A NE PAS MANQUER AUJOURD’HUI DANS LA PRESSE BRITANNIQUE (18 MARS)
- Chômage au Royaume-Uni : Le gouvernement a évité la catastrophe, éditorial, GUARDIAN
Lorsque, l’année dernière, la crise bancaire a tourné à la récession, la grande crainte était le chômage : à la fin de 2008, il touchait 1,6 million de Britanniques. Il risquait, selon les estimations, d’atteindre 3, voire 4 millions. Or, le nombre des chômeurs est revenu aujourd’hui à 2,45 millions. Le tableau n’est sans doute pas idyllique, mais le chômage conduit souvent à d’autres drames personnels (dépression, divorce). Il est donc à mettre au crédit du gouvernement et de la Banque d’Angleterre, par leurs mesures de soutien à l’économie, d’avoir évité le pire. Les chefs d’entreprise ont également cherché à ne pas recourir au licenciement, préférant réduire les heures de travail ou les salaires. Toutes ces mesures ont joué un rôle important, mais cela signifie aussi que la reprise de l’emploi sera lente et incertaine. L’économie reste fragile et les employeurs vont hésiter à recruter pendant un certain temps. Les jeunes qui vont se retrouver sur le marché vont devoir attendre. Il n’est pas vraiment glorieux pour un dirigeant politique de faire campagne autour d’une catastrophe évitée. Le Labour peut toujours faire remarquer que la situation de l’emploi aux Etats-Unis est bien pire, mais cela ne réconfortera pas pour autant les Britanniques qui doivent payer leurs factures alors qu’ils disposent de moins de moyens. Certes Gordon Brown et Alistair Darling ont évité le pire, mais la réalité n’est pas plaisante pour autant : salaires gelés, insécurité persistante et prix en hausse.
- Royaume-Uni : Libérez les universités, éditorial, DAILY TELEGRAPH
Alors que le gouvernement prévoit de réduire son budget pour les universités, la critique de Lord Patten parait d’autant plus pertinente : selon le président honoraire de l’université d’Oxford, il est ridicule de vouloir limiter à 3225 livres sterling par an le coût de l’enseignement universitaire. Une telle limite risque de porter atteinte à nos meilleures universités, alors qu’Harvard fait payer 22000 livres par an à ses étudiants. La récession offre l’occasion de libérer financièrement notre enseignement supérieur. Les subventions de l’Etat vont être réduites au cours des trois prochaines années et le moment est venu de trouver d’autres sources de financement. Pourquoi ne pas se tourner vers les grandes entreprises qui ont tout à gagner au succès des universités ? Le danger que cela représente pour les jeunes venant de milieux défavorisés peut être souligné, mais il y a une solution : Harvard fait payer cher son enseignement, mais les étudiants pauvres sont pris totalement en charge, tandis que les autres à l’exception des plus riches reçoivent une aide financière. Ce serait une bonne approche pour notre pays.
FRANCE
- La France réorganise son industrie nucléaire, Paul Betts, FINANCIAL TIMES
Si l’on en croit les fuites parues dans la presse française, la commission présidée par l’ancien dirigeant d’EDF, François Roussely, prépare une réorganisation en douceur de l’industrie nucléaire pour lui donner de meilleures chances sur le marché international. Le nucléaire est une des priorités du président de la République. C’est une industrie qui représente aussi un outil important dans la politique étrangère de la France, qui lui permet de renforcer ses relations avec le Proche Orient et les pays d’Asie. Ces ambitions ont été mises à mal par des années de rivalités internes et l’intervention de gouvernements successifs. La commission de M. Roussely cherche à clarifier les rôles respectifs du gouvernement et des acteurs individuels afin d’éviter une répétition du fiasco d’Abou Dhabi. Elle risque aussi de mettre davantage en lumière les faiblesses de cette industrie, notamment sa trop grande dépendance à l’égard du gouvernement. Or le gouvernement n’est pas toujours le meilleur arbitre, ainsi que l’illustrent les rumeurs concernant Mme Lauvergeon.
ETA : Un policier français tué près de Paris
Le TIMES, le GUARDIAN et l’INDEPENDENT font état de la fusillade attribuée à l’ETA au cour de laquelle un policier français a été tué dans la banlieue parisienne. Tous soulignent l’étroite coopération entre la France et l’Espagne qui ont promis d’intensifier leurs efforts pour mettre fin aux activités du mouvement basque.
Daily Telegraph (Diffusion : 901 428), conservateur, euro Guardian (Diffusion : 378.501), centre-gauche, libéral, pro-européen Financial Times (Diffusion : 437.519, dont 300.000 hors du Royaume-Uni), libéral, pro-européen
Rédactrice : Lydie Naudin, attachée de presse. Lydie.naudin diplomatie.gouv.fr. Tel : 00 44 (0) 207 073 1028