Les grandes universités britanniques se mobilisent sur le front des nouvelles technologies

Mots-clés : Université ; Données

Ces dernières semaines se caractérisent par une actualité très riche en annonces de création d’infrastructures ou réseaux de recherche dédiés aux nouvelles technologies, et plus spécifiquement aux Big Data.

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1. Imperial College ouvre deux nouvelles structures de recherche sur les future cities et les Big Data

La célèbre université londonienne multiplie les annonces depuis mi-octobre. Outre la signature d’un contrat avec un investisseur chinois d’une valeur de 3M£ destinés au Data Science Institute (recherche sur les Big Data) et au Hamlyn Centre (robotique) en marge de la visite du président Xi Jinping, Imperial College a récemment annoncé l’ouverture d’un nouveau laboratoire consacré aux future cities, et d’un centre de projection high tech dédié à la visualisation des Big Data.

• Le Urban System Lab, un laboratoire transdiciplinaire dédié aux technologies des villes de demain

L’objectif principal de ce laboratoire, inauguré en octobre dernier, est de coordonner l’expertise scientifique d’Imperial pour apporter des réponses à la gestion des infrastructures urbaines via l’adoption de nouvelles technologies. Gestion des ressources, adaptabilité, matériaux, santé, business model ou encore simulation de données font partie des thématiques de recherche annoncées.

Le directeur de ce laboratoire, Professeur John Polak, fait partie du Smart London Board, en charge de piloter le projet smart city de la capitale britannique.

• Le KPMG Data Observatory, un centre de visualisation au service des Big Data

Les données sont également au cœur d’une autre infrastructure inaugurée en grandes pompes le 3 novembre dernier.

Le KPMG Observatory se présente sous la forme d’un mur circulaire couvert de 64 écrans, conçu et hébergé par le Data Science Institute d’Imperial, son centre de recherche consacré aux data science. Ce projet s’inscrit dans un partenariat avec le consultant KPMG qui a investi 20M£ sur cette thématique de recherche.

Cet observatoire s’adresse aussi bien aux universitaires qu’aux entreprises afin de leur permettre de travailler à l’analyse et la visualisation des Big Data, que ce soit pour améliorer la compétitivité des seconds ou pour permettre aux premiers de se pencher sur des thèmes aussi variés que la fraude en ligne, le changement climatique ou encore le système solaire.

2. Ailleurs au Royaume-Uni : effervescence autour des données massives

Ces annonces interviennent dans un contexte d’effervescence dans le milieu de la recherche sur les Big Data.

A Londres, tout d’abord, puisque le fameux Alan Turing Institute, projet phare porté par le gouvernement à hauteur de 42M£, vient tout juste d’ouvrir officiellement ses portes et a d’ores et a déjà démarré ses activités depuis plusieurs mois.

Le Hartree Centre, qui abrite l’un des superordinateurs les plus puissants du pays, va également très prochainement concrétiser son partenariat de 313M£ avec IBM. La célèbre firme américaine et le STFC (Science and Technology Facilities Council) ont en effet annoncé fin octobre le lancement du Hartree Power Acceleration and Design Centre (PADC), dont la mission sera de faciliter les modélisations, simulations et analyses de jeux de données massives pour les entreprises à qui s’adressent en priorité ces installations.

Les prestigieuses universités de Cambridge et d’Oxford ne sont pas en reste et s’associent elles aussi à des acteurs privés pour développer leur activité de recherche dans ce domaine.

La première annonce ainsi un nouvel institut résolument tourné vers les fondements mathématiques et statistiques des data sciences. Le Cantab Capital Institute for the Mathematics of Information, financé grâce à un don de 5M£ par le fonds d’investissement Cantab Capital Partners, aura pour mission de développer la recherche sur les mathématiques appliquées au monde des données.

La seconde, quant à elle, vient de rendre public un accord passé avec la compagnie aérienne Emirates pour la création d’un Data Science Lab. L’objectif de ce lab sera de développer de nouvelles méthodes d’analyses afin d’améliorer la gestion des données détenues par la compagnie en vue de perfectionner son offre commerciale. Ce centre sera situé au sein de l’Oxford Centre for Information, et fera appel à des chercheurs de plusieurs départements de l’université, dont le Mathematical Institute, l’Oxford Internet Institute, et les Departments of Engineering Science et Computer Science and Statistics.

Pour finir, l’Oxford Internet Institute a récemment lancé un nouveau réseau de chercheurs adoptant une approche davantage sociologique. Intitulée « Big Data and Human Development », cette initiative se donne pour mission d’analyser les usages potentiels des données massives afin de traiter les problèmes de discrimination et d’exclusion. Il vise notamment à développer un observatoire numérique prenant la forme d’une plateforme web dédiée à ces questions, informant et donnant accès à des jeux de données.

Sources :

Rédacteur : Eva Legras

publié le 13/11/2015

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