Le gouvernement britannique propose d’augmenter la quantité de déchets à incinérer au lieu de les enterrer.
En effet, un rapport du Department of Environment, Food and Rural Affairs (Defra, ministère de l’environnement, de l’alimentation et de l’agriculture), qui va être publié en février, suggère que la proportion de déchets incinérés pourrait passer de 9 à 25 % dans les 15 prochaines années. A l’origine, la priorité du ministère est de diminuer le nombre de déchets produits. Néanmoins, pour ceux produits, il est préférable de les recycler, de les incinérer, et en dernier recours les enterrer. Le gouvernement s’implique ici davantage dans l’incinération car cela permet de produire de l’électricité. D’après le gouvernement, cela permettra d’être moins dépendant des combustibles fossiles étrangers et, par ailleurs, les risques pour la santé sont faibles.
De son côté l’association Friends of the Earth, déclare que les britanniques devraient se concentrer sur le recyclage des déchets plutôt que sur leur incinération. D’après elle, les incinérateurs sont des générateurs d’énergie très inefficaces, produisant plus de CO2 par unité d’énergie produite qu’une vieille centrale à charbon. Pour Friend of the Earth, le gouvernement devrait affronter ce problème en réduisant la quantité de déchets produits et en les recyclant le plus possible.
Bien que le Defra ne se soit pas officiellement prononcé, un porte-parole a déclaré que l’incinération des déchets faisait partie d’une stratégie durable de gestion des déchets. Pour ceux-ci, cela va permettre de réduire de façon considérable le volume des déchets actuellement disposé dans les décharges et ainsi de répondre à la directive européenne 1999/31/CE (voir l’article « 6,5 millions de livres sur une compagnie de valorisation des déchets à la bourse de Londres ») sur la mise en décharge des déchets.
Auteur : Mathieu Daoudi
Source : BBC news, press release, 17/01/06, http://news.bbc.co.uk