Nouveaux coups de pouce du gouvernement UK en faveur des technologies numériques

Mots-clés : Politique ; Informatique & Réseaux ; Données

Le gouvernement britannique a fait récemment plusieurs annonces dans le domaine du numérique.

1. Nomination d’un national technology adviser

Le Cabinet Office a annoncé la nomination d’un conseiller dédié aux technologies numériques, Liam Maxwell. Ancien Chief Technology Officer au sein du Government Digital Service, organe du Cabinet Office chargé de piloter la transformation numérique du gouvernement, M. Maxwell est désormais placé sous la double tutelle de Matt Hancock, ministre du Cabinet Office, et Ed Vaizey, ministre de l’Economie Numérique au sein du Department for Culture, Media and Sport (DCMS).

Il aura pour mission de favoriser l’essor de l’économie numérique en assumant un rôle de coordinateur entre le gouvernement et les acteurs de l’industrie, soutenant l’émergence des nouvelles technologies et rapprochant les diverses initiatives amorcées à l’heure actuelle au sein des services centraux. Il aura aussi pour objectif de travailler au développement du réseau D5 (Digital Five) de cinq pays parmi les plus avancés dans le domaine du numérique : Royaume-Uni, Estonie, Israël, Corée du Sud, et Nouvelle-Zélande.

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2. Annonce d’un conseil dédié à l’éthique des données

Le gouvernement a publié une réponse au rapport ‘The Big Data Dilemna’ produit par le Science and Technology Committee de la Chambre des Communes.

S’il manifeste son intérêt pour la grande majorité des recommandations et évoque les actions déjà entreprises dans de nombreux domaines, il annonce également accepter de répondre à l’une des préconisations emblématiques du document, à savoir la création d’un conseil destiné à centraliser à l’échelle du pays les réflexions sur l’éthique des données numériques. L’Alan Turing Institute, spécialisé dans les data sciences, est appelé à jouer un rôle central dans ce projet.

Il est également précisé que le Cabinet Office développe un cadre éthique pour le traitement des données du gouvernement, qui sera publié dans les prochains mois. Pour finir, il est rappelé qu’il existe déjà plusieurs comités dédiés à ces questions au sein de plusieurs ministères.

3. Nouveau signal politique en faveur de la blockchain

Suite au rapport du Chief Scientific Adviser Sir Mark Walport Distributed Ledger Technology, Beyond Blockchain’ publié en janvier dernier, l’enthousiasme pour cette nouvelle technologie ne s’est pas essoufflé. Dans un discours délivré à l’occasion d’une journée de réflexion organisée au Digital Catapult, le ministre Matt Hancock a réitéré son engagement à explorer les opportunités identifiées pour l’application de la blockchain dans la sphère publique.

Rappelant que l’Alan Turing Institute a été doté d’un budget de 10M£ afin d’explorer les possibilités de cette technologie et des monnaies virtuelles, il souligne également que des travaux sont en cours pour étudier son application dans la distribution de subventions publiques. Outre l’ATI, l’université Imperial College London, et plus particulièrement le Centre for Cryptocurrency Research and Engineering, se situe en première ligne des réflexions actuelles sur ces questions.

Sources :

Rédacteur : Eva Legras

publié le 05/05/2016

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