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Point de presse quotidien du Porte-Parole du ministère des Affaires étrangères et européennes

Point de presse - Déclaration du porte-parole

(08 juillet 2008)

Au point de presse de ce jour, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères et européennes a fait les déclarations et répondu aux questions suivantes :

SUIVI DE LA CONFERENCE INTERNATIONALE DES DONATEURS POUR L’ETAT PALESTINIEN

Je souhaite tout d’abord vous parler du dîner de suivi de la conférence de Paris sur la Palestine qui a eu lieu hier soir, dîner auquel étaient présents M. Tony Blair et Mme Benita Ferrero-Waldner. M. Gahr Stoere, ministre des Affaires étrangères norvégien, n’était pas là car il était retenu en Norvège mais ses envoyés étaient présents hier soir, y compris son envoyé spécial pour la zone.

En termes de financement, la dynamique est positive puisque sur les 7,7 milliards de dollars qui étaient prévus sur les trois années, plus de 920 millions ont déjà été dégagés en aide budgétaire directe - ce qui depuis six mois a permis de financer le fonctionnement de l’administration palestinienne - et environ un milliard de dollars sur des projets. Deux milliards sur six mois, cela marque la dynamique.

Mais de fortes préoccupations ont également été évoquées par la Présidence française et les trois co-présidences sur les conditions qui permettent le développement économique et social et notamment les questions des restrictions de mouvement. J’insiste sur ce point.

Une prochaine réunion aura lieu en septembre avec ce groupe de suivi. La réunion du groupe ad hoc de liaison, piloté par les Norvégiens, aura lieu également en septembre pendant la semaine ministérielle de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

(A part le constat des difficultés de circulation, avez-vous décidé l’adoption d’une stratégie vis-à-vis d’Israël, comme par exemple, l’envoi de M. Blair pour parler aux Israéliens, pour demander un allégement des conditions de circulation dans la région ?)

Ce n’est pas à moi de vous donner l’agenda de M. Tony Blair. Ce qui a été discuté assez longuement, c’est la manière dont chacun, et de façon complémentaire, pouvait s’engager dans une dynamique qui permette d’avancer sur le sujet.

(Aller plus loin, mais, avez-vous une idée pour réussir ? Vous avez dit que vous aviez dégagé un milliard de dollars, s’agit-il de lancer les projets ou bien s’agit-il d’attendre que les conditions sur le terrain se soient améliorées ?)

C’est un peu les deux. Il y a des projets sur lesquels les financements sont déjà identifiés, c’est ce qui correspond au milliard dont nous parlons, projets pour lesquels la mise en oeuvre est en train d’être explorée. Mais, effectivement, nous rencontrons la difficulté que j’évoquais tout à l’heure.

Par ailleurs, il y a des projets pour lesquels il y a, d’emblée, un besoin d’alléger fortement les limitations mises aux déplacements.

(Il n’y a donc pas de projet, ce sont seulement des idées ?)

Si, bien sûr que si ! Ce milliard concerne des projets précis qui sont en cours de début de mise en oeuvre mais pour lesquels il y a besoin, notamment, que soit répondu clairement aux points évoqués.

(Avez-vous un exemple ?)

La station d’épuration de Brit Lahia.

(Une relance des donateurs qui se sont engagés et qui n’ont rien versé pour le moment est envisagée en septembre ?)

C’est à cela que servent ces réunions de suivi : c’est à indiquer quels sont les obstacles mais aussi à rappeler les uns et les autres à leurs engagements. Le point trois de la déclaration indique que "la priorité dans les mois à venir consistera à obtenir des contributions des membres de la Ligue arabe". Cela ne concerne pas que les pays de la Ligue arabe, puisque certains d’ailleurs ont déjà contribué financièrement, mais l’idée est de renvoyer tout le monde à ses responsabilités et à ses engagements.

(Mais certains pays arabes ont payé !)

Je n’ai pas dit que les pays arabes ne payaient pas. Il y a un besoin de remobiliser beaucoup de gens, y compris les pays de la Ligue arabe et, en tout cas, certains d’entre eux. Je n’ai pas dit que les pays arabes ne payaient pas, certains l’ont déjà fait comme les Emirats arabes unis mais ce n’est qu’un exemple. Il y en a d’autre ! L’Arabie Saoudite, ou l’Algérie.

