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Le flux aérien autour du nez est plus complexe que celui autour d’une aile d’avion

Une équipe de chercheurs d’« Imperial College » à Londres a mis au point un modèle tridimensionnel du nez humain dans le but de comprendre le mécanisme de discrimination de l’odorat. En combinant des techniques de mécanique biologique et de science de l’ingénieur en aéronautique, les chercheurs ont découvert que le flux d’air, traversant les narines au cours de l’inspiration puis de l’expiration, présente des caractéristiques de mécanique plus complexes que celles - laminaire ou turbulente - existant autour d’une aile d’avion en plein vol, ou encore que celle de la circulation sanguine à travers le cœur. En effet, la structure géométrique des voies nasales est très complexe, sans aucune ligne droite ou courbe simple, rendant le flux d’air très compliqué.

C’est en appliquant la mécanique des fluides à un modèle tridimensionnel avec l’utilisation de perles de couleurs passant à travers le modèle et une cartographie des flux d’air grâce à un système de caméras digitales, que l’équipe a pu mettre en évidence la façon dont l’air tourne autour du nez et comment l’individu peut expérimenter le sens de l’odorat. La structure du nez implique que l’air tourbillonne, tournoie et vienne recirculer lors de son passage dans le nez. À la suite d’une inspiration relativement profonde et d’un flux d’air rapide, l’air se remet à tourbilloner à proximité du bulbe olfactif (à la partie supérieure et profonde des fosses nasales), permettant le signal nerveux et le sens de l’odorat.

Selon le Dr Denis Doorly, responsable de l’étude, le modèle mis au point pourrait aider au développement de nouveaux traitements pour débloquer un nez enrhumé, améliorer les méthodes de délivrance des médicaments pour augmenter leur efficacité ou encore aider les chirurgiens à planifier des opérations à l’avance.


Sources : Imperial College, News, 06/01/05 www.imperial.ac.uk , BBC News, 07/01/05, http://news.bbc.co.uk, BBSRC, News, 12/01/05, www.bbsrc.ac.uk