Bernard Cazeneuve rencontre son homologue T. May à Londres

Les ministres de l’Intérieur abordent les thèmes de la crise migratoire et du terrorisme

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Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur, s’est rendu à Londres le 2 novembre pour dîner avec son homologue britannique, Theresa May.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la coopération étroite qu’ont nouée nos deux gouvernements sur les deux grands sujets qui occupent les ministres de l’intérieur de l’Union européenne depuis maintenant un an et demi : la crise migratoire d’une part, et la lutte contre le terrorisme d’autre part.

Les deux ministres ont signé une déclaration conjointe sur le renforcement de leur coopération en matière de lutte contre l’immigration irrégulière. Sur cette base, nos gouvernements mèneront ensemble, dans certains pays identifiés comme prioritaires, des actions de coopération technique et opérationnelle.

Ils ont aussi arrêté une position commune sur la question essentielle de la mise en œuvre dans les meilleurs délais d’un fichier européen des passagers aériens afin d’établir la traçabilité de potentiels terroristes (ou PNR, Passenger Name Record).

Alors que le gouvernement français consent dans le cadre de la crise migratoire un effort considérable pour assurer l’ordre public et la prise en charge des migrants présents dans le Calaisis dans des conditions dignes, cette rencontre a également permis de faire le point sur la mise en œuvre de l’accord signé à Calais le 20 août dernier :

  • le programme d’investissements de 35 millions d’euros dans les travaux de sécurisation des infrastructures (port et tunnel) se poursuit à un très bon rythme ;
  • la plupart des fonds ont déjà été alloués ;
  • les travaux du port sont quasiment terminés et ceux concernant le site d’Eurotunnel seront bouclés d’ici la mi-novembre.

La coopération policière en matière de lutte contre les filières et les trafics a par ailleurs été considérablement renforcée : un commandement unifié est sur pied ainsi que le centre de commandement conjoint prévu par la déclaration depuis le 1er novembre.

Des réunions périodiques d’échanges techniques et opérationnels sont organisées de part et d’autres de la Manche. Enfin, les Britanniques ont également mis à disposition davantage d’interprètes en langues rares.

Cette coordination porte ses fruits : depuis le 25 octobre, plus aucun migrant irrégulier n’est passé en Angleterre via le tunnel sous la Manche et les tentatives d’intrusions ont été divisées par dix en dix jours.

publié le 04/11/2015

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