(L’Autorité palestinienne a-t-elle le droit de payer les fonctionnaires avec cet argent ? Le mois passé, les salaires ont été retardés parce que les Israéliens n’ont pas payé ce qu’ils doivent à l’Autorité palestinienne.)

Les salaires viennent d’être payés. Si mes informations sont exactes et je crois qu’elles le sont, en tout cas, les salaires du mois de juin viennent tout juste d’être payés, il y a 48 heures.

Je vous rappelle que les salaires de ces derniers mois ont été payés.

Par ailleurs, concernant la déclaration du Premier ministre Salem Fayyad à propos de la force arabe envisagée, notre position est très claire. Nous avons dit que nous pensions qu’il était utile, si cela était souhaité - qu’il y ait une force internationale. Nous n’avons pas à choisir les modalités.

Quant à sa configuration, si on opte pour une force arabe, c’est l’une des options qu’il faut regarder très attentivement et positivement sur le principe.

(Le Premier ministre a demandé une force de la Ligue arabe, pas une force internationale !)

C’est ce que je viens de dire et vous aurez remarqué que la Ligue arabe est internationale, cela ne vous a pas échappé.

(inaudible)

Dans le dictionnaire, "internationale" veut dire plusieurs pays, et la Ligue arabe est internationale. C’est l’une des options qu’il faut regarder positivement dans son principe puis voir quelles en sont les modalités et les contours. Ce n’est pas du tout contradictoire avec une force internationale, cela peut être l’expression de la force internationale, cela peut être une composante complémentaire. En tout cas, la proposition ne s’inscrit pas du tout en faux, au contraire, avec la position française.

(Vous avez évoqué le souhait de la France d’envoyer des forces de la Ligue arabe.)

Je n’ai pas dit cela. J’ai indiqué qu’il y a une déclaration de Salam Fayyad, hier sur ce sujet. Je disais simplement que nous accueillons positivement cette proposition qui ne remet pas en cause la position de la France consistant à indiquer que nous sommes favorables à une présence internationale à condition qu’elle vienne en appui des forces de sécurité dans les territoires. Ce n’est pas une proposition française, c’est une réaction française à une déclaration du Premier ministre.

(Est-ce que cette marge peut inclure éventuellement le retour des soldats égyptiens à Gaza et le retour des soldats jordaniens en Cisjordanie par exemple ?)

Question bien trop prématurée. Si cette dynamique s’enclenchait, ce serait évidement d’abord aux protagonistes de décider comment ils le feront.

IRAN - NUCLEAIRE

Toujours dans la même région, un point pour vous rappeler qu’hier, l’ambassadeur d’Iran à Paris est venu apporter la lettre de M. Mottaki qui avait été transmise, dès vendredi, sur la réponse à la proposition des E3+3, portée par les directeurs politiques et Javier Solana il y a maintenant un mois.

Le ministre a reçu l’ambassadeur d’Iran à Paris et lui a expliqué ce qui avait déjà été évoqué c’est-à-dire que, dans le cadre de notre souhait de dialogue, nous accueillions positivement ce courrier. Il était également fait constat du fait qu’il n’y avait pas de mention de la suspension des activités sensibles dans ce courrier et que cela ne correspondait pas à ce que l’on souhaitait, puisque vous savez que c’est un élément majeur pour les Six.

Nous allons maintenant examiner collectivement cette lettre, à six, et nous allons réfléchir à une position commune à six. Comme Javier Solana l’a d’ailleurs annoncé hier à l’issue d’un entretien avec Bernard Kouchner au centre de conférences internationales à l’occasion du séminaire Union européennes/OTAN, il est probable qu’il rencontre les émissaires iraniens avant la fin du mois.

(Allez-vous réagir en tant que président de l’Union européenne sur la question iranienne ?)

Nous allons réagir en concertation avec nos partenaires européens, comme nous le faisons depuis le début et comme nous l’avions fait pour aboutir au texte commun des E3+3.

(Vous dites avoir reçu la réponse vendredi. Nous sommes mardi, devant l’importance du dossier, vous n’avez toujours pas consulté la réponse iranienne pour nous donner quelques éléments, pour nous dire si le vent est favorable ou défavorable ?)

Le sujet est extrêmement important et le mieux est de ne pas se précipiter. Nous nous donnons donc le temps de l’analyse, de la concertation et nous allons voir comment préparer une réponse commune à ce courrier. Cela nous paraît raisonnable de prendre le temps de réfléchir quelques jours à tout cela.

