Le 4 février 1794, la Première République (Convention) vote l’abolition de l’esclavage dans toutes les colonies françaises. Le décret d’abolition énonce que « la Convention déclare l’esclavage des Noirs aboli dans toutes les colonies ; en conséquence, tous les hommes, sans distinction de couleur, domiciliés dans les colonies, sont citoyens français et jouiront de tous les droits assurés par la Constitution. »
Rétabli par le Consulat en 1802, l’esclavage est ensuite définitivement aboli en 1848 sous l’impulsion de Victor Schoelcher par la Deuxième République.
La France est le premier grand pays occidental à avoir adopté un texte qui reconnaît la traite et l’esclavage comme « crimes contre l’humanité » : c’est la loi Taubira votée par le Parlement français le 10 mai 2001.
La France est également le premier grand pays occidental à commémorer officiellement cette abolition. Le Président de la République a fixé la date du 10 mai pour commémorer le souvenir de l’esclavage et de son abolition. A cette occasion, la Ministre déléguée à la Coopération, au Dévéloppement et à la Francophonie s’est rendue au Sénégal, le 10 mai 2006, à l’occasion de la première journée des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions.
Le travail de mémoire de se poursuit : les programmes scolaires devront également faire leur place à cette commémoration. Un centre national de recherche est crée à ce sujet.
Enfin, le Président de la République a assuré le maintien d‘une vigilance en annonçant le 30 janvier 2006 une initiative européenne et internationale pour sanctionner les entreprises qui pratiquent de nouvelles formes d’esclavagisme comme le travail forcé ou le travail des enfants.
Dernière mise à jour : 27.11.2006