Déplacement de Jean-Marc Ayrault au Royaume-Uni

Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international, s’est rendu à Londres jeudi 29 septembre pour célébrer la signature de l’accord d’investissement qui engage définitivement la construction par EDF Energy, en partenariat avec l’électricien chinois CGN, de deux réacteurs EPR de technologie AREVA, sur le site d’Hinkley Point (Somerset)

29 septembre 2016

A cette occasion, Jean-Marc Ayrault s’est entretenu avec Boris Johnson, ministre des affaires étrangères du Royaume-Uni, ainsi qu’avec Greg Clark, ministre de l’économie, de l’énergie et de la stratégie industrielle, et avec Nur Bekri, directeur de l’agence nationale de l’énergie (NEA) chinoise.

Le projet Hinkley Point bénéficiera tout à la fois à la filière nucléaire française et à l’industrie britannique, et le partenariat avec la Chine permettra de conforter la place des trois pays dans le domaine de l’énergie nucléaire civile, élément incontournable de la lutte contre le changement climatique.

Industrie nucléaire - Hinkley Point - Point de presse de M. Jean-Marc Ayrault, ministre des affaires étrangères et du développement international (Londres, 29 septembre 2016)

(En français et anglais)

Q - (Sur Hinkley Point et l’investissement de EDF au Royaume-Uni)

R - Oui, je vais assister à cette signature : il s’agit d’un investissement extrêmement important qui s’élève à 18 milliards d’euros, dont 12 milliards d’euros pour EDF. C’est un chantier qui va créer des emplois - 25.000 emplois en Grande-Bretagne, 4.500 emplois en France - et qui ne concerne pas qu’EDF d’ailleurs, qui concerne toutes les entreprises de la filière nucléaire. Et les Britanniques avaient besoin de cet investissement qui est un investissement français et chinois. C’est un investissement avec les Chinois qui s’inscrit dans une très longue coopération franco-chinoise dans le domaine du nucléaire - plus de 30 ans. Ce partenariat se prolonge et il s’étend notamment à travers ce projet au Royaume-Uni. Vous savez que les Britanniques ont besoin de renouveler leur capacité pour assurer leur mix énergétique, et dans leur mix énergétique, il y a une part importante de nucléaire. Et pour cela, cet investissement était indispensable, notamment pour desservir 6 millions de foyers. Donc la décision qui a été prise par le gouvernement britannique est claire : c’est un bon accord. Je sais qu’il soulève des questions et des interrogations, notamment en France. Mais il représente aussi une opportunité pour l’avenir de toute une filière. Vous savez que la France a cette capacité à développer une filière nucléaire depuis très longtemps. Ce serait une erreur de ne pas continuer à la développer.
Et il y a encore d’autres perspectives de développement, en Europe et dans le reste du monde. Beaucoup de pays sont intéressés par les capacités technologiques que nous pouvons offrir, et avec toute la sécurité indispensable. Et j’ajouterai aussi que concernant EDF, cet investissement important n’est pas le seul investissement, puisque ça représente 10% des investissements d’EDF et que le principal investissement d’EDF, et c’est important pour l’avenir de cette grande entreprise publique française, c’est le carénage. C’est-à-dire le renouvellement, la consolidation de tout le parc nucléaire français.

Donc le gouvernement français, et c’est le sens de ma présence, a pris ses responsabilités pour soutenir cet investissement au Royaume-Uni avec le partenariat chinois. Et, en même temps, le gouvernement français a pris ses responsabilités pour soutenir EDF en lui donnant les moyens de son avenir et de son développement, notamment en participant à sa recapitalisation. Ce sont tous ces engagements-là que la France veut tenir à la fois vis-à-vis de ses partenaires, britanniques, chinois, mais aussi vis-à-vis des Français, qui sont attachés à EDF, et aux salariés d’EDF, qui sont attachés à leur entreprise, et c’est bien normal.

Donc voilà le sens de ma présence, et en même temps cette perspective, je le disais, de 25.000 emplois au Royaume-Uni et de 4.500 emplois en France. C’est donc décidé, et je me réjouis que le gouvernement britannique, après avoir examiné le dossier - Mme May avait pris ses fonctions et un nouveau Premier ministre avec un nouveau gouvernement avait parfaitement le droit d’examiner le contenu du dossier - mais qu’au vu de tout ce qu’il contient, le gouvernement britannique ait été convaincu que c’était un bon projet pour le Royaume-Uni. C’est un bon projet aussi pour la France et un bon projet pour la coopération franco-chinoise.

Q - Good value for money for Britain and for France ?

R - It is a good opportunity for developing the French nuclear industry for the future. This investment is a great investment, 18 billons euros and 12 billons for EDF and it is an opportunity to develop EDF, to develop the nuclear industry in Europe and in the world with a partner, the Chinese partner.
I think it was very important to be here with the British government, the Chinese government for this very important investment for the British people, for the 6 million households, to have energy. This nuclear project is a part of the British energy mix, it was very important for the British government to take this decision, it is a very important moment./.

publié le 05/10/2016

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