A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (6 août).
- Royaume-Uni : Le Labour n’a jamais été aussi impopulaire depuis 1935, Nigel Morris, THE INDEPENDENT
Avec seulement 27% des intentions de vote, le Labour perdrait près de la moitié de ses sièges si des élections se tenaient aujourd’hui, tandis que les conservateurs (44%) avec David Cameron, comme Premier Ministre, auraient une majorité écrasante : c’est ce que suggère le dernier « sondage des sondages » de l’Independent, qui montre en outre une chute constante de la popularité de M. Brown (moins de 20% des Britanniques estiment qu’il fait du bon travail). Désormais, plus personne ne croit en la compétence du Labour en matière d’économie. Ces chiffres vont fournir de nouveaux arguments aux rebelles travaillistes qui souhaitent se débarrasser de M. Brown. Un article paru ce matin dans le Daily Telegraph laisse entendre que David Miliband, qui a des visées sur Downing Street, aurait déjà choisi son Chancelier de l’Echiquier en la personne d’Alan Milburn, ancien Ministre de la Santé et proche allié de Tony Blair.
- Iran : Une tactique dangereuse, éditorial, GUARDIAN
Une fois de plus, Téhéran donne l’impression de vouloir gagner du temps. L’offre qui lui a été présentée le mois dernier à Genève est pourtant généreuse. Elle reconnaît en effet aux Iraniens le droit d’acquérir l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, et prévoit la réouverture des échanges commerciaux, le renouvellement de l’infrastructure, une aide à l’agriculture et un remplacement de la flotte aérienne du pays. Il ne s’agit en rien de propositions humiliantes, surtout pour un pays « qui est sur les genoux » au plan économique. La perspective de nouvelles sanctions va dominer l’avenir immédiat. L’Union européenne est déjà parvenue à un accord, mais ce sera plus difficile au Conseil de Sécurité. Le régime iranien joue un jeu dangereux, alors que le temps presse et qu’il devrait commencer à négocier dès maintenant.
- Ossétie du sud : Un conflit qui pourrait vraiment dégénérer, Bronwen Maddox, TIMES
Ce conflit de longue date s’aggrave sérieusement, et les diplomates européens craignent qu’il ne dégénère. Tous les ingrédients sont déjà en place pour en faire une des plus graves crises de l’année prochaine entre la Russie et ses voisins, qui pourrait aisément déboucher sur un affrontement entre la Russie, l’Europe et les Etats-Unis. La raison principale vient du désir de la Georgie d’entrer dans l’OTAN, une perspective qui enthousiasme les Américains, mais suscite une vive opposition de la part des Russes. Les participants au sommet de Bucarest ont pu éviter les tensions en promettant aux Georgiens une adhésion future sans leur donner de date. Mais la question se posera de nouveau en décembre, et c’est alors que les difficultés pourraient surgir. La Russie pourrait en effet réagir en reconnaissant les deux provinces séparatistes, l’Ossétie du sud et l’Abkhazie, ce qui placerait les gouvernements de l’OTAN devant un sérieux dilemme. Avec la hausse des prix du pétrole et du gaz, Moscou a acquis de plus en plus de confiance sur la scène internationale et se soucie peu apparemment du soutien de l’Europe et des Etats-Unis. Pourtant, après ses promesses, l’OTAN ne peut repousser indéfiniment la candidature de la Georgie.
Times (Diffusion : 657 301), Groupe Murdoch, centre droit, mais a soutenu Tony Blair Guardian (Diffusion : 378 501) centre gauche, libéral, pro-européen Independent (Diffusion : 257 036), centre gauche, libéral, écologiste, pro-européen
Rédactrice : Lydie Naudin, attachée de presse. Lydie.naudin@diplomatie.gouv.fr. Tel : 00 44 (0) 207 073 1028