london_paris_panoramic Français English
» Actualités » Revues de presse » A ne pas manquer (quotidienne) » Jeudi 17 juillet - Israël, iran, RU/taxe sur l’essence

Jeudi 17 juillet - Israël, iran, RU/taxe sur l’essence

- Un prix cher payé pour s’assurer que personne ne soit laissé derrière. Bronwen Maddox, The Times.

L’échange de 5 prisonniers libanais plus la libération de prisonniers palestiniens contre les corps de deux soldats israéliens tués en 2006 dans l’élément déclencheur du conflit a reçu un large soutien de la part de la population israélienne. Plus de 60% de la population israélienne s’y est déclarée favorable. Elmut Olmert, dans un discours tenu il y a deux semaines, a cependant suggéré que le principe qu’aucun israélien ne doit être laissé derrière, même mort, devrait avoir des limites. Il a déclaré qu’Israël devrait adopter une nouvelle politique par rapport aux échanges de prisonniers. Il a raison. Quel est l’apport de tels échanges, si ce n’est de répondre à la ferveur israélienne pour ses soldats capturés. Une explication tacite est celle qu’un israélien, même mort, a autant de valeur qu’une douzaine de l’autre côté. Le temps est venu de savoir s’il ne faut pas mettre un terme à ces échanges qui pourraient mettre Israël dans une situation désavantageuse par rapport à ses opposants. Les échanges pourraient encourager le meurtre des otages si Israël se montre prête à payer le prix du retour de ses hommes même morts. Israël doit se concentrer sur une politique sans être distrait par des marchés de corps de soldats. La portée sentimentale est compréhensible mais ces échanges sont une illusion de résultats concrets, qui détournent l’attention d’Israël de ses erreurs et des gains du Hezbollah.

- Un geste bienvenu, Editorial, The Financial Times

La présence de William Burns, représentant américain, et de ses homologues à Genève montre que Washington soutient les généreuses propositions faites pour encourager Téhéran à arrêter son programme d’enrichissement nucléaire. La balle est maintenant très clairement dans le camp iranien. Le danger serait que l’Iran essaye encore de gagner du temps. Un délai de 6 mois supplémentaires pourrait lui permettre de perfectionner plus encore ses capacités d’enrichissement. Ce serait une grossière erreur : au milieu d’un boom pétrolier, le peuple iranien est peut-être plus pauvre qu’il y a 30 ans. Il ne fait aucun doute que Washington a plus d’un tour dans son sac, incluant de nouveaux freins aux transactions financières et à l’investissement, si cette initiative échouait.. Et il y a toujours le risque qu’un échec entraîne une action militaire de la part d’Israël, qui serait un désastre pour la stabilité de la région et l’économie mondiale autant que pour l’Etat iranien lui-même. Le pays peut continuer à poursuivre son programme d’enrichissement nucléaire contre la volonté de la communauté internationale et subir un nouvel isolement politique et économique (avec de possibles conséquences sur la stabilité même du régime). Ou il peut accepter une solution qui offre des opportunités économiques et lui ouvre la perspective de pouvoir endosser sa position légitime parmi la communauté des nations.

- Le Trésor reporte à avril 2009 la hausse de la taxe sur l’essence. Financial Times, Daily Mirror. 17/07/2008.

La presse britannique est partagée concernant la décision du Trésor de reporter à avril 2009 la décision sur une hausse de 2 pences de la taxe sur le litre d’essence, déjà repoussée à octobre en avril 2008. D’un côté, le Financial Times titre « Darling roule dans la mauvaise direction ». Le quotidien calcule un manque à gagner de 550 millions de livres quand le budget britannique est déjà dans une situation difficile. La mesure aurait également encouragé la réduction de la consommation, tandis que la reporter ne fait que fragiliser la crédibilité du Trésor. Au contraire pour le Daily Mirror « le Premier Ministre fait son devoir » en évitant de rajouter de nouveaux frais aux foyers modestes déjà en grande difficulté. Selon le tabloïd, il devrait remplacer cette hausse de taxe par un malus pour les véhicules polluants neufs.