Le second satellite du réseau Inmarsat-4 a été lancé avec succès au début novembre. Ce réseau, qui comprendra au total trois satellites, va permettre une couverture mondiale du haut débit Internet et de la téléphonie mobile 3G, et va ainsi offrir un bureau virtuel à travers la planète.
Le satellite Inmarsat-4 F2 de EADS Astrium a été assemblé et en partie conçue à Stevenage au Royaume-Uni. La société Inmarsat avait conclu un contrat de 450 millions de livres (environ 648 millions d’euros) avec EADS Astrium pour la production des trois satellites. La compagnie européenne a relevé le défi de la charge civil la plus complexe sur des satellites de télécommunication. Le British National Space Centre a participé à hauteur de 7 millions de livres (environ 10,5 millions d’euros) au développement des processeurs embarqués du Inmarsat-4. Le Ministre de la Science et de l’Innovation, Lord Sainsbury, salue la réussite de ce projet qui est un exemple de l’ingénierie britannique. Ce réseau va faire sensiblement évoluer les méthodes de travail en-dehors du bureau ou de la maison.
Le second satellite, en orbite géostationnaire, assure la couverture de l’océan Atlantique, de l’Amérique du Sud et d’une grande partie de l’océan pacifique. Le précédent satellite Inmarsat-4 F1, lancé en mars 2005, couvre une grande partie de l’Afrique, de l’Europe, du Moyen-Orient, de l’Asie et de l’océan Indien. Et pour finir le tour du globe, le troisième et dernier satellite est en cours de construction. Actuellement les réseaux haut débit satellitaires ne sont pas assez concurrentiels face au réseau filaire conventionnel et ne sont pas adaptés à toutes les applications comme la voix sur IP. Cependant il offre le gros avantage d’une vaste couverture indépendante des points d’accès environnant.
Auteur : Yacine Touati
Source : Government News Network, press release, 01/11/05, www.gnn.gov.uk