Le Samedi 1er octobre, le Général d’Armée Henri Bentégeat, chef d’état major des Armées, a présidé la cérémonie militaire officialisant la création du Quartier Général de corps de réaction rapide France (QG CRR-FR) en présence du Général d’Armée Bernard Thorette, chef d’état-major de l’armée de Terre. 22 nations ont été représentées lors de la cérémonie.
Le lancement de cette structure aux normes otaniennes permettra à la France d’accroître son profil au sein de l’Otan en lui conférant une capacité de commandement terrestre du niveau corps d’armée (60 000 hommes) dans un environnement interarmées et multinational. Le CRR pourra entrer en premier sur un théâtre d’opération et conduire des engagements opérationnels allant de la basse à la haute intensité. Relevant de la chaîne des états-majors opérationnels du Commandement de la force d’action terrestre (FAT), le QG CRR-FR pourra être engagé dans le cadre de l’Union Européenne, de l’OTAN, d’une coalition ad hoc ou sur décision nationale. A terme ce QG multinational comprendra un peu plus de 400 militaires dont 70 alliés, dont 10 Britanniques. L’effectif peut cependant passer à 750 environ en temps de crise.
En faisant de la France un partenaire de premier rang au sein de la Force de réaction de l’OTAN (NRF), la création du CRR-FR marque une nouvelle étape dans le rapprochement de la France et de l’OTAN, processus lancé au milieu des années 90. C’est en 1995 que la France participe à nouveau à certaines instances intégrées otaniennes telles que le Comité militaire. Ces dernières années le rapprochement a eu tendance à se faire de manière pragmatique, reflétant la double volonté politique des dirigeants français de conforter la place de la France au sein de l’Alliance tout en maintenant une autonomie de décision dans l’engagement de ses forces. Au-delà du rapprochement avec l’OTAN c’est la cause de la Défense européenne qui est avancée par la création française, et la volonté de la France de se doter des moyens d’assurer ses engagements internationaux qui est affirmée.
Cette décision va de pair avec l’engagement des soldats français sous la bannière de l’OTAN en Afghanistan et dans les Balkans. La France est aujourd’hui le troisième pays contributeur aux opérations extérieures de l’OTAN avec près de 4000 hommes déployés.