Le devenir du Joint European Torus (JET)

Mots-clés : Politique ; Energie ; Environnement ; Physique.

PNG CC0 - Public Domain

Le résultat du référendum du 23 juin 2016 envisage la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne, avec toutes les conséquences inhérentes à cette décision. L’une d’entres elles, et non des moindres, est l’avenir du site du JET de Culham (Oxfordshire) qui compte aujourd’hui 350 chercheurs et une contribution de 40 pays, mise à mal par l’arrêt du partenariat du Royaume-Uni à Euratom, cadre européen pour l’utilisation en toute sécurité du nucléaire civil en tant que source d’énergie.

L’activation de l’article 50 de la constitution européenne en 2017 mettrait éventuellement fin à la participation britannique au consortium Eurofusion, ce qui ne ferait qu’accentuer la tendance actuelle de départ des chercheurs européens du site ; par ailleurs, l’impact politique serait très préoccupant avec les 3000 mètres cube de déchets radioactifs qui devraient être traités pour une facture de 289 M£ qui sera, dans les conditions actuelles, SDF (sans destinataire fixe).

Le projet européen d’Eurofusion est une étape importante pour la construction d’ITER sur le site de Cadarache puisqu’il est la preuve de faisabilité de l’utilisation, à grande échelle, de la fusion nucléaire comme source d’énergie, plus fiable et plus propre (le temps de demi-vie des déchets étant de 12,5 années).

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Rédacteur : Dr Ludovic Drouin, Attaché scientifique pour la science et la technologie

publié le 01/12/2016

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