A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (7 juillet).
- G8 : Les dirigeants mondiaux doivent tenir leurs promesses, éditorial, THE OBSERVER
Il ne s’agit pas seulement pour les nations du G8 de montrer leur solidarité, mais de comprendre que leurs intérêts et ceux des autres pays exclus du club sont liés. Le réchauffement climatique n’a pas de frontière, pas plus que ses répercussions sur la production alimentaire. Une action concertée sur la réduction des gaz d’émission est dans l’intérêt à long terme des riches nations. Avec la hausse des prix des produits alimentaires, il est aussi dans leur intérêt d’augmenter leurs investissements pour stimuler la productivité de l’agriculture africaine. Il est à craindre que, face au ralentissement économique, les pays du G8 ne cherchent à revenir sur leurs engagements de Gleneagles et sur les objectifs du Millénaire pour le développement. Il est certain que sans bonne gouvernance locale, les fonds distribués au titre de l’aide risquent d’être gaspillés. Mais le pragmatisme ne doit pas servir de prétexte au défaitisme. L’argent fait toujours la différence, que ce soit dans la lutte contre le paludisme ou le SIDA. De tous les dirigeants du G8, Gordon Brown est celui qui a le plus défendu la lutte contre la pauvreté. Le Royaume-Uni vient en tête en matière de dépenses pour le développement. S’il réussit à persuader ses partenaires de tenir leurs engagements, M. Brown ne regagnera peut-être pas sa popularité auprès des électeurs britanniques, mais il fera une différence pour les plus pauvres du monde. Et, pour cette semaine au moins, ce doit être sa priorité.
- G8 : Le monde a besoin de leaders, non de robots, éditorial, DAILY TELEGRAPH
Les Japonais vont se servir du sommet du G8 comme vitrine pour mettre en évidence des gadgets divers, notamment leurs robots. C’est dommage, car le reste du monde a besoin de leadership. Nous nous dirigeons vers une récession, voire une dépression. La hausse des produits alimentaires rend les gouvernements européens impopulaires et cause des émeutes en Afrique. Les dirigeants du G8 seraient idéalement bien placés pour traiter ces problèmes. Contrairement à l’ONU, ils ne sont pas paralysés par la bureaucratie. Ils pourraient se fixer des objectifs réalisables, prendre des décisions concrètes : mettre fin au programme nucléaire de la Corée du Nord, déposer la junte du Zimbabwe ou supprimer la PAC. Malheureusement la plupart des dirigeants manquent d’autorité : M. Sarkozy, Mme Merkel, M. Brown sont impopulaires ; George Bush est un canard boiteux. Seul le Premier Ministre canadien, Stephen Harper, s’en sort avec succès : les conservateurs canadiens montrent en fait l’exemple sur la façon d’affronter un ralentissement économique. Ils contrôlent leurs dépenses, limitent les impôts. Ils jouent leur rôle sur la scène internationale, en envoyant des troupes en Afghanistan. Si le reste du monde se comportait de la même façon, nous n’en serions peut-être pas où nous en sommes aujourd’hui.
- PFUE : M. Sarkozy joue les perturbateurs, éditorial, FINANCIAL TIMES
Pendant des mois, la France avait promis de mener la présidence de l’Union avec modération et détermination. M. Sarkozy semble avoir oublié le premier de ces éléments : faisant fi de l’impartialité nécessaire à son rôle, le président de la République s’est lancé dans des attaques injustifiées contre la Commission européenne et la BCE. En disant ce qu’il pense, M. Sarkozy estime redonner du poids politique à un système européen paralysé par ses bureaucrates. Mais quels que soient ses arguments, ce n’est pas la tâche du président du Conseil européen de jouer les perturbateurs. Le président français a sans doute opté pour la confrontation avec Bruxelles afin de rassurer ses électeurs, mais il risque d’aggraver les choses en accusant les institutions pour des politiques auxquelles la France a souscrit. M. Sarkozy mérite d’être applaudi pour vouloir normaliser la place de la France en Europe, en abandonnant les illusions de grandeur gaulliennes et en évitant la rhétorique fédéraliste. Il fait preuve de pragmatisme en voulant faire de nouveau avancer l’Europe. Mais ses grandes tirades sont inutiles.
- Commerce international : Le libre-échange est la seule solution, Nicolas, Tribune de Peter Mandelson, Sunday TELEGRAPH
Je suis persuadé que, comme M. Brown, M. Sarkozy reconnaît que nos économies sont touchées par les difficultés mondiales. Je souhaite que tous les dirigeants acceptent qu’un accord commercial représente une part importante de la solution. En Europe, nous avons beaucoup à gagner d’une ouverture des marchés car ce n’est pas le protectionnisme alimentaire qui nourrira les affamés dans le monde. Il ne s’agit pas de sacrifier la production agricole européenne sur l’autel du libéralisme, car nous n’avons rien à craindre de la concurrence. L’avenir du commerce international ne dépend pas seulement de l’agriculture et des subventions agricoles. La prospérité des Européens dépend finalement de la compétitivité et de la force de nos industries et de nos services. Doha représente une police d’assurance vitale contre le protectionnisme. Je me battrai dans l’intérêt de tous pour un succès des négociations.
Daily Telegraph (Diffusion : 901 428), conservateur, eurosceptique Financial Times (Diffusion : 437.519, dont 300.000 hors du Royaume-Uni), libéral, pro-européen The Observer(Diffusion : 464.005), centre-gauche, libéral, pro-européen The Sunday Telegraph (Diffusion : 563.193), conservateur, eurosceptique
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