Echanges franco-britanniques sur l’adaptation au changement climatique

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Londres, le 8 juin 2015

Mardi 2 juin, des experts climatiques britanniques et français se sont réunis lors d’une conférence à l’université de UCL pour discuter des stratégies d’adaptation des deux pays face au changement climatique.

La conférence, intitulée « Changement climatique : Adaptation, résistance et risques », était organisée conjointement par l’ambassade de France à Londres et le programme « Grand Challenges » de UCL. C’était la troisième d’une série de conférences bilatérales franco-britanniques organisées par l’ambassade de France dans la perspective de la Conférence des Nations unies sur le changement climatique qui se tiendra à Paris en décembre 2015.

L’analyste énergie et environnement de la BBC, Roger Harrabin, a présidé une discussion à laquelle ont participé sept figures majeures travaillant sur le sujet de l’adaptation au changement climatique en France et au Royaume-Uni ; afin de comparer et d’exposer les différences entre ce que font les deux pays, les défis auxquels ils font face, et ce qu’ils peuvent apprendre l’un de l’autre. Les intervenants étaient : Célia Blauel, Maire adjointe de Paris chargée de l’environnement, du développement durable, de l’eau et du plan climatique de la ville ; Alex Nickson, responsable de la stratégie pour l’adaptation au changement climatique et l’eau pour le Grand Londres ; Nicolas Beriot, secrétaire général à l’observatoire national français des effets du changement climatique ; Lord John Krebs FRS, Président du sous-comité d’adaptation pour le Royaume-Uni ; Hervé le Treut, chercheur principal au CNRS ; Mike Davis, professeur en physique du bâtiment et environnement à l’institut de UCL pour la conception et l’ingénierie environnementales ; et Tim Reeder, responsable du programme régional de l’Agence britannique de l’environnement pour le changement climatique dans la région de Thames.

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L’événement, auquel ont assisté des décideurs politiques, des universitaires, des diplomates et des étudiants, a commencé par une intervention de Célia Blauel. Celle-ci a exposé dans les grandes lignes les principaux engagements du plan d’action pour le climat de Paris, parmi lesquels une baisse de 75% des émissions d’ici 2050 (par rapport à 2004), et l’objectif que 25% du mix d’approvisionnement soit constitué d’énergies renouvelables d’ici 2050. Elle a également évoqué la stratégie d’adaptation au changement climatique de Paris, qui est en train d’être développée et aura pour but d’assurer les provisions de la ville en eau, énergie et nourriture ; de promouvoir le développement durable ; de protéger les Parisiens contre des événements climatiques extrêmes ; et d’adapter la ville afin de la rendre plus attractive, agréable et résistante.

L’événement a été présenté par David Price, vice-président de UCL, et l’Ambassadeur de France Sylvie Bermann. Au sujet de la nécessité de s’attaquer de manière frontale au problème de l’adaptation au changement climatique, Mme Bermann a déclaré : « même si la conférence de Paris est un succès et que nous parvenons à limiter le réchauffement climatique à 2°C en moyenne, les risques que le changement climatique implique pour les sociétés sont considérables : ils concernent le futur des infrastructures majeures, la santé publique et la protection des personnes âgées, nos systèmes d’aménagement urbain, et le développement de nos pratiques agriculturales et forestières. Par conséquent, les enjeux seront énormes, à la fois en termes d’organisation sociale et de dépenses publiques ».

« Grâce à UCL et à tous ceux qui sont présents, nous allons apporter une contribution nécessaire à l’effort conjoint pour susciter une prise de conscience concernant les risques liés au changement climatique ».

Plus tôt dans la journée, les intervenants ont participé à une série d’ateliers avec de jeunes chercheurs, décideurs politiques et professionnels de la génération Y, pour regarder les stratégies d’adaptation au changement climatique depuis la perspective de ceux dont les vies seront le plus affectées par celui-ci. Les présentations réalisées par chaque intervenant ont traité des plans d’adaptation au Royaume-Uni et en France, aux échelles régionale et municipale. Elles ont été suivies de discussions en petits groupes, chacune étant menée par un étudiant chercheur de l’Institut pour la Gouvernance Mondiale de UCL, afin d’examiner ces plans des points de vue du financement, de l’engagement public et des perspectives des pays du sud.

publié le 09/06/2015

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