(Mais que proposent exactement les Iraniens ?)

Nous sommes en train d’examiner la réponse qui nous a été faite. Je ne vous en dirai pas plus pour le moment. Notre position constante, très claire, c’est que nous allons réagir à six. La seule chose dont j’ai déjà parlé, qui est importante, c’est qu’il n’y a pas, dans ce courrier - même si nous accueillons positivement le fait qu’il y ait une réponse - mention de la suspension des activités sensibles de l’Iran.

(Est-ce que cette réponse iranienne est de nature à favoriser le lancement d’un dialogue ?)

C’est précisément cela que nous sommes en train d’examiner.

(Bernard Kouchner a parlé d’optimisme)

Bernard Kouchner a dit qu’il y avait un "petit élément d’optimisme". Je crois que sur ce dossier, il faut avoir l’optimisme de la volonté mais aussi la lucidité de la responsabilité. Nous sommes non seulement attachés au dialogue, mais nous sommes aussi attachés à la suspension des activités sensibles. Nous avons la lettre, mais nous n’avons pas la suspension des activités sensibles dans la lettre, c’est donc pour cela que nous réfléchissons collectivement.

(Est-ce que l’on peut dialoguer pour dialoguer sans autre chose ?)

Non et c’est bien ce que je viens de dire. Nous ne dialoguons pas pour dialoguer mais pour aboutir à quelque chose.

UNION POUR LA MEDITERRANEE

(Nous savons que le président algérien sera là lors du sommet du 13 juillet mais concernant la Turquie, est-ce que vous avez une réponse ?)

Le Premier ministre Erdogan sera dimanche à Paris pour l’Union pour la Méditerranée.

SYRIE

(Le président Bachar Al Assad ce matin a dit dans un grand quotidien national qu’il souhaitait un rôle direct pour la France dans le processus de paix au Moyen-Orient. Est-ce que cela va inciter la France à aller vers l’avant avec une initiative nouvelle et l’élan de la présidence de l’Union européenne ?)

La France, dans le cadre de la Présidence de l’Union européenne, pense qu’il y a besoin d’un renforcement du rôle de l’Europe dans la région. Il y a une période entre la fin de l’administration actuelle et l’arrivée d’une nouvelle administration américaine et cela donne sans doute plus de responsabilités à l’Europe dans cette période de transition.

(Le président syrien avait demandé à la France de jouer un rôle dans les négociations directes entre son pays et Israël ?)

Nous allons laisser les entretiens de chefs d’Etat se dérouler avant de dire ce que va être la réponse française.

(Un rôle français, les Syriens, les Palestiniens, les pays arabes le souhaitent, la France le souhaite mais est-ce qu’après le discours de M. Sarkozy devant la Knesset, Israël va accepter ce rôle français, ce rôle européen ?)

C’est un rôle français et européen. Le Premier ministre Olmert sera à Paris dans quelques jours, ce sera aussi l’occasion de discuter de cela avec lui. Mais je ne vois pas bien pourquoi, dans le contexte notamment de la visite du président de la République en Israël, on verrait le contraire. D’ailleurs les autorités israéliennes ont encouragé la France et l’Europe à prendre des initiatives dans la région.

(Au cours de son entretien, Bachar Al Assad fait aussi savoir que des préparatifs sont en cours pour une réunion avec le président Michel Sleimane, le président libanais, je voulais avoir un peu plus d’informations sur cette réunion.)

C’est quelque chose qu’il appartiendra à la présidence de la République et aux intéressés de vous dire.

(A quelques jours de l’arrivée du président libanais, M. Michel Sleimane, le gouvernement d’union nationale n’a pas encore vu le jour à Beyrouth. Pensez-vous que cela aura une incidence quelconque ou quelque influence sur, en premier lieu, les contacts pris lors de la rencontre avec le président de la République, M Sarkozy et, ensuite, sur la présence du président libanais au Sommet euro-méditerranéen ?)

Vous connaissez l’attachement que nous avons marqué - le président de la République et le ministre, lors de nombreuses déclarations - sur l’ensemble des dispositions de l’accord de Doha soient appliquées le plus rapidement possible. Cela concerne notamment le gouvernement d’union nationale. Nous serions très heureux s’il voyait le jour dans les jours qui viennent.

