A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (26 AOUT)
ROYAUME-UNI
- Le budget impose peut-être une plus lourde charge sur les pauvres, mais le gouvernement ne doit pas s’étendre sur la polémique, éditorial, TIMES
Tous les partis politiques aspirent à se présenter comme progressistes. C’est ce que Georges Osborne n’a pas manqué de faire lors de la présentation du budget, promettant de s’attaquer au déficit tout en protégeant les plus pauvres. Un rapport de l’IFS (Institute for Fiscal Studies) contredit, chiffres à l’appui, ces prétentions et affirme que les mesures annoncées par le gouvernement sont régressives : d’ici 2014, les familles les plus pauvres verront leur revenu annuel diminuer de 5,2% tandis que celui des familles les plus riches ne diminuera que de 1,1%. Le Trésor n’a pas voulu laisser passer cela et a répliqué en accusant l’IFS d’être sélectif dans le choix de ses données. La réaction du gouvernement est mal venue : sur l’ampleur du déficit, M. Osborne a parfaitement raison. La manière dont il a présenté son budget a été partiale. Il voulait une bonne publicité. C’est exactement le genre de manœuvre qui plaisait à Gordon Brown lorsqu’il était Chancelier de l’Echiquier. Il aurait dû accepter le verdict de l’IFS et ne pas chercher à poursuivre la polémique. La transparence est sensée être l’une des vertus de la coalition, la grande nouveauté étant la création de l’OBR (Office for Budget Responsability). Il est essentiel que cet organisme confirme son indépendance pour avoir du poids.
PROCHE ORIENT
- Un processus empoisonné qui n’apporte guère d’espoir, David Gardner, FINANCIAL TIMES
Alors que les caravanes des négociateurs pour la paix au Proche Orient se dirigent pour la énième fois vers Washington, le cynisme et l’impression de déjà vu sont écrasants. A juste titre. Le cœur du problème reste l’occupation israélienne. C’est ce qui a tué le processus d’Oslo, et dix années plus tard rien n’a changé. M. Obama a beau féliciter M. Nétanyahou sous prétexte qu’il est prêt à prendre des risques pour la paix, rien n’est là pour le prouver. Le président palestinien Mahmoud Abbas, son Premier Ministre Salam Fayyad, et le Quartet (Etats-Unis, Union européenne, ONU et Russie) parlent de solution négociée, ce qui signifie deux Etats vivant en paix et un territoire palestinien dans les frontières de 1967. Mais que souhaite le Premier ministre israélien ? M. Nétanyahou refuse toutes concessions sur Jérusalem et entend garder la majeure partie des terres colonisées. Son idée d’un Etat palestinien démilitarisé ressemble davantage à une administration supra-municipale plutôt qu’à un gouvernement indépendant. Peut-être nous surprendra-t-il, mais peu d’éléments le suggèrent. Les grandes lignes d’un accord sont claires, selon les paramètres Clinton de 2000 et l’initiative de paix arabe de 2002, soutenus par 22 Etats arabes et 57 pays musulmans (ainsi que le Hamas, dans le cadre de l’accord de la Mecque en 2007). Il faut mettre fin à l’occupation israélienne et le Quartet ne doit pas seulement en parler. Il doit l’exiger.
FRANCE
- M. Sarkozy dévoile le programme du G20, Ben Hall, FINANCIAL TIMES
Le président de la République a déclaré à ses ambassadeurs qu’action et ambition seraient à l’ordre du jour de la présidence française du G20. Il a évoqué la réforme du système monétaire international, sans toutefois revenir sur sa proposition initiale d’un nouveau Bretton Woods. « M. Sarkozy espère qu’une présidence du G20 active rehaussera sa position sur la scène internationale et qu’il en bénéficiera en France dans la perspective des prochaines présidentielles ».
- Expulsion des Roms : les tensions montent, Ben Hall, Joshua Chaffin, FINANCIAL TIMES
Paris fait pressions sur la Roumanie pour améliorer le sort de sa communauté de gitans et réduire le flot d’immigrés dans le reste de l’Europe, tandis que la politique de la France concernant l’expulsion des Roms est examinée de près à Bruxelles. Le journal reprend les déclarations de M. Lellouche, mais souligne aussi le « malaise grandissant » que suscite l’approche du gouvernement.
- M. Chirac et les emplois fictifs :
Le DAILY TELEGRAPH et le FINANCIAL TIMES annoncent que l’ancien président de la République a des chances d’échapper au procès prévu en novembre sur l’affaire des emplois fictifs de la ville de Paris après la conclusion d’un accord de compensation avec le maire actuel Bertrand Delanöe.
Times (Diffusion : 505.062), Groupe Murdoch, centre droit Daily Telegraph (Diffusion : 685.177), conservateur, eurosceptique Financial Times (Diffusion : 390.203), libéral, pro-européen
Rédactrice : Lydie Naudin, attachée de presse. Lydie.naudin diplomatie.gouv.fr. Tel : 00 44 (0) 207 073 1028