(16 juillet 2008)
RATIFICATION DU TRAITE DE LISBONNE PAR L’ESPAGNE
La France salue le vote du Sénat espagnol approuvant hier la ratification du Traité de Lisbonne modifiant le Traité sur l’Union européenne et le Traité instituant la Communauté européenne, signé par les 27 Etats membres de l’Union européenne, le 13 décembre 2007. Ce vote, qui fait suite à l’approbation du traité par le Congrès des députés espagnols, le 26 juin dernier, ouvre la voie à la conclusion de la 23ème procédure de ratification du Traité.
PFUE/OSCE/AUTRICHE
Le ministre des Affaires étrangères et européennes présentera le 17 juillet devant le Conseil permanent de l’OSCE les priorités de la Présidence française à Vienne et rencontrera le secrétaire général de l’OSCE, M. Marc Perrin de Brichambaut.
Notre présidence part d’un constat simple : l’Union européenne et l’OSCE partagent les mêmes valeurs et les mêmes principes. Comment renforcer leur complémentarité ?
La Présidence proposera de renforcer la coopération entre l’Union européenne et l’OSCE sur les questions régionales, notamment la prévention des conflits : conflits gelés, Afghanistan. La Présidence soutiendra également la poursuite du travail de l’OSCE au Kosovo, qui remplit une mission importante pour garantir l’avenir démocratique et multi-ethnique du Kosovo, particulièrement pour la préservation des droits des communautés non albanaises.
Une attention particulière sera accordée à l’Asie centrale sous l’angle des questions de sécurité.
La Présidence s’attachera aux trois dimensions de la sécurité : politico-militaire (promouvoir une approche globale de la sécurité), économico-environnementale (soutien de la réflexion lancée par la présidence finlandaise de l’OSCE sur l’avenir de cette dimension) et humaine (60ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, droits des femmes).
A l’occasion de ce déplacement, le ministre des Affaires étrangères et européennes rencontrera Mme Ursula Plassnik, ministre autrichienne des Affaires européennes et internationales, avec laquelle il évoquera les Balkans, le processus de Barcelone/Union pour la Méditerranée et les principales autres questions internationales.
PFUE/OTAN
Le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes, M. Jean-Pierre Jouyet, présente au comité des représentants permanent de l’OTAN, mercredi 16 juillet, les objectifs de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne pour la politique européenne de défense.
Dix ans après le sommet franco-britannique de Saint-Malo qui lui a donné son impulsion initiale, la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD) a acquis une vraie expérience opérationnelle. Près de vingt opérations civiles et militaires ont ainsi été conduites (Balkans, Afrique, Moyen-Orient, Asie).
L’ambition de la Présidence française est de tirer les enseignements de ces missions, et, tant au plan militaire que civil, de doter l’Union des capacités et des instruments de planification et de conduite des opérations adaptés aux besoins des Européens. Cette réflexion doit s’inscrire dans une vision politique renouvelée, fondée sur la complémentarité entre la défense européenne et l’OTAN et aborder les principaux aspects de la politique de défense, notamment : mise à jour de la stratégie européenne de sécurité de 2003, capacités opérationnelles, militaires et civiles, re-dynamisation de l’Agence européenne de défense, marché intérieur des équipements de défense.
VISITE OFFICIELLE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO, M. JOSPEH KABILA (16 et 17 juillet)
Le président de la République démocratique du Congo, M. Joseph Kabila, est en visite officielle en France les 16 et 17 juillet.
Le président Kabila sera reçu en entretien par le président de la République et rencontrera le ministre d’Etat, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire, M. Jean-Louis Borloo, le ministre des Affaires étrangères et européennes M. Bernard Kouchner, ainsi que le président du Sénat, M. Christian Poncelet. Il sera en outre l’invité d’honneur d’un dîner offert ce soir par le ministre des Affaires étrangères et européennes.
Ces entretiens permettront notamment d’aborder la situation intérieure en RDC, les relations bilatérales et les principales crises affectant le continent africain.
Le président Kabila s’entretiendra également avec le Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) M. Abdou Diouf, et rencontrera des entreprises françaises.
Après les évolutions positives, notamment sur le plan de la paix et de la démocratie, réalisées ces dernières années, la République démocratique du Congo est engagée résolument dans la voie de la reconstruction et du développement. Cette visite sera l’occasion de réaffirmer le soutien de la France aux autorités congolaises, notre volonté d’approfondir, sur le long terme, notre partenariat de premier plan avec ce grand pays francophone, et de réaffirmer notre appui aux efforts déployés par le gouvernement congolais pour consolider la paix dans l’Est du pays, à travers les processus de Goma et de Nairobi.
Je vous rappelle les dernières visites de M. Kouchner, ministre des Affaires étrangères et européennes (Kinshasa et Goma, 25-26 janvier 2008), M. Borloo, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire (22-24 mai 2008), et de Mme Yade, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme (Kinshasa, Goma et Bukavu, 7-10 juin 2008).
Un document cadre partenariat d’un montant compris entre 170 et 235 millions d’euros sur 5 ans (2007- 2011) a été signé en mars 2007, qui concentre notre intervention dans les domaines de l’éducation, de la protection de l’environnement et de la biodiversité et de la santé. La France apporte notamment un soutien financier à l’hôpital de Panzi, dans l’Est du pays, spécialisé dans la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes.
Des actions sont également poursuivies dans le domaine de la gouvernance (soutien aux administrations financières et à l’instauration d’un Etat de droit), de l’enseignement du français (la RDC est le deuxième pays francophone au monde et un projet de 5 millions d’euros dans ce domaine va être lancé en 2008), de la diversité culturelle et de l’appui à la société civile.
Face à l’urgence de la situation humanitaire dans l’Est, la France a également triplé son effort dans ce domaine en 2007 (5,5 millions d’euros au profit du PAM, du HCR et d’ONG, faisant de la République démocratique du Congo le premier pays bénéficiaire de l’aide alimentaire française dans le monde). A la suite de la visite du ministre des Affaires étrangères en RDC les 25 et 26 janvier 2008, une aide financière d’urgence d’un montant de 7,4 millions d’euros a été décidée pour 2008.’’
COLOMBIE
(Dans un nouveau reportage, CNN indique avoir vu les images confirmant que les autorités colombiennes ont utilisé des symboles de la Croix rouge et d’autres groupes humanitaires dans l’opération de libération d’Ingrid Betancourt et des autres otages. Les avocats disent que l’utilisation de ces symboles pourrait constituer un crime de guerre au regard des conventions de Genève. Quelle est votre réaction ?)
Si cela est exact, il appartient à la Croix Rouge de se prononcer.
(Selon des documents des FARC publiés par une chaîne de télévision colombienne, la France aurait offert à la guérilla en février 2007 d’ouvrir un centre culturel des FARC en France en échange de la libération d’Ingrid Betancourt, et Jacques Chirac aurait proposé en mars 2007 d’accueillir tout le secrétariat des FARC en France et de leur offrir l’asile politique. Confirmez-vous ces informations ?)
Plusieurs idées ont été envisagées pour contribuer à la libération des otages. S’agissant de l’accueil de membres des FARC dans notre pays, l’approche constante de la France a été de vérifier que cela correspondait à la position des autorités colombiennes et s’inscrivait dans le respect du droit colombien et international./.