Le 1er novembre le dispositif français aura connu une profonde réorganisation avec une bascule du centre de gravité de la présence française vers la zone de Kapisa et de Surobi, favorisant une approche globale de l’action française notamment par la mise sur pied de la Task Force La Fayette. Les capacités militaires sont redéployées et redistribuées dans l’enveloppe globale de 3 750 militaires pour les opérations relatives au théâtre afghan.

Les forces françaises gagnent en unité d’action et en cohérence opérationnelle. Plus de la moitié des forces terrestres françaises sont sous un commandement unique : le commandant de la brigade La Fayette. Le périmètre de leurs missions et de leurs zones de responsabilité diminue : notre dispositif est donc plus dense. 2 GTIA, le bataillon hélicoptères et 4 OMLT opèrent dans la même zone aux côtés de l’armée afghane.
Cette réorganisation est rendue possible grâce à l’accomplissement de deux missions principales : premièrement, le commandement du RC-C qui avait pour objectif de transférer
la responsabilité de la sécurité aux forces afghanes. Ce transfert est effectif. Les forces turques prennent le 31 octobre le commandement du RC-C nous pouvons quitter Kaboul où les Turcsils conserveront maintiendront une capacité de réaction rapide en soutien des afghans.
Deuxièmement, les OMLT françaises ont mentoré la 1re brigade du 201e corps pendant 3 ans. Celle-ci est devenue la 1re brigade certifiée au niveau le plus élevé de capacité opérationnelle de la FIAS (CM1). Ces OMLT françaises déployées dans le Logar et le Wardak ont effectué la permutation avec leurs équivalents américains (ETT : Embedded Training Team) de Kapisa et de Surobi.
La réorganisation de l’ensemble de la force a permis de déployer des capacités complémentaires en renseignement, aéromobilité et appuis. Elle s’effectue à effectif constant, le dispositif OEF/ISAF reste maintenu à 3750 militaires tout en consolidant le dispositif terrestre .
Ce dispositif est adapté pour une action globale. Dans la même zone de Surobi Kapisa, 100 gendarmes français organisés en Police Mentoring Liaison Team vont tutorer la police afghane. Par ailleurs, 2 millions d’euros seront mis en place par la mission Afghanistan-Pakistan pour des travaux de développement dans les domaines agricole, de la santé, des infrastructures.

Plus d’information sur la réorganisation du dispositif français en Afghanistan : http://www.defense.gouv.fr/documentaire_afghanistan