Joint PhD avec le Royaume-Uni

Présentation du programme

Le programme de Joint PhD/cotutelle de thèse entre la France et le Royaume-Uni reste encore un programme très expérimental où chaque projet de cotutelle fait l’objet de négociations au cas par cas. L’expérience montre que le taux de succès est largement accru lorsque ces négociations sont menées par le Service pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France au Royaume-Uni.

L’Arrêté du 6 janvier 2005 sur les cotutelles internationales de thèse a permis de débloquer la question des cotutelles de thèses avec les universités britanniques. Longtemps opposées à la délivrance de deux diplômes séparés qui prévalait jusqu’alors en France et en Europe continentale, cet arrêté offre la possibilité de délivrer aux étudiants de niveau excellent un diplôme unique sous le double timbre des deux universités.

Ce programme de cotutelle, dont le déroulement est très proche de ce qui se fait en France avec d’autres pays, introduit cependant la notion d’une université « pilote » pour chaque étudiant : université française pour un étudiant appartenant à l’origine à une équipe française, université britannique pour un étudiant appartenant à l’origine à une équipe britannique. L’étudiant paie en principe ses frais de scolarité, durant les trois années de thèse, uniquement dans son université pilote et est exempté des frais d’inscription dans l’université partenaire. Il est, bien entendu, inscrit officiellement dans les deux universités, dès le commencement de sa formation doctorale. À l’heure où les universités britanniques parlent d’augmenter de façon significative les frais de scolarité, et en raison de l’autonomie complète des universités britanniques, ces accords concernant les frais d’inscription sont nettement facilités lorsqu’un échange équilibré d’étudiants entre les deux laboratoires impliqués peut être établi, chaque étudiant étant issu de l’un des deux groupes de recherche. Les directeurs de thèse doivent impérativement être capables de démontrer une collaboration préalable à la demande de Joint PhD pour l’étudiant potentiel, afin d’assurer que ce dernier ne se retrouve pas avec un sujet de thèse mal déterminé.

Le jury de thèse du Joint PhD est proche de ce qui se pratique en France, ce qui le distingue fortement des habitudes britannique d’un jury à huis clos et ne comportant que de deux ou trois examinateurs, le plus souvent en l’absence du directeur de thèse.

Valeur ajoutée pour l’étudiant(e)

Un séjour à l’étranger de plusieurs mois est, à l’évidence, un défi pour le jeune thésard qui quitte une équipe de recherche où il a ses repères (en France, il est souvent entré dans cette équipe lors de son M2) pour se confronter à des habitudes de travail différentes, un nouveau style de vie dans un pays étranger et une langue qu’il lui faut maîtriser.
Cette expérience a, globalement, été toujours vécue de façon extrêmement bénéfique par les candidats ayant franchi le pas, et il est clair qu’une telle immersion d’un ou deux ans dans un pays étranger est signe d’une grande ouverture d’esprit et de capacités d’adaptation qui sont perçues de façon positive dans un CV. En outre, c’est aussi l’occasion d’initier des collaborations scientifiques qui seront utiles pour la suite de la carrière scientifique.

Valeur ajoutée pour les deux laboratoires

Les étudiants et post-doctorants sont les forces vives des laboratoires : sans souci des tâches administratives et généralement d’enseignement, sollicités par des enseignements spécifiques des Écoles doctorales peu nombreux, ils s’investissent totalement dans le travail « à la paillasse » ou de recherche en bibliothèque ou sur des archives.

Dès lors, outre les bénéfices propres que les étudiants peuvent retirer d’une cotutelle internationale de thèse, celle-ci est un moyen privilégié pour renforcer une collaboration bilatérale entre deux équipes de recherche, les étudiants impliqués dans ce schéma devenant le lien concret d’une telle collaboration.

Modalités pratiques

Les échanges scientifiques bilatéraux franco-britanniques sont extrêmement nombreux, sans que le Service pour la Science et la Technologie à Londres en soit informé. Or, et ce n’est qu’en s’appuyant sur des cas concrets que ce Joint PhD pourra être largement développé au sein des universités britanniques.

Il convient donc, avant toute chose, lorsque le projet d’une cotutelle de thèse internationale se dessine entre nos deux pays, que les futurs directeurs de thèse prennent contact avec Dr. Claire Mouchot, Attachée scientifique au Service pour la Science et la Technologie à Londres, avant d’effectuer toute démarche au sein leur université respective. Les procédures et documents mis en œuvre sont spécifiques au Royaume-Uni et très différents des formulaires existants pour la cotutelle de thèse traditionnelle. En raison de l’autonomie complète des universités britanniques, chacune évalue le bien fondé de ce programme en fonction de ses propres intérêts. Lorsque les accords ont été obtenus au plus haut niveau avec l’université britannique (Principal ou Vice-chancelier, Vice-Principal pour les études « post-graduées », Vice-Principal pour les relations internationales, responsable de l’Assurance Qualité, etc.), le lien est ensuite fait directement avec la présidence de l’université française.

Dr. Claire Mouchot
Tél : +44(0)20 7073 1394 ;
Courriel : claire.mouchot@ambascience.co.uk

publié le 13/08/2015

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