PROCHE-ORIENT

(Est-ce que vous confirmer la rencontre entre le président Sarkozy, le président palestinien et M. Olmert à Paris ?)

Comme vous le savez, les entretiens du président de la République sont annoncés par la présidence de la République.

PRESIDENCE FRANCAISE DU CONSEIL DE L’UNION EUROPEENNE

Concernant les événements qui se sont déroulés dans le cadre des priorités de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne (PFUE), le séminaire UE/OTAN a permis une réflexion sur le renforcement de la Politique européenne de sécurité et de défense, qui est une des priorités de la PFUE.

Une autre priorité, ce sont les questions d’immigration et d’asile. Le Pacte européen sur l’immigration et l’asile a fait l’objet de discussions pendant deux jours à Cannes. Ces discussions ont permis de faire émerger un consensus important puisqu’il permet d’avoir une position consensuelle européenne avec une dimension développement et co-développement non négligeable.

De plus, Paula Guedini, porte-parole du HCR, vient de déclarer à la presse : "le renforcement d’une coopération pratique entre Etats membres et la création d’un bureau européen de soutien à l’asile sont des propositions positives".

Un autre point important à propos de cette rencontre de Cannes, ce sont les propositions pour une sécurité plus proche des citoyens. Trois sujets ont été discutés sur ce thème : la question de la mutualisation des moyens en terme de protection civile ; la proposition de création d’un centre de coordination dans la lutte contre le trafic maritime en Méditerranée ; et une proposition de créer des commissariats européens lorsqu’il y a des grands événements en Europe. Ce sont trois propositions qui vont dans le sens de ce qu’on a déjà évoqué dans le cadre de la Présidence française, c’est-à-dire des réponse concrètes aux questions concrètes que peuvent se poser les Français mais aussi les Européens.

PACTE POUR L’IMMIGRATION

(Un des éléments articulateurs du Pacte pour l’immigration c’est le co-développement. Mais en même temps on peut noter que l’aide publique au développement est en baisse dans beaucoup de pays en Europe et aussi en France. Comment allez-vous concilier votre stratégie de développer les pays en difficulté et la baisse de vos aides vers ces pays ?)

Vous avez raison, il y a des contraintes budgétaires compliquées. Pour autant, ce que l’on peut faire c’est essayer de mieux articuler les questions de co-développement. Il peut donc y avoir une place particulière et spécifique pour les programmes de co-développement, c’est la façon de concilier les contraintes budgétaires et le co-développement.

UNION EUROPEENNE/OTAN

(Peut-on avoir quelques informations sur la réunion d’hier entre l’Otan et l’Europe. A-t-on adopté une nouvelle stratégie de sécurité et de défense ?)

L’exercice d’hier était un séminaire de réflexion qui s’inscrit dans une série de conférences permettant un débat en Europe sur l’actualisation de la stratégie européenne de sécurité. Ce qu’il en ressort c’est d’abord le sentiment que l’accord dit de "Berlin plus" entre l’Union européenne et l’OTAN reste un outil utile mais ne doit peut-être pas être le seul outil de relation entre l’OTAN et l’Union européenne. Peu de gens adhérent à l’idée d’une répartition des rôles caricaturale : une Union européenne sur le champ civil et l’OTAN sur le champ militaire. L’Europe devait avoir une dimension de défense. Ce qui était frappant, c’est de voir qu’en fait il y a des collaborations sur plusieurs situations de crise qui fonctionnent bien. La question est : comment fluidifier, organiser cette coordination et cette coopération mais avec un cadre précis ? Par ailleurs, comme l’a dit le président de la République, ainsi que Bernard Kouchner à l’ouverture de ce séminaire, la dynamique vis-à-vis de l’OTAN ne peut se faire que s’il y a renforcement de la dynamique de la PESD. Il y a bien une condition : le renforcement de la PESD avant que s’envisage la dynamique institutionnelle à l’OTAN et la participation française à cette dynamique.

(Est-ce qu’on a évoqué le rôle de l’OTAN au Moyen-Orient ? Par exemple il y avait une initiative vers 7 pays de la région (Egypte, Israël, Tunisie, Maroc..). Cette initiative est considérée caduque ?)

Je ne l’ai pas entendu évoquer. Ce séminaire n’était qu’un séminaire d’échanges il n’était pas conclusif. Il se plaçait dans le cadre de l’un des éléments de la priorité française en matière de PESD, qui est d’actualiser le document de stratégie rédigé par Javier Solana et les Etats membres en 2003. Je vous avais dit d’ailleurs dans un point de presse précédent que cela entrait en résonance avec ce que nous avions fait à titre national dans le cadre du Livre blanc sur la Défense et du Livre blanc sur les Affaires étrangères qui va sortir dans les jours qui viennent.

SERBIE

On vous distribue une déclaration sur la Serbie. Nous sommes très heureux de pouvoir saluer la formation d’un gouvernement pro-européen en Serbie. C’est une excellente nouvelle quand on se rappelle de la situation dans laquelle étaient les Balkans il y a encore une dizaine d’années. L’évolution en une dizaine d’année est absolument extraordinaire. Quand on prend un peu de recul historique, cette région qui a été l’objet de conflits absolument dévastateurs retrouve progressivement de la stabilité, amplifie son rapprochement et son insertion européens. Et ce sont là d’excellentes nouvelles. Ce que nous disons aussi évidemment c’est que, à nos yeux, la formation d’un gouvernement pro-européen en Serbie doit s’accompagner d’une pleine coopération avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. Vous savez que c’est l’un des éléments de la discussion entre la Serbie et l’Europe, et un élément important que l’on tient à rappeler. Ce que nous exprimons, c’est donc à la fois une grande satisfaction d’avoir un gouvernement en Serbie - parce que c’est un élément de stabilisation, à l’évidence - mais aussi le souhait que la coopération soit bien pleine et entière avec le TPIY.

UNESCO

Un point intéressant : l’annonce du classement de site français au patrimoine mondial. C’est intéressant de notre point de vue parce que c’est la démonstration qu’un partenariat entre collectivités locales et Etat peut être productif. Le classement de ces sites français, qu’il s’agisse de sites en Nouvelle Calédonie ou de sites sur le territoire métropolitain, notamment les forteresses de Vauban, est pour nous une excellente nouvelle.

FRANCE/AMERIQUE LATINE

Le ministre déjeune aujourd’hui avec les ambassadeurs d’Amérique Latine pour évoquer l’ensemble des sujets de la coopération et des relations bilatérales mais aussi plus largement des relations multilatérales. Ce qui nous frappe, c’est la très grande dynamique de démocratisation en Amérique latine. On peut aussi souligner le rôle des pays d’Amérique Latine sur le plan multilatéral comme le montre leur contribution dans la mission des Nations unies en Haïti.

DEPLACEMENT DE M. JEAN-PIERRE JOUYET

Je vous signale que Jean-Pierre Jouyet est au Parlement européen. On vous donnera des détails demain au point de presse électronique.

COLOMBIE/OTAGES

(Avez-vous une réaction au rejet des émissaires français et suisse par la Colombie ? Ces émissaires ont été très durement critiqués et le gouvernement colombien estime aujourd’hui que leur présence n’a plus de sens.)

La mission de facilitation qui associait plusieurs pays dont la France a été montée et menée en accord avec les autorités colombiennes. Si les autorités colombiennes considèrent qu’elle n’est plus utile ni souhaitable dans la dynamique qui s’amorce pour essayer d’obtenir la libération des autres otages, dont acte. Nous considérons que la question des otages ne s’arrête pas avec la libération d’Ingrid Betancourt. Si ce n’est pas la bonne modalité pour la suite du processus, on va continuer à discuter avec les autorités colombiennes pour voir quelles sont les bonnes modalités. Nous sommes très sereins, nous avons agi avec l’accord des autorités colombiennes jusqu’à présent. Si on passe à une nouvelle étape, on va discuter avec les autorités colombiennes pour voir si, et comment, on peut les aider.

(Est-ce qu’accepter cette nouvelle position du gouvernement colombien ne revient pas justement à abandonner tous ces autres otages que la France s’engage à continuer à soutenir ?)

Non. Nous voulions à la fois être disponibles, mobilisés et flexibles. Nous avions envisagé certaines pistes, directement avec le gouvernement colombien et certaines avec l’accord des autorités colombiennes. Si une option n’est plus jugée appropriée, on va discuter pour voir quelles sont les autres et comment on peut aider. Donc cela ne nous paraît pas synonyme d’abandon des autres otages./.