Mme Dubois. Un envoi a d’ailleurs eu lieu hier.

Concernant Mme Prudhomme, nous n’avons pas, à ce jour, d’informations sur un éventuel état de santé dégradé.

PROCHE-ORIENT

(Mme Condoleezza Rice a reconnu qu’il serait difficile de parvenir à un accord de paix israélo-palestinien avant la fin de l’année. Une réaction ? Quelle est la réaction de la France et de l’Union européenne à l’annonce du départ d’Ehud Olmert en septembre ? Pensez-vous que cette initiative pourrait avoir des conséquences pour les négociations de paix avec les Palestiniens et les Syriens ?)

S’agissant de votre première question, lors de la Conférence d’Annapolis, il a été décidé de parvenir d’ici la fin de l’année à la création d’un Etat palestinien viable, indépendant, démocratique et pleinement souverain, vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël. Bien évidemment le chemin est difficile et des obstacles subsistent.

Le conflit israélo-palestinien n’a que trop duré. Nous encourageons les autorités israéliennes et palestiniennes, malgré les inévitables difficultés, à poursuivre résolument les négociations et à aller de l’avant en vue d’un règlement final. Nous réaffirmons notre confiance dans le processus en cours.

S’il appartient bien sûr aux dirigeants israéliens et palestiniens de décider du calendrier, nous les encourageons à ne pas perdre de temps : chaque jour passé ne fait qu’ajouter à la complexité de la situation et est synonyme de nouvelles souffrances.

Si on regarde aujourd’hui la situation sur le terrain, il y a des évolutions positives mais elles sont encore insuffisantes au regard des enjeux et des attentes. La vie de tous les jours ne change que trop lentement, cela crée des frustrations et des rancœurs. Les peuples israélien et palestinien ont besoin de gestes de confiance forts, de gestes historiques, d’avancées décisives dans les semaines et les mois à venir.

La question de Jérusalem demeure un élément essentiel du statut final. Je vous rappelle le discours du président de la République à la Knesset : "Il ne peut y avoir de paix, même si je sais combien le sujet est douloureux, sans la reconnaissance de Jérusalem comme capitale de deux Etats et la garantie de la liberté d’accès aux Lieux Saints pour toutes les religions."

C’est aux dirigeants israéliens et palestiniens qu’il appartient de décider quels seront les termes du règlement global et de signer l’accord de paix mais la communauté internationale et notamment l’Union européenne peuvent contribuer à aider les parties par le biais de garanties internationales à la finalisation et à la réalisation de l’accord final.

Dans cette phase essentielle du processus de paix, l’Union européenne et la France disent aux Israéliens et aux Palestiniens : vous n’êtes pas seuls, les efforts que vous allez faire seront douloureux mais nous vous aiderons. Nous sommes disponibles pour, au-delà du simple soutien économique, apporter notre contribution à la mise en oeuvre d’un accord.

La France, dans son rôle actuel de Présidence du Conseil de l’Union européenne, et donc de membre du Quartet, continuera ses efforts pour favoriser des progrès dans le processus de paix. Ce sujet sera naturellement évoqué lors du Gymnich de septembre.

S’agissant de votre seconde question, nous avons pris note de l’annonce par le Premier ministre israélien, M. Ehud Olmert de son intention de ne pas se présenter aux primaires de son parti qui se tiendront dans le courant du mois de septembre. Il s’agit d’une décision de politique intérieure que nous n’avons pas à commenter.

Nous continuerons à apporter tout notre soutien aux autorités israéliennes afin que le processus de paix en cours puisse aboutir, conformément aux engagements pris à Annapolis, à la création d’un Etat palestinien viable, indépendant, démocratique et pleinement souverain, vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël.

IRAN/NUCLEAIRE

(Le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a prôné, hier à Londres, "une réponse ferme" de l’Union européenne à l’égard de l’Iran suite aux déclarations du guide de la révolution iranienne ? Le ministre italien a notamment appelé à appliquer immédiatement la résolution onusienne 1803 au niveau européen. Soutenez-vous cette proposition italienne ?)

Nous sommes en train de finaliser un projet de position commune permettant une mise en œuvre efficace au niveau de l’Union européenne de la résolution 1803 du Conseil de sécurité des Nations unies. Ce projet devrait être adopté dans les prochains jours.

(Une réaction à la déclaration du ministre iranien des Affaires étrangères qui a rejeté toute date butoir et affirmé avoir déjà donné sa réponse à l’offre du groupe 5+1 ?)

M. Mottaki a réaffirmé la volonté de l’Iran de négocier sur le dossier nucléaire, mais ne s’est pas prononcé sur les demandes concrètes des Six concernant les conditions d’engagement des négociations.

M. Javier Solana, avec les Six, a demandé à M. Saeed Jalili, le 19 juillet à Genève, une réponse sous quinze jours à notre proposition de "double gel", qui ouvrirait une période de six semaines de préparation des négociations. Nous n’avons toujours pas reçu de réponse claire à cette proposition.

Nous espérons que l’Iran va préférer la coopération à la perspective d’un isolement croissant, et qu’il nous donnera, dans les prochains jours, la réponse que la communauté internationale attend./.