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Lundi 16 août - David Cameron, Russie/Pakistan, Zone euro, France

A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (16 AOUT)

- Royaume-Uni : Le plus dur est à venir pour la coalition, éditorial, FINANCIAL TIMES

Compte tenu des circonstances dans lesquelles elle a été créée, la coalition s’en sort plutôt bien. David Cameron et Nick Clegg semblent avoir de bonnes relations de travail. En fait, le Premier ministre donne l’impression d’avoir mis sur pied avec deux partis un gouvernement plus uni que son prédécesseur travailliste ne l’avait fait avec un seul. Le nouveau gouvernement a fait preuve d’audace face aux problèmes budgétaires du Royaume-Uni, promettant une élimination du déficit en cinq ans. Il doit réussir car son avenir en dépend : la douleur se fera sentir en plusieurs étapes, la première à l’automne lors de la présentation des budgets des différents ministères. Ensuite viendront les répercussions sur les services publics. Il y aura des turbulences, et la coalition sera mise à l’épreuve lorsque chaque ministre cherchera à protéger son ministère. Le plus gros défi pour le gouvernement sera peut-être macro-économique, un élément sur lequel il n’a aucun contrôle : les restrictions budgétaires seront supportables tant que la croissance économique est conforme aux prévisions. Sinon le pays risque une nouvelle récession qui pourrait briser la coalition. Le gouvernement aurait été sage de mettre sur pied un plan B. Il ne l’a pas fait, et il revient donc à M. Cameron de détecter les problèmes avant qu’ils ne deviennent critiques. Son style détaché a donné de bons résultats durant la période de lune de miel, mais il devra faire preuve de fermeté en cas de remous. Le plus dur est en effet à venir.

- Russie/Pakistan : Un rappel à l’ordre pour la communauté internationale, éditorial, DAILY TELEGRAPH

L’été 2010 aura été celui des incendies (Russie) et des inondations (Pakistan) : ces deux crises auront des répercussions sérieuses sur les prix des denrées alimentaires, ce qui comporte des risques d’instabilité politique. Tout gouvernement, aussi compétent soit-il, serait ébranlé par ce qui s’est produit en Russie et au Pakistan. Mais lorsqu’il est corrompu et inefficace, et c’est le cas pour les deux pays, les risques d’agitation sont encore plus grands. Les stocks de blé américains et australiens sont probablement suffisamment importants pour compenser l’arrêt temporaire des exportations de céréales russes. Au Pakistan, cependant, la pénurie de produits alimentaires et la hausse consécutive des prix pourraient aggraver sérieusement les difficultés du pays. Ces deux crises viennent nous rappeler à quel point, au cours des 20 dernières années, la croissance de la population mondiale a dépassé celle de la production agricole. La modification génétique apportera peut-être une solution mais, en attendant, il faut prendre des mesures pour conserver le sol et économiser l’eau. Les circonstances en Russie et au Pakistan sont certes exceptionnelles, mais elles doivent nous servir de rappel à l’ordre.

- Zone euro : La reprise st largement due à l’Allemagne, éditorial, TIMES

La zone euro est sortie de la récession, mais cela ne signifie pas que la crise du système bancaire est réglée. La menace d’un ajustement pénible des conditions de vie est réelle, de même que la crainte d’une contagion financière. L’euro est en fait un arrangement dépourvu de souplesse qui retarde la solution. En apparence, la zone euro s’en sort beaucoup mieux que les autres économies industrielles avec un accroissement de 1% du PIB au deuxième trimestre de l’année. Mais c’est l’Allemagne, avec une progression de 2,2%, qui en est le moteur. Le taux de croissance en France est de 0,6%, tandis que l’Espagne et le Portugal n’avancent pratiquement pas et que la Grèce reste en récession. L’euro bénéficie à l’Allemagne qui table sur ses exportations au détriment des économies plus faibles de l’Union monétaire. L’économie de la Grèce n’est pas suffisamment flexible pour tirer parti de la faiblesse de l’euro en développant ses exportations. Les économies du sud doivent compter sur la hausse de la consommation nationale, mais ce n’est guère une possibilité compte tenu de leurs énormes déficits budgétaires. La réduction des dépenses publiques pour réduire la dette s’accompagnera d’une diminution de la consommation et de l’investissement. L’idée derrière l’euro était d’accroître le niveau de vie en stimulant les échanges, en réduisant les coûts de transactions et en permettant aux consommateurs de comparer les prix. Ce n’est pas ainsi que cela se passe car ce sont les économies les moins solides qui doivent se prêter aux ajustements. Le Royaume-Uni a des problèmes économiques importants mais sa situation serait bien plus grave s’il était entré dans l’Union monétaire.

FRANCE

- SuperMAM attend l’appel de Sarkozy, Matthew Campbell, SUNDAY TIMES

Selon le correspondent du journal à Paris, le président de la République envisage de confier la tête du gouvernement à Michèle Alliot-Marie pour regagner de la popularité et améliorer ses perspectives électorales. « Elle est un des lieutenants les plus populaires et les plus loyaux » de M. Sarkozy, souligne M. Campbell.

- La France pressée de reverser les milliards de l’indépendance à Haïti, Kim Willsher, GUARDIAN

Le GUARDIAN fait état de la lettre ouverte adressée au président de la République par un groupe d’universitaires et d’écrivains internationaux demandant à la France de rembourser la dette imposée à Haïti pour son indépendance il y a près de deux cents ans. La somme, équivalent à 17 milliards d’euros permettrait de reconstruire le pays après le tremblement de terre d’il y a sept mois.

Financial Times (Diffusion : 390.203), libéral, pro-européen Guardian (Diffusion : 284.514), centre-gauche, libéral, pro-européen Daily Telegraph (Diffusion : 685.177), conservateur, eurosceptique Times (Diffusion : 505.062), Groupe Murdoch, centre droit Sunday Times (Diffusion : 1.122.165)

Rédactrice : Lydie Naudin, attachée de presse. Lydie.naudin diplomatie.gouv.fr. Tel : 00 44 (0) 207 073 1028