La chambre des Communes se penche sur la robotique et l’intelligence artificielle

Mots-clés : Politique ; Robotique & Systèmes Autonomes

La Commission pour la Science et la Technologie de la Chambre des Communes a publié le 12 octobre dernier un rapport visant à examiner les opportunités, notamment économiques, et les barrières au développement de la robotique et des systèmes autonomes (RAS), ainsi que de l’intelligence artificielle.

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Définissant les enjeux de ces deux champs technologiques étroitement associés, la Commission insiste notamment sur l’obligation de minimiser les éléments subjectifs ou orientés dans les systèmes d’intelligence artificielle, ainsi que sur la nécessité d’assurer une transparence totale des décisions de ces systèmes, permettant de vérifier qu’ils agissent en conformité avec les objectifs voulus et ne manifestent pas de comportements imprévus.

Les deux principales recommandations de la Commission sont les suivantes :

  • Préciser la stratégie du gouvernement dans le domaine de la robotique et des systèmes autonomes. La Commission souligne en effet la nécessité d’une telle stratégie considérant la présence du RAS parmi les huit grandes technologies identifiées en 2013 comme vecteur de croissance économique et de leadership international.
  • Etablir au sein de l’Alan Turing Institute une commission pluridisciplinaire d’experts dédiée à l’Intelligence Artificielle afin d’en étudier les implications sociales, éthiques et légales. S’apprêtant déjà à accueillir un conseil dédié à l’éthique des données suite à un précédent rapport de la Chambre des Communes, l’Institut s’impose de plus en plus comme un acteur académique incontournable dans les stratégies publiques sur les nouvelles technologies.

Alors que l’intelligence artificielle et la robotique quittent progressivement la sphère de la science fiction et polarisent le débat public, suscitant des prises de position tranchées, comme celles du professeur Stephen Hawking, et affichent des progrès toujours plus importants, comme en témoigne la victoire médiatique contre le premier joueur mondial de go remportée par l’ordinateur AlphaGO développé par la startup britannique DeepMind, ce rapport souligne la portée stratégique de ces technologies pour le pays.

Source :

Rédacteur : Eva Legras

publié le 26/10/2016

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