Douze dirigeants à la tête de grandes compagnies ont envoyé une lettre au gouvernement appelant à une meilleure politique pour leur permettre de combattre efficacement le changement climatique. Parmi ces entreprises qui emploient des dizaines de milliers de salariés et qui génèrent un chiffre d’affaire de 452 milliards de livres (environ 676,3 milliars d’euros) on trouve BP, Shell, HSBC Bank, BAA, John Lewis et Scottish Power. Ces dirigeants se disent très concernés par les dangers du changement climatique et soutiennent les objectifs gouvernementaux de réduction des émissions de CO2 de 60 % d’ici à 2050. Cependant ils ne veulent pas investir sans avoir des certitudes sur la politique gouvernementale future. Cette lettre dénonce la politique du gouvernement qui a peur de pénaliser l’économie du pays. En effet, la « Confederation of British Industry » (CBI), avec l’appui du Ministère de l’Industrie (« Department for Trade and Industry », DTI) et du Premier Ministre, a réussi en 2004 a faire pression pour augmenter les seuils d’émissions de CO2 présentés dans le plan d’allocation des quotas d’émission de gaz à effet de serre. Cependant dans cette lettre, ces dirigeants pensent que les objectifs gouvernementaux fixés pour 2050 sont atteignables sans mettre en péril la compétitivité britannique, puisque selon eux la croissance économique ne serait réduite que de 2 % d’ici à 2050. Ils considèrent qu’une politique forte pourrait rendre le Royaume-Uni leader dans les technologies à faibles émissions de carbone et finalement lui donner un avantage compétitif. En conséquence, ces dirigeants demandent au gouvernement qu’il établisse un plan à long terme pour réduire les émissions de carbone et encourager le développement de nouvelles technologies et ce, en éliminant les politiques gouvernementales incohérentes comme celle incitant au développement des régions non urbanisés.
Source : BBCNews, press release, 02/06/05, http://news.bbc.co.uk