Exercice franco-britannique Griffin Strike

Jean-Yves Le Drian s’est rendu jeudi 21 au Royaume-Uni pour assister, aux côtés de son homologue britannique M. Michael Fallon, à des démonstrations dynamiques dans le cadre de l’exercice Griffin Strike, qui se déroule du 14 au 22 avril

Les ministres se sont rendus à Salisbury Plain, puis à bord du Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Dixmude, où le contre-amiral français Éric Chaperon commande la composante maritime de l’exercice

Cet entrainement interarmées s’inscrit dans le partenariat straté-gique liant la France et le Royaume-Uni, et a pour principal objectif de valider le concept d’une force expéditionnaire interarmées franco-britannique, la CJEF (Combined Joint Expedi-tionnary Force) conformément aux accords de Lancaster House conclus en 2010. La validation de ce concept (FVOC Full Validation of Concept), au terme de Griffin Strike, est le fruit de six années de coopération étroite entre nos deux armées. Français et Britanniques confirment et concrétisent leur excellent niveau d’interopérabilité.

Cet exercice mobilise l’ensemble des composantes des armées française et britannique, aériennes, maritimes, terrestres et logistiques à des niveaux tactiques et opérationnels, en vue de renforcer l’interopérabilité totale de nos forces. Chaque rouage, français, britannique ou binational, doit ainsi pouvoir fonctionner sans heurt au sein de la mécanique de précision qu’est une opération militaire.

La technicité des entraînements et la complexité de certaines manoeuvres, comme les patrouilles communes de Typhoon britannique et de Rafale français, permettent aux pilotes de gagner toujours plus en précision. La coordination, l’entente et le partage de savoir-faire communs sont indispensables pendant les phase de préparation et pendant les séquences d’assaut.

De la même manière, le ravitaillement à la mer de frégates des deux nations par le pétrolier-ravitailleur Var, des exercices communs de débarquement amphibie, d’aéro-transport ou de combat en zone urbaine nécessitent une parfaite interopérabilité des deux parties.

Les capacités à conduire en commun des convois logistiques, évacuer des blessés ou charger des véhicules à bord d’un navire constituent des vecteurs d’engagement décisifs et indispensables à l’action des forces, qui sont aujour-d’hui testées dans le cadre de la CJEF.

La mise en oeuvre d’une chaîne de commandement pleinement intégrée réalisée lors de Griffin Strike constitue la pierre angulaire de la CJEF. Cette capacité à constituer une force d’entrée en premier pouvant être engagées en coalition (ONU, OTAN, UE) concrétise l’ambition commune à produire des réponses opérationnelles adaptées aux nouveaux défis sécuritaires.

publié le 10/05/2016

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