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Jeudi 28 août - Royaume-Uni/Caucase, EDF/British Energy

A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (28 août).

- Caucase : M. Miliband a dit les mots justes, au bon endroit et au bon moment, Bronwen Maddox, TIMES

De tous les membres du gouvernement britannique, David Miliband a fait, hier en Ukraine, le meilleur discours sur la crise en Géorgie. Le Secrétaire au Foreign office est toujours au mieux de sa forme lorsqu’il plaide pour la démocratie, et il n’a pas hésité à accuser la Russie de n’offrir que la force pour rivaliser avec la démocratie libérale. Il a haussé le ton à l’égard de Moscou après la décision du Kremlin de reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du sud et de l’Abkhazie, et rejeté l’assimilation avec le Kosovo. Concernant la candidature de l’Ukraine pour une entrée dans l’Union européenne et l’OTAN, il n’a fait toutefois que répéter les promesses du sommet de Bucarest. Il a promis le soutien du Royaume-Uni sans plus de précisions, ce qui rappelle les dérobades peu attrayantes de M. Brown. Mais on ne peut accuser M. Miliband d’être invisible. Ce voyage a exigé de lui des qualités qu’il n’a pas souvent déployées. Son discours a été bien meilleur que les précédents pour la précision de ses mises en garde à la Russie et les promesses à l’Ukraine : il a utilisé les propos qu’il fallait, au bon endroit et indiscutablement au bon moment.

- Caucase : Le Royaume-Uni n’a pas de politique étrangère réelle, Iain Martin, DAILY TELEGRAPH

Quelle est au juste la politique étrangère du Royaume-Uni ? David Miliband a tenté hier d’en définir le contour après que le gouvernement britannique se soit fait remarquer par son absence durant la crise en Géorgie. M. Sarkozy, Mme Merkel et George Bush se sont largement fait entendre, alors que M. Brown et M. Miliband étaient en vacances. Nous payons le prix du peu d’intérêt que porte le Premier Ministre à la diplomatie internationale, et les conservateurs vont avoir un long travail de reconstruction à mener. La première tâche de David Cameron sera de désengager le Royaume-Uni d’une politique étrangère européenne commune. Les intérêts de la France et de l’Allemagne ne sont pas les mêmes que les nôtres. Le Royaume-Uni peut garder son indépendance, tout en étant proche des Etats-Unis, sans en être l’esclave, occuper une place importante dans l’OTAN et au Conseil de sécurité. Le monde prend une direction qui nous convient : nous avons fait du commerce mondial bien avant la mondialisation et su défendre nos intérêts. Nous n’avons pas à nous incliner, de manière défaitiste, devant l’Europe sous prétexte de ne pas être écrasés par la Chine ou la Russie. Avec notre histoire nous n’avons rien à craindre de mener notre propre politique étrangère surtout si nous sommes alliés aux Etats-Unis. Cela a fort bien marché par le passé. Nous devons encore essayer.

- Royaume-Uni : Pour sauver notre énergie nucléaire, nous devons conclure un accord avec EDF, éditorial, FINANCIAL TIMES

L’avenir de l’industrie nucléaire britannique reste toujours aussi confus, et c’est inquiétant. Tout semblait devoir être réglé en juillet grâce à un accord entre British Energy et EDF qui, s’il avait posé des problèmes en matière de concurrence sur le marché de l’électricité, aurait garanti néanmoins au Royaume-Uni l’expertise et la solidité financière du groupe français. Le gouvernement a une part de responsabilité dans l’échec de cet accord, car il a imposé de dures conditions à la vente de sa part de 35%. Nous ne pouvons nous permettre de débattre indéfiniment des diverses options possibles. Nous avons besoin d’urgence de nouvelles centrales nucléaires. Si le gouvernement britannique vendait à EDF sa participation à hauteur de 35% dans British Energy sans se soucier de l’attitude des autres actionnaires, cela relancerait l’offre française. La réticence du gouvernement est sans doute légitime : il ne veut pas avoir l’air dirigiste et il ne veut pas brader sa participation. Mais s’il veut éviter les coupures de courant en 2020, il doit changer son approche.

Daily Telegraph (Diffusion : 901 428), conservateur, eurosceptique Times (Diffusion : 657 301), Groupe Murdoch, centre droit, mais a soutenu Tony Blair Financial Times (Diffusion : 437.519, dont 300.000 hors du Royaume-Uni), libéral, pro-européen

Rédactrice : Lydie Naudin, attachée de presse. Lydie.naudin@diplomatie.gouv.fr. Tel : 00 44 (0) 207 073 1028