A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (27 août).
- Géorgie : Pourquoi j’ai reconnu l’indépendance de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie, Tribune de M. Medvedev, FINANCIAL TIMES
Le président russe explique sa décision en évoquant comme principal argument « la déclaration illégale d’indépendance du Kosovo » : ce qui a été admis pour l’un ne peut être mauvais pour les autres. Le président géorgien a eu la folie de lancer un assaut sur l’Ossétie du sud et la Russie n’avait pas d’autre option que d’intervenir. Ce n’est pas une guerre que nous avons choisie et nous n’avons aucune visée sur le territoire géorgien.
-Géorgie : Bruxelles doit tenir tête à Moscou, éditorial, SUN
Bruxelles a condamné l’agression russe en Géorgie, mais M. Medvedev sait que l’Europe est faible, divisée et peu préparée à une confrontation. La Russie d’aujourd’hui a des richesses pétrolières, une armée puissante et se moque totalement de ce que lui disent les pays occidentaux. Les Etats-Unis ne vont pas risquer des vies et engager des ressources pour défendre l’Europe dans la précipitation. Le destin de la Géorgie a envoyé des frissons dans tous les Etats de l’ancien bloc soviétique, comme la Pologne, la Lituanie et la Lettonie qui s’estimaient en sécurité sous le parapluie de l’Union européenne. Bruxelles a une occasion en or de justifier son rôle de gardien de la paix dans l’Europe d’après-guerre. Pour la première fois, l’Union a la possibilité de démontrer qu’elle peut protéger ses 27 Etats membres et dissuader la Russie d’en replacer, par la force, huit d’entre eux sous son aile totalitaire.
-Géorgie : Un dangereux précédent, éditorial, GUARDIAN
La Russie semble aujourd’hui prête à remettre en cause ses relations stratégiques : bravant même des pays comme la France et l’Allemagne qui ont montré leur impartialité durant le conflit en Géorgie, le président Medvedev a décidé de reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie. Une telle décision ne réglera pas les problèmes de ces deux régions, mais elle aura en revanche des conséquences considérables pour toute la région. Elle va créer un précédent dangereux. Pire encore, elle va rendre plus facile l’entrée de la Géorgie dans l’OTAN. L’activité militaire dans la Mer Noire commence à s’intensifier dangereusement. Une confrontation entre la marine américaine et la marine russe est la dernière chose dont la région ait besoin. Avant que la situation ne devienne incontrôlable, les deux parties rivales devraient réfléchir à leurs intérêts stratégiques et faire leur possible pour calmer le conflit.
-Pakistan : L’intérêt national doit être la priorité, éditorial, FINANCIAL TIMES
Tout ce qui unissait la coalition pakistanaise était son opposition à M. Musharraf : son éclatement quelques jours après la démission du président a en apporté la preuve. Le Pakistan, qui a déjà perdu le contrôle d’une partie de ses frontières, risque de voir sa fédération se désintégrer, tandis que les Taliban menacent d’étendre la guerre en Afghanistan. Le pays est, en outre, confronté à une grave crise économique. Ce n’est peut-être pas une mauvaise chose, en théorie, que M. Sharif ait quitté un gouvernement dominé par son rival Ali Zardari : mieux vaut une opposition ouverte que des intrigues au sein du gouvernement. Mais, en pratique, on risque de revenir aux rivalités de clan qui, dans les années 80 et 90, ont mené à l’arrivée du général Musharraf. C’est un luxe que le Pakistan ne peut se permettre. Bien des questions se posent : M. Zardari est-il apte à gouverner ? Des révélations concernant son état de santé mentale doivent être vérifiées. Mais il est plus important encore de savoir si les dirigeants pakistanais sont prêts à faire passer l’intérêt général national avant leurs intérêts particuliers.
Guardian (Diffusion : 378.501), centre-gauche, libéral, pro-européen Financial Times (Diffusion : 437.519, dont 300.000 hors du Royaume-Uni), libéral, pro-européen Sun (Diffusion : 3 118 696), Groupe Murdoch, a soutenu le nouveau Labour et Tony Blair
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