london_paris_panoramic Français English

Des poissons d’un autre genre à l’aquarium de Londres

Le « London Aquarium » a accueilli trois nouveaux poissons d’un genre très spécial car ce sont des poissons robotisés autonomes. Cette nouvelle espèce de « cyber-poisson » a été développée durant trois ans par une équipe scientifique de l’« Essex University ».

JPEG - 16.4 ko
Crédit : Electronics Department, Essex University
Conception du poisson automate

Inspiré de notre très commune carpe, ce robot peut détecter et éviter les obstacles et nager indépendamment dans un aquarium. La future génération de ces automates intelligents pourra servir à l’exploration des fonds marins, à la détection de fissures ou de défauts dans des structures sous-marines et même à l’espionnage tellement la ressemblance avec de vrais poissons est troublante. Même si la robotisation du poisson a plus de dix ans de recherche derrière elle, cette version est plus intelligente et avancée que les précédentes. Alors que les modèles antérieurs nécessitaient une télécommande pour le déplacement, le nouveau modèle, grâce aux nombreux détecteurs embarqués et à une intelligence artificielle, est parfaitement autonome dans ses mouvements. L’automate mesure 50 cm de long, 15 cm de hauteur et 12 cm de largeur et est recouvert de brillantes écailles qui reflètent la lumière. Sa vitesse maximale est de 50 cm par seconde mais a été ralentie de moitié pour prolonger la durée de vie des batteries qui offrent une autonomie de plus de 5 heures. Un important travail a été effectué sur le réalisme des mouvements pour les rendre plus vrais que nature. En effet de nombreux visiteurs de l’aquarium de Londres ne voient pas la différence et restent confus quant ils découvrent la moderne vérité : un « cyber-poisson ». Pour l’avenir, l’équipe scientifique d’Essex va chercher à améliorer l’intelligence du robot. Comme un poisson réel recherche sa nourriture, le robot aquatique recherchera une borne électrique pour recharger ses batteries permettant de le rendre encore plus autonome.

Ce projet financé par l’EPSRC et l’aquarium de Londres a aussi une dimension sociale. En mettant au contact du grand public, et surtout des plus jeunes, de petites prouesses technologiques attrayantes, ces institutions espèrent les sensibiliser aux sciences, voies de plus en plus délaissées par les étudiants du Royaume-Uni.

Auteur : Yacine Touati


Sources : bbc, press release, 06/10/05, www.news.bbc.co.uk ;
London Aquarium, www.londonaquarium.co.uk
pour voir sa video cliquer ici