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Lundi 30 juin - Gordon Brown, Désarmement nucléaire, France/PFUE

A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (30 JUIN).

- Royaume-Uni : Gordon Brown a fait son temps, mais qui va le lui dire ? Trevor Kavanagh, SUN

Tout le monde se pose la question au Labour, mais personne ne l’admet publiquement. L’humeur était au plus bas vendredi dernier lorsque le parti s’est retrouvé en cinquième position (derrière le BNP, le parti nationaliste britannique), lors de l’élection partielle de Henley (la circonscription laissée vacante par Boris Johnson, élu maire de Londres). Face à la dégringolade des travaillistes, les journaux qui leur sont traditionnellement favorables, ont marqué le premier anniversaire de Gordon Brown à Downing Street en massacrant le leader qu’ils avaient un temps porté aux nues. Les responsables du parti ont abandonné tout espoir de victoire électorale, et cherchent avant tout à limiter les dégâts. Le problème immédiat pour l’entourage du Premier Ministre est de lui permettre un départ dans la dignité. Personne ne souhaite l’humiliation d’une révolte au sein du gouvernement. M. Brown fait encore l’objet d’un immense respect compte tenu du rôle qu’il a joué dans la victoire du Labour en 1997 et de son action au Trésor. Mais le problème doit être résolu avant la conférence annuelle du parti en septembre. Qui va oser dire la vérité à M. Brown ? Deux options sont possibles : sa famille, ce qui est souhaitable, ou un groupe de ministres qui, sous la conduite de Jack Straw, adresserait un ultimatum au Premier Ministre (« toi ou nous »).

- Désarmement : Il est temps de commencer des négociations pour la réduction des stocks nucléaires, éditorial, TIMES

Dans une tribune parue dans le TIMES, les anciens Ministres des deux grandes formations politiques britanniques, Douglas Hurd, Malcolm Rifkind, David Owen et George Robertson, appellent l’Europe à se consacrer au désarmement nucléaire et à la non prolifération. Leur intervention est d’une importance vitale pour la sécurité du Royaume-Uni. Elle fait suite à une démarche similaire lancée aux Etats-Unis par Henry Kissinger, George Shultz, William Perry et Sam Nunn. Leur vision n’est pas empruntée aux adversaires de la dissuasion mais à Ronald Reagan et Michael Gorbatchev à Reykjavik en 1989. Le Traité sur les missiles antibalistiques a été déchiré par les Etats-Unis en 2001. Le Traité sur la Non Prolifération a été impuissant face à l’Asie et l’Iran. Le CTBT n’a pas été ratifié par 9 Etats importants, et l’accord de désarmement START, signé en 1991, arrive à expiration l’année prochaine. Dix sept ans après la fin de la guerre froide, il faut mettre sur pied les bases d’un nouvel accord entre les Etats-Unis et la Russie qui détiennent 95% des stocks d’armes nucléaires mondiaux. La Russie doit reconnaître que la défense antimissile est une bonne réponse face à la menace iranienne. Les Etats-Unis doivent ratifier le CTBT. Les deux pays doivent continuer à démanteler leurs arsenaux et chercher le renforcement de l’AIEA. La communauté internationale doit coopérer le plus possible pour empêcher l’acquisition de l’arme nucléaire par les Etats voyous ou les terroristes. Un monde sans armes nucléaires semble peut-être un objectif peu réaliste en 2008, mais un sommet, début 2009, entre les présidents Medvedev et Obama ou McCain ne l’est pas.

- PFUE : La France doit forger un consensus sur le Traité de Lisbonne, éditorial, FINANCIAL TIMES

La présidence française de l’Union européenne représente un grand moment pour M. Sarkozy. Le président de la République a une longue liste d’ambitions, mais le « non » des Irlandais est venu y faire obstacle. Pour sortir de l’impasse, il faudra de la patience et de l’habileté. Il est important que M. Sarkozy réussisse à forger un consensus sur le Traité de Lisbonne au cours des mois à venir et, pour cela, il faut comprendre pourquoi les Irlandais l’ont rejeté. En matière de politique étrangère et sur la scène nationale, le président français s’est révélé un bon négociateur. Il aime résoudre les problèmes et refuse la défaite. Ce sont des qualités admirables qui permettent d’espérer un accord. Il est également un autre domaine où M. Sarkozy devra exercer sa magie : celui du réchauffement climatique. L’Europe a besoin d’un accord sur les réductions des émissions de gaz carbonique et l’utilisation accrue des énergies renouvelables pour être en bonne position lors de la conférence de Copenhague en décembre 2009. Le président de la République a une tâche difficile, mais il pourra crier victoire s’il réussit à la fois à propos du Traité et du climat.

Times (Diffusion : 657 301), Groupe Murdoch, centre droit, mais a soutenu Tony Blair Financial Times (Diffusion : 437.519, dont 300.000 hors du Royaume-Uni), libéral, pro-européen Guardian Sun (Diffusion : 3 118 696), Groupe Murdoch, a soutenu le nouveau Labour et Tony Blair

Rédactrice : Lydie Naudin, attachée de presse. Lydie.naudin@diplomatie.gouv.fr. Tel : 00 44 (0) 207 073